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« Vocabulaire de la spatialité japonaise : des images au texte », une exposition de photographies à l’Inalco

couverturel’occasion de l’exposition Vocabulaire de la spatialité japonaise : des images au texte du 11 mai au 5 juin 2015 dans la Galerie d’exposition de l’Inalco, nous vous rappelons la parution en mars 2014 de l’excellent ouvrage collectif Vocabulaire de la spatialité japonaise aux éditions du CNRS.

Informations pratiques

GALERIE d’EXPOSITION de l’INALCO
65 Rue des Grands Moulins, 75013 Paris
Horaires : 9h-22h
M° Bibliothèque François Mitterrand (Ligne 14)
http://www.inalco.fr/evenement/exposition-vocabulaire-spatialite-japonaise-images-texte

« Neko Land : Une vie de chat au Japon »

couvLe Japon vu par les chats

Voici un très bel ouvrage présentant des photographies de chats dans les rues et intérieurs japonais, dans un format horizontal 19×24 cm avec une couverture cartonnée.

Ces photographies à la composition originale nous plongent dans la vie quotidienne des Japonais, avec un point de vue original. Les chats, qui prennent ici la place des humains, ajoutent une touche de grâce et de poésie aux lieux de vie « capturés » par le photographe Alexandre Bonnefoy.

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Le livre est aussi parsemé d’illustrations de chats, réalisées par Delphine Vautrey, qui rajoutent une touche d’humour et de légèreté.

Ce livre est dans notre sélection Le Japon vu autrement

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« La beauté du diable », de Radhika Jha

a-couvRadhika Jha, écrivain indienne, nous propose ici un roman qui se passe au Japon, où elle a vécu plusieurs années, enquêtant sur cette folie d’acheter que l’on retrouve dans beaucoup de grandes villes autour du monde.

Dans son précédent roman, Des lanternes à leurs cornes attachées, aussi publié par Philippe Piquier en 2011, elle décrivait avec brio les évolutions de la société indienne tiraillée entre tradition et modernité, en prenant l’exemple d’une vache laitière de race améliorée « parachutée » dans un village isolé de tout… On y voyait le village à travers les yeux de plusieurs personnages ayant chacun sa vision du monde et son intérêt propre, entre ceux partisans du changement qui leur permet de remonter l’échelle sociale de manière inespérée, et le chef du village qui souhaite préserver son village de l’arrivée de la route goudronnée, synonyme du règne de l’argent…

Ce nouveau roman vaut aussi vraiment le détour. Le titre nous rappelle Le diable s’habille en Prada mais à part le sujet qui aborde les vêtements de marque, l’histoire n’a rien à voir avec le roman de Lauren Weisberger. D’ailleurs, le titre original est My beautifil shadow, que je trouve plus à l’image du roman. En lisant la quatrième de couverture, on pourrait penser que ce roman n’aborde que le monde des grandes marques et la superficialité de la mode, mais c’est en réalité une plongée au cœur de la société japonaise, décrite avec beaucoup de finesse, tout autant que les pensées et émotions de la narratrice.

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« Le Japon vu des bars », de Chris Bunting

coup-de-coeurVoir le Japon autrement !

Les guides de voyage se diversifient et s’il est toujours bon de partir avec un guide général proposant les adresses utiles, des publications plus originales viennent enrichir votre voyage pour découvrir le pays de l’intérieur et ne pas rester simple observateur !

Le Japon vu des bars de Chris Bunting est à ce titre un ouvrage très complet et instructif ! Offrant une passionnante introduction aux différents alcools japonais, au premier rang desquels le saké bien sûr, ce livre vous propose une multitude d’adresses pour découvrir et apprécier les alcools japonais et passer un moment convivial autour d’un verre. Car les bons bars ne sont pas toujours les plus visibles et il faut souvent avoir passé du temps dans une ville pour en connaître les recoins. Si vous êtes de passage, vous n’aurez aucun mal à trouver les meilleures adresses grâce à ce guide.

Mais attention, ce guide ne se contente pas de vous donner l’adresse du bar et le plan pour vous y rendre. Chris Bunting est parti à la rencontre des propriétaires des bars et vous raconte leur histoire et comment ils sont parvenus à établir leur commerce. Vous découvrez grâce au texte et aux nombreuses photographies le bar, l’ambiance et le visage sympathique du patron.

Enfin, notons que ce guide est une excellente introduction pour ceux qui désirent en apprendre plus sur l’alcool japonais. Chris Bunting vous invite à découvrir le saké, le sôchû, l’awamori, la bière, la whisky et le vin en vous racontant l’histoire de ces alcools au Japon, leur importance sociale, leur implantation et bien d’autres anecdotes passionnantes !

A lire également : Le Japon vu des trains.

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Rencontre avec Fouad El-Etr et Jacques Pimpaneau, autour du livre « Haïkaï de Chine »

2027Les Haïkaï de Chine de Fouad El-Etr sont plus qu’un recueil de poèmes. Ils sont portés par le récit d’un voyage en Chine effectué par l’auteur en 2001, voyage qui donna naissance à la rédaction de ces haïkaï.

Des poèmes japonais inspirés par la Chine donc… à cette association séduisante s’ajoute la poésie de la langue française, brillamment maniée par Fouad El-Etr. On savoure ce livre pour le plaisir des mots, la grandeur du style et la beauté de la langue, mais également parce qu’il fait revivre, dans la Chine d’aujourd’hui, les poètes d’hier et les joutes poétiques de l’époque des Tang.

Monsieur Jacques Pimpaneau nous fera l’honneur d’être présent pour vous parler de sa propre lecture des Haïkaï de Chine.

