Archives du mot-clé Roman policier

« Il était une fois l’inspecteur Chen » de Qiu Xiaolong

il-était-une-fois-l-inspecteur-chen-9782867468414Les éditions Liana Levi publient en cette rentrée 2016 un nouveau roman du célèbre auteur de polars vivant aux Etats-Unis, Qiu Xiaolong, intitulé Il était une fois l’inspecteur Chen.

Après Dragon bleu, tigre blanc dans lequel l’inspecteur se trouve au cœur de luttes d’intérêts dans les hautes sphères shanghaïennes, ce nouveau roman raconte comment Chen Cao, jeune diplômé en littérature anglo-saxonne, se retrouve affecté à un poste de police de Shanghai comme traducteur, et va mener de fil en aiguille sa première enquête, pour devenir plus tard le fameux inspecteur Chen.

On retrouve dans ce roman l’amour de l’auteur pour la gastronomie chinoise, il nous emmène également dans la Cité de la Poussière Rouge où il a grandi, à la recherche d’histoires de voisinage, dans lesquelles se mêlent les blessures du passé.

Au delà d’un roman policier, cet ouvrage nous permet de mieux comprendre l’histoire et la personnalité de l’inspecteur Chen. C’est un retour en arrière et un retour sur soi pour l’auteur autant que le personnage. D’ailleurs, le roman est accompagné d’un fascicule où Qiu Xiaolong présente son parcours et répond à un certain nombre d’interrogations de ses lecteur (« Comment avez-vous crée le personnage de Chen Cao ? », « Est-ce difficile d’écrire depuis l’exil ? », « Quelle place tient la poésie dans votre parcours intellectuel ? », etc.),  suivi de 28 poèmes de l’inspecteur avec le contexte de leur écriture…

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A lire également : le billet de Bertrand Mialaret consacré à cet ouvrage sur son site My Chinese Books.

Rencontre avec François Boucher, alias Fan Tong, auteur de « Le lièvre blanc du Yunnan »

auteurJournaliste vivant à Hong Kong depuis une vingtaine d’années, François Boucher est l’auteur de plusieurs romans policiers sous le pseudonyme chinois Fan Tong. Ses romans ont généralement pour cadre la Chine du sud, dans laquelle nous suivons des personnages attachants qui tentent de démêler des enquêtes dans des cadres originaux, où le chemin de fer a souvent sa place…

Nous l’accueillons au Phénix pour la 2ème fois à l’occasion de la publication aux éditions du Non-Agir d’un nouveau polar humoristique, Le lièvre blanc du Yunnan.

Résumé du polar :

couvertureUn train, sous un tunnel ; quatre passagers s’envolent, un lièvre surgit… Prestidigitation ? Le train ? Celui du Yunnan, construit par les Français au début du XXe siècle pour relier leur Indochine à la Chine, la ville de Hanoï à celle de Yunansen.
Les disparus ? Tout d’abord Jean Lepleux et Noël Billet, respectivement président et trésorier de l’Amicale ferroviaire de la Nièvre, en voyage d’étude à bord du vénérable chemin de fer, mais aussi mademoiselle Yu, leur interprète, et un certain monsieur Xiong, un drôle de voyageur rencontré la veille.
Quant au lièvre, il est tout blanc, et étalé, raide mort, dans le wagon de l’escamotage. « Un message des ravisseurs », pense Grandjean, le secrétaire général de l’Amicale, car qu’envisager d’autre qu’un rapt ? Va pour le message… mais qui pourrait le déchiffrer ? Grandjean aurait volontiers consulté son ami Billet, grand connaisseur des trains chinois, qui plus est à l’origine de leur périple, s’il n’avait eu la mauvaise idée de faire partie des kidnappés. Il lui reste Thérèse, « la petite interprète de rechange » envoyée par le consulat de France, et le commissaire Wei, en charge de l’enquête, pour éclairer sa lanterne… ou définitivement l’obscurcir.

Rendez-vous
Vendredi 3 juillet à 18h
Entrée libre
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Au croisement du roman policier, de l’enquête journalistique et du roman historique, Michel Imbert nous emmène sur les traces de la Longue Marche

a-couvLes éditions Philippe Picquier publient un nouveau roman de Michel Imbert ayant pour cadre la Chine : Marche rouge, montagnes blanches. Il vous plongera au cœur d’une division de l’armée rouge dans sa longue marche vers Yan’an à la fin des années 1930.

Lorsque Dupin, journaliste français à Pékin dans les années 2000, rencontre par hasard un vétéran de la Longue Marche, il décide de l’interviewer et va finalement se retrouver à écrire un roman sur ce simple paysan devenu héros de la guerre civile entre les communistes et les nationalistes…

Après son polar En revenant de Tiananmen, Michel Imbert nous emmène sur les traces de Guo Baoyi, enrôlé dans l’armée rouge, suite à la condamnation injuste de sa famille par des propriétaires terriens, au moment où elle se lance dans la Longue Marche qui la mènera des montagnes du sud de la Chine jusqu’aux plateaux de lœss du Shanxi. Le jeune Baoyi découvre le monde de l’armée et la guérilla, dans une lutte pour la survie lors des combats mais aussi contre le froid, la faim, le soupçon incessant et les retournements de situation auxquels il doit faire face…

Ce roman nous fait revivre de l’intérieur cet épisode de l’histoire de la Chine que l’on connaît finalement assez mal. Il opère un parallèle intéressant entre l’armée rouge et l’armée nationaliste, nous faisant réfléchir sur les motivations qui ont pu pousser les soldats de chacune de ces armées à agir comme elles l’ont fait. La trame de la narration est aussi intéressante, qui nous fait passer alternativement du récit de l’enquête du journaliste au roman historique en lui-même, avec une intrigue qui se tisse au fil des pages… et nous tient en halène jusqu’à la dernière page !

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