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Rencontre avec Mo Yan 莫言, prix Nobel de Littérature 2012

auteurLe célèbre écrivain chinois Mo Yan n’était pas revenu en France depuis son attribution du Prix Nobel de la littérature en octobre 2012.

C’est donc avec un immense plaisir que nous l’accueillerons dans notre librairie le 29 septembre prochain, à l’occasion de la parution en français de la version complète de son roman Le clan du sorgho, aux éditions du Seuil, le 18 septembre 2014.

La rencontre se fera en présence de ses traducteurs Sylvie Gentil, Chantal Chen-Adro et Noël Dutrait, ainsi que Zhang Yinde, spécialiste de la littérature chinoise et auteur de Mo Yan, le lieu de la fiction, à paraître aussi le 18 septembre prochain.

Rendez-vous
Lundi 29 septembre 2014 à 18h
Entrée libre – Inscription sur notre site

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« La mélopée de l’ail paradisiaque », de Mo Yan

coup-de-coeurMo Yan : prix Nobel de littérature

La Mélopée de l’ail paradisiaque renferme une grande richesse de personnages et de parcours qui en disent long sur la Chine de la deuxième moitié du XXe siècle. L’histoire se déroule dans les années 80, après l’arrivée de Deng Xiaoping au pouvoir, à une époque où l’on parle de « société moderne ». Le personnage Gao Ma brandit ainsi la « loi » pour sauver Jinju, dont il est amoureux, d’un mariage arrangé. Son idéalisme (naïf ?) fait de lui un personnage sympathique, porté par l’amour et la conviction d’avoir la justice de son côté. Mais dans son village, les moeurs traditionnelles ont la vie dure et la famille de Jinju n’entend pas céder, d’autant que la jeune fille sert de monnaie d’échange pour marier un frère boiteux qui ne trouve pas de femme. Le père de Jinju peut ainsi s’exclamer :

« C’est ma fille et si je veux la tuer, personne ne m’en empêchera ! » (p. 219)

Il y a également Gao Yang, dont la mère est morte durant la révolution culturelle. Fils de « propriétaires », il se rappelle avec amertume les malheurs qu’a dû subir sa famille à cause de sa position :

« Oh, merde ! Toujours à me flanquer cette étiquette ! Propriétaire foncier ! Tu parles ! Si on a pu économiser quelques sous pour acheter un bout de terrain, c’est à force de rogner sur la nourriture. Et mes parents en ont subi les conséquences toute leur vie. » (p. 117)

Lui-même arrêté, Gao Yang se retrouve en prison et l’auteur décrit sans complaisance une administration effrayante, non pas tant par sa cruauté que par son incompétence.

Le livre raconte cette histoire suivant deux fils narratifs situés à plusieurs mois d’intervalle. On y voit les mêmes personnages à deux périodes de leur destin. Le roman présente une belle structure narrative, décrit avec force l’injustice (des autorités, de la tradition) et l’impuissance (de l’individu), mais l’espoir aussi, tout en confrontant le lecteur aux humiliations successives infligées par un bourreau aux visages multiples : le camarade de classe, le camarade de prison, le père, le frère, l’administrateur…

La mélopée de l’ail paradisiaque, Mo Yan, Seuil, 2008 (poche), 425 p.

La fuite du temps, de YAN Lianke

imageLes éditions Philippe Picquier vous proposent en ce début d’année une nouvelle traduction de l’écrivain chinois YAN Lianke, La fuite du temps (Riguang liunian 日光流年, 北京十月文艺出版社, 2009).

Traduit par Brigitte Guilbaud, ce nouveau roman est en réalité antérieur à la parution à Hong Kong de Les Quatre livres (Si shu 四書, 明報出版社, 2011), publié en été 2012 chez le même éditeur.

 Salué par la presse et les critiques dès sa sortie, ce roman présente une construction narrative audacieuse : les chapitres remontent le temps et le lecteur lit à rebours le destin de ces villageois, isolés dans leur petite communauté et frappés par une maladie incurable qui les fait tous mourir avant 40 ans. Si l’imminence de la mort met au jour les faiblesses impardonnables des personnages, il y a également dans ce roman une volonté farouche de redonner l’espoir à ce village moribond et coupé du monde.