Résumé
00001Douze ans après un bref séjour en Chine, dont il avait rapporté des centaines de haïkaï, l’auteur nous invite à un voyage, jour après jour, dans son voyage, tirant de sa mémoire les essaims, comme d’une ruche, et de son imagination, des mots-abeilles qui bourdonnent avec une vigueur nouvelle dans ces pages, nourries des thés nombreux qui l’empêchent de dormir.
C’est un enchantement de voyager avec lui en prose et en poésie, de passer de l’une à l’autre si naturellement, sur les plus hauts sommets ou sous la neige, parmi les calligraphies et le parfum des temples, dans la discrète compagnie de Li Bai, Du Fu et Wang Wei, ses amis, qui lui répondent « par ellipses, pénombre et vers interrompus ».
Comment ne pas le suivre dans l’avion qui remonte, comme des échelles à saumons, les fuseaux horaires, jusqu’aux poissons rouges, bleus ou transparents, qu’il retrouve chaque soir devant l’aquarium de l’hôtel ; sur les toits volants, ou en pagode, surmontés de da’wen, qu’il rapproche des caractères, tout aussi incurvés, et habités, de l’écriture chinoise ; ou dans ses joutes poétiques avec des poétesses de Shanghai ou ses rencontres, également inopinées, de danseuses du Bolchoï gazouillant Pouchkine dans un bimoteur en détresse, et quelques jours plus tard flânant comme des flamants roses sur la Grande Muraille ?
C’est une visite in fine à une Chine absente, derrière la recherche forcenée de la modernité et du progrès, qui lui indique le chemin du retour, et qu’il nous fait découvrir comme les cigales quand elles font silence ou dans leur lumière intermittente les lucioles.

Rendez-vous
Mardi 10 décembre 2013 à 18h
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Le restaurant de l’amour retrouvé, d’Ogawa Ito

Le restaurant de l’amour retrouvé, d’Ogawa Ito, publié aux éditions Philippe Picquier

Le restaurant de l’amour retrouvé, d’Ogawa Ito, publié aux éditions Philippe Picquier

Dans Le restaurant de l’amour retrouvé, tout commence par un abandon. Rinco, une jeune japonaise de 25 ans, se retrouve sans rien après le départ inopiné de son petit-ami indien et n’a pas d’autre choix que de revenir habiter chez sa mère, avec qui elle ne s’est jamais vraiment entendu. Ce choc lui fait perdre la voix mais sera l’occasion d’un nouveau départ.

Ne sachant rien faire d’autre que cuisiner, elle se lance dans une aventure audacieuse, celle de monter un restaurant dans ce petit village de montagne avec une seule table à servir ! Son point fort : une cuisine sur mesure avec des ingrédients de qualité produits localement et un menu fixé après une longue discussion avec ses clients. Grâce à son talent particulier pour deviner ce qui ferait plaisir aux gens, Rinco surprend ses clients et leur redonne goût à la vie.

Ce roman d’Ogawa Ito a pour arrière-plan la campagne japonaise mais pourrait se passer dans n’importe quel endroit du monde car les sujets abordés sont universels : l’amour de la cuisine, des choses bien faites, des bons produits, le don de soi, le partage d’expérience, l’harmonie avec la nature… mais aussi la déception amoureuse, les relations mère/fille et grand-mère/petite-fille,  l’importance de la parole pour communiquer ses émotions, les mythes de l’enfance, etc.

Rinco voit la cuisine comme un art, un raffinement, mais en même temps comme une chose essentielle puisque c’est elle qui nourrit notre corps et notre esprit. En suivant les gestes précis de Rinco lors de la confection des plats mais aussi ses réflexions pour le choix du menu ou de la façon de les préparer, le roman nous fait découvrir la cuisine japonaise mais surtout une cuisine multiculturelle et inventive que Rinco a développée grâce à ses petits boulots en ville dans toutes sortes de cafés et restaurants. Cuisine japonaise, chinoise, indienne, turque, française, italienne… toutes les saveurs s’entremêlent avec bonheur pour construire des menus sur mesure censés combler les manques dans la vie des clients de ce restaurant hors du commun.

Une lecture très agréable qui met l’eau à la bouche et qui vous convaincra (si ce n’est pas encore le cas) que la cuisine n’est rien sans la créativité et que concocter un bon repas à ses proches est la meilleure des thérapies du bonheur !

L’heure du Bentô d’Abe Naomi et Abe Satoru

L’heure du bentô  est une façon originale d’explorer le Japon et ses habitants. Abe Naomi et Abe Satoru offrent un livre savoureux magnifiquement illustré.

Le concept est simple : les auteurs ont interviewé une trentaine de Japonais exerçant toutes sortes de métiers. Vous rencontrerez une fabricante de confiture, un batelier, une employée de gare, une musicienne, un mécanicien d’entretien d’avion, des cadres, des artistes, des employés… Leur point commun ? Ils amènent au travail leur bentô pour le déjeuner.

A tour de rôle, ils parlent librement de leur métier, de la pause déjeuner et du fameux bentô qu’ils emmènent avec eux. Bien souvent, c’est un membre de la famille qui l’a préparé et le bentô se trouve chargé d’une dimension affective que les Japonais interviewés partagent avec le lecteur. Chaque personne est photographiée en tenue de travail et bien sûr, une photo de leur bentô accompagne leur portrait. Vous découvrez alors non pas un repas, mais une composition esthétique où ingrédients et couleurs sont artistiquement agencés de manière à flatter l’oeil autant que le palais. Assemblés avec art et soin (mais aussi, on s’en doute, avec amour), ces bentô ouvrent une fenêtre insolite sur le Japon et ses habitants….

Pour commander ce livre : L’heure du Bentô, Abe Naomi et Abe SatoruEditions Philippe Picquier