Archives du mot-clé hwang sok-yong

Mercredi 9 octobre