 

La Mélopée de l’ail paradisiaque de Mo Yan (traduction : Chantal Chen Andro)

La Mélopée de l’ail paradisiaque renferme une grande richesse de personnages et de parcours qui en disent long sur la Chine de la deuxième moitié du XXe siècle. L’histoire se déroule dans les années 80, après l’arrivée de Deng Xiaoping au pouvoir, à une époque où l’on parle de « société moderne ».

Le personnage Gao Ma brandit ainsi la « loi » pour sauver Jinju, dont il est amoureux, d’un mariage arrangé. Son idéalisme (naïf ?) fait de lui un personnage sympathique, porté par l’amour et la conviction d’avoir la justice de son côté. Mais dans son village, les moeurs traditionnelles ont la vie dure et la famille de Jinju n’entend pas céder, d’autant que la jeune fille sert de monnaie d’échange pour marier un frère boiteux qui ne trouve pas de femme. Le père de Jinju peut ainsi s’exclamer :

« C’est ma fille et si je veux la tuer, personne ne m’en empêchera ! » (p. 219)

Il y a également Gao Yang, dont la mère est morte durant la révolution culturelle. Fils de « propriétaires », il se rappelle avec amertume les malheurs qu’a dû subir sa famille à cause de sa position :

« Oh, merde ! Toujours à me flanquer cette étiquette ! Propriétaire foncier ! Tu parles ! Si on a pu économiser quelques sous pour acheter un bout de terrain, c’est à force de rogner sur la nourriture. Et mes parents en ont subi les conséquences toute leur vie. » (p. 117).

Lui-même arrêté, Gao Yang se retrouve en prison et l’auteur décrit sans complaisance une administration effrayante, non pas tant par sa cruauté que par son incompétence.

Le livre raconte cette histoire suivant deux fils narratifs situés à 9 mois d’intervalle. On y voit les mêmes personnages à deux périodes de leur destin. Le roman présente une belle structure narrative, décrit avec force l’injustice (des autorités, de la tradition) et l’impuissance (de l’individu), mais l’espoir aussi, tout en confrontant le lecteur aux humiliations successives infligées par un bourreau aux visages multiples : le camarade de classe, le camarade de prison, le père, le frère, l’administrateur…
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Mo Yan : bibliographie

Au Seuil (grand format et poche dans la collection points) :

Le Veau, suivi de Le Coureur de fond, trad. François Sastourné
Titre original : 牛 niu, 三十年前的一次长跑比赛 sanshi nian qian de yici changpao bisai

Résumé : Mêlant souvenirs et imagination débordante, ces deux nouvelles que relient l’attachement de Mo Yan à l’enfance, à sa province natale et au monde animal, décrivent une Chine rurale où la débrouillardise permet d’affronter la dure réalité. Mo Yan lui-même s’y dévoile comme jamais, en adolescent turbulent et bavard aux prises avec la souffrance du veau, la misère, et la ruse infinie des hommes, ou en observateur de dix ans, candide et curieux, de la course de fond organisée par l’école. A chaque tour de piste, c’est la surprise, le suspense grandit tandis que l’enfant dresse un tableau truculent de la vie de son canton dans les années soixante. Mo Yan laisse exploser avec délices la malice et l’énergie de l’enfance, la bonhomie, le courage et l’humour vache du monde paysan soumis aux lois absurdes de l’époque maoïste.

Grenouilles, trad. Chantal Chen-Andro
Titre original : 蛙 wa

Résumé : Dans un village chinois, Têtard écrit une pièce de théâtre. Il s’inspire de la vie de sa tante, une gynécologue à la fois terrifiante et fascinante, qui oeuvre pour la mise en place du planning familial sous Mao. Très vite, elle s’engage dans le parti communiste, organise des campagnes d’avortements forcés. La tante de Têtard est prête à tout pour aller au bout de ses convictions politiques, malgré les terribles conséquences sur la vie des villageois.

La dure loi du karma, trad. Chantal Chen-Andro
Titre original : 生死疲劳 shengsi pilao

Résumé : Selon la dure loi du karma, Ximen Nao est condamné à être réincarné en animal. Âne, puis boeuf, cochon, chien ou singe : il revient dans son village, partageant le quotidien de ses descendants. Discret et acteur décalé, comique et déguisé, il suit cinquante ans durant le destin d’une communauté de paysans. Et justement, dans le village, vit un petit drôle mal élevé et terriblement bavard : Mo Yan.

Beaux seins, belles fesses, trad. Noël et Liliane Dutrait
Titre original : 丰乳肥臀, fengru feitun

Résumé : Jintong (Enfant d’or) est le fils unique d’une famille de neuf enfants. Narrateur de cette vaste fresque de la société rurale, son attachement immodéré et obsessionnel au sein maternel l’entraîne dans des situations tragiques et burlesques. Les destins des personnages sont étroitement liés aux évènements historiques de la Chine au XXème siècle.

Le Supplice du santal, trad. Chantal Chen-Andro
Titre original : 檀香刑 tanxiang xing

Résumé : Quatre hommes tourmentent la très belle Meiniang: son père Sun Bing, chanteur d’opéra, condamné au supplice du santal pour rébellion. Son beau-père, le redoutable Zhao Jia, accompagné de son fils, le boucher Petit-Jia, pour mettre à exécution la plus cruelle des tortures. Son amant, le très amoureux Qian Ding, reste en sa qualité de préfet de l’empire, le seul capable de dénouer ce drame…

Enfant de fer, trad. Chantal Chen-Andro
Nouvelles du recueil : La Faute, [Coupe de vent, la rivière tarie, le bébé abandonné, l'abri aux sandales de paille, cinq petits pains, le dirigeable, enfant de fer], [Premier amour, une histoire d'amour, la meule en pierre, carpe d'or, nuit de pêche], la fille du boucher, [nouvelles inédites : le clan des renifleurs d'odeurs, la belle de glace]
Titres originaux : 欢乐十三章 huanle shisan zhang, 苍蝇 cangying, 初恋 chulian,老枪 laoqiang

Résumé : Ces seize nouvelles de Mo Yan sont des contes qui ont pour narrateur un enfant, souvent identifiable à l’auteur lui-même. Mo Yan est né en 1956, son enfance se passe pendant la période du Grand Bond en Avant et son adolescence débute avec la Révolution Culturelle. Toutes ces histoires se déroulent à Gaomi, dans son terroir natal, et mettent en scène le petit peuple chinois, les paysans et les artisans pauvres, à la fois acteurs et victimes de la politique radicale de l’époque. C’est une Chine empreinte de savoirs et de croyances millénaires, un pays pris dans les collectivisations et les grands travaux, qui constitue la toile de fond de ces récits.
Le monde rural de son enfance est véritablement la mine merveilleuse de Mo Yan, là où il revient sans cesse extraire de nouveaux joyaux, transfigurant le réel.
La publication de ces seize nouvelles, s’étend sur seize années, de 1984 à 2000. On voit, à leur lecture, que leur facture est parfaitement homogène, même si elles se font l’écho de plusieurs genres et dimensions littéraires. Il y a les contes cruels, qui exposent la dureté de la vie, la bêtise et la méchanceté des adultes (La rivière tarie, La fille du boucher, Le dirigeable) ; les contes semi-fantastiques (L’enfant de fer, Cinq petits pains, Renifleur d’odeurs) ; les histoires d’amour enfantines ou adolescentes (La meule de pierre, Une histoire d’amour, Premier amour) ; les travaux et les jours (Coup de vent, Nuit de pêche, La belle de glace) ; les récits qui découvrent la rusticité et, parfois, la trivialité de la vie dans les campagnes profondes (L’abri aux sandales de paille). Tous ces genres s’interpénètrent avec bonheur. Certaines de ces nouvelles sont des pièces brèves, des symphonies romanesques, d’autres sont imprégnées par une intensité poétique, d’autres encore, pénétrées d’élans de tendresse humaine.

Le chantier, trad. Chantal Chen-Andro
Titre original : 筑路 zhulu

Résumé :  » La route noire rampe, immense dragon décapité. » Une route en construction quelque part dans la campagne chinoise: on ignore où et quand elle doit aboutir. Avec le départ du chef de chantier, les « mauvais éléments », subitement livrés à eux-mêmes, oublient la discipline et le carcan idéologique. Dans ce paysage décharné, affamé, la proximité d’un village peuplé de créatures humaines et animales attise les pulsions. Les instincts individuels et les passions se déchaînent sur ce théâtre inattendu de la comédie humaine: jeu, vol, crime, folie, violence animale, sexuelle… traversés d’éclairs de bonté, de finesse et de beauté. Où diable va-t-on ?
Ce roman vif, brutal, dont les audaces et le burlesque interrogent sans ambages le socialisme tel qu’il a cherché sa voie en Chine, permet à l’auteur d’afficher une maestria qui explose la langue de bois, dynamite le discours politique. Avec Le Chantier, Mo Yan affirme son génie singulier et nous livre une fable intense, complexe, envoûtante, teintée de son habituelle truculence. Un roman remarquable d’intelligence et de vivacité.

Le maître a de plus en plus d’humour, trad. Noël Dutrait
Titre original : 师傅越来越幽默 shifu yuelaiyue youmo

Résumé : L’usine a fait faillite, maître Ding est licencié. A seulement un mois de la retraite, c’est tout un monde qui s’effondre. Mais il retrouve soudain sa joie de vivre grâce à une idée géniale. Oui, mais cette idée… ne serait-elle pas un peu criminelle ? Dans ce court roman empreint de tendresse et d’humour, Mo Yan exerce une fois de plus son regard décapant sur la société chinoise contemporaine.

Le pays de l’alcooltrad. Noël Dutrait
Titre original : 酒国 jiuguo

Résumé : L’inspecteur Ding Gou’er mène une enquête sur une rumeur de trafic de chair d’enfants dans la ville minière de Jiuguo…
Très vite, le réalisme survolté du récit s’imprègne de fantastique ; aidé par des cérémonies éthyliques, le rêve fait irruption dans la réalité, et le héros intrépide, qui ne dessaoule jamais, entre de plain-pied dans l’imaginaire de ce coin reculé de la Chine. En contrepoint, le narrateur livre sa correspondance avec un certain Li Yidou, apprenti romancier qui réside à Jiuguo, et dont les œuvres attisent le fantasme des festins d’enfants ou exaltent les vertus de l’alcool, viatique des Immortels.
A la faveur de ce dispositif complexe et maîtrisé, l’auteur déchaîne sa verve satirique sur le mode du picaresque et du réalisme magique. Les morceaux de bravoure se succèdent et le texte devient une sorte de roman visionnaire : les enfants de Mao, initiés aux arcanes de l’éternité, retrouveront-ils le secret de l’âge d’or ?

Les treize pas, trad. Sylvie Gentil
Titre original : 十三步 shisan bu

Résumé : Les treize pas, fugue brillante sur une base aléatoire, se présente comme un jeu de massacre.
Deux professeurs de physique, occupant des logements mitoyens, Zhang Honqiu et Fang Fugui, s’évertuent à enseigner la théorie de la relativité dans un établissement secondaire, le lycée n°8, qui possède également une usine autogérée de conserves de lapin. La femme de Zhang Honqiu, Du Xiaying, y est préposée au dépeçage des bêtes encore vivantes tandis que l’épouse de Fang Fugui, Li Yuchan,est esthéticienne au funérarium. Héros du travail, Fang Fugui, mort de fatigue et ressuscité clandestin, se retrouve avec le visage de Zhang Honqiu, et cherche à faire fortune dans le trafic de cigarettes. Cet épisode épique tourne à la catastrophe générale. Le faux mort devient fou en assistant à ses obsèques. Sa femme est promue et se suicide. Un tigre du zoo est empoisonné et dépecé.
Prenant pour paramètres la misère des intellectuels et la libido inassouvie de leurs épouses, le récit se démultiplie dans une savante mise en abîme des différentes fonctions narratives, les personnages assurant tour à tour le rôle de héros et de narrateur. Roman d’un comique atroce, Les treize pas démontre comment le parti a vidé la vraie vie de sa substance, il expose la douloureuse reconversion des masses populaires au capitalisme sauvage, et à la course aux diplômes.

La mélopée de l’ail paradisiaque, trad. revue et corrigée par Chantal Chen-Andro
Titre original : 天堂蒜薹之歌 tiantang suantai zhi ge

Résumé : Gao Ma est un jeune paysan déterminé. Il veut épouser Jinju coûte que coûte. Ni le mariage arrangé qui promet Jinju à un autre, ni la police corrompue, ni les traditions féodales qui pèsent encore sur les habitants de la province du Shandong ne pourront l’arrêter. Encore moins les coups qui s’abattent sans relâche sur sa tête. Bravant tous les interdits, Gao Ma décide d’enlever sa belle.
 » Elle n’est pas spécialement jolie, moi non plus d’ailleurs, mais elle n’est pas laide pour autant, et moi non plus cela va de soi. « 

Quarante et un coups de canon, trad. Noël et Liliane Dutrait
Titre original : 四十一炮 sishiyi pao

Chez Philippe Picquier :

La Belle à dos d’âne dans l’avenue de Chang’an, trad. Marie Laureillard
Nouvelles du recueil : La Belle à dos d’âne dans l’avenue de Chang’an, la femme au bouquet de fleurs, Le combat dans la peupleraie, les Poucettes
Titres originaux : 长安大道上的骑驴美人 Chang’an dadao shang de qilü meiren, 怀抱鲜花的女人 huaibao xianhua de nüren, 白杨林里的战斗 baiyang lin li de zhandou, 拇指铐 muzhi kao

Résumé : Ces récits de Mo Yan ont la beauté d’un rêve éveillé. Un éblouissement porté par une langue envoûtante, parcourue de senteurs, de lumières étincelantes, poudrées d’argent, et de flammes d’or dansant sur le fond noir de la nuit. A l’orée de ces récits, dans l’écoulement des jours se produit une apparition, comme si le rêve faisait soudain irruption dans la vie et se révélait plus dense, plus intense, de couleurs plus vives et aussi plus violentes et cruelles que le réel lui-même.
C’est la vision d’une femme serrant contre son coeur un bouquet de roses pourpres, escortée d’un chien noir ; ou celle d’un homme en armure argentée, monté sur un cheval d’un blanc immaculé, se faufilant parmi les files de voitures de l’avenue ; et aussitôt le héros est subjugué, envoûté, comme emporté par la mécanique du rêve dans une spirale d’événements qui prennent l’impitoyable figure du destin. Alors ces récits ont l’atroce splendeur des cauchemars.

La Joie, trad. Marie Laureillard
Titre original : 欢乐 huanle

La Carte au trésor, trad. Antoine Ferragne
Titre original : 藏宝图 cangbao tu

Résumé : Le simple monologue d’un fâcheux rencontré sur le boulevard est le point de départ de ce récit éblouissant de virtuosité. Entraîné malgré lui dans un restaurant de raviolis, notre héros n’aura pas d’autre issue que de subir la conversation volubile et le verbiage désopilant d’un ami d’enfance. De fil en aiguille et du coq à l’âne, la conversation du bavard prend le tour d’une logorrhée où s’entremêlent brèves de comptoir et considérations métaphysiques. Le lecteur déconcerté par cet étrange banquet le sera encore davantage quand il apprendra qu’une moustache de tigre égarée dans un ravioli peut conduire presque naturellement à un précieux grimoire. Un récit tourbillonnant et fantasque dont la bouffonnerie et les éclats de rire sont un délice pour le lecteur pris au piège.

Le radis de cristal (suivi de Déluge), trad. Pascale Wei-Guinot et Wei Xiaoping
Titres originaux : 透明的红萝卜 touming de hongluobo,秋水 qiushui

Actes Sud :

Le Clan du Sorgho, trad. Sylvie Gentil et Pascale Wei-Guinot
Titre original : 红高粱家族 hong gaoliang jiazu 

Editions Caractères :

Explosion, trad. Camille Loivier
Titre original : 爆炸 baozha

9 novembre : Conférence Mo Yan, l’écrivain aux mille visages

Le 9 novembre 2012 à 17h, Chantal Chen-Andro et Zhang Yinde donneront une conférence intitulée : Mo Yan, l’écrivain aux mille visages. La conférence aura lieu à l’Université Paris Diderot.

Chantal Chen-Andro a traduit plusieurs oeuvres de Mo Yan parmi lesquelles les oeuvres phare de l’auteur : Le Supplice de Santal, La Dure Loi du Karma, La Mélopée de l’ail paradisiaque, mais encore Enfant de fer, le Chantier et plus récemment Grenouilles qui vient de paraître en poche.

Tous ces titres sont édités au Seuil et disponibles en poche dans la collection Points (hormis Enfant de fer).

Maître de conférence à l’université Sorbonne Nouvelle, Zhang Yinde est notamment l’auteur de l’Histoire de la littérature chinoise paru chez Ellipses.

Ce petit livre concis et clair présente une première approche idéale pour aborder la littérature chinoise. Retraçant de manière chronologique l’histoire de la littérature chinoise des origines à nos jours, ce livre offre les repères fondamentaux ainsi que d’importantes clés de compréhension qui vous permettront, par la suite, d’entrer de manière plus approfondie dans les textes.

Vendredi 9 novembre à 17h à l’Université Paris Diderot (Halle aux farines, amphithéâtre 4C)
Esplanade Pierre Vidal Naquet, 75013 Paris.
Entrée libre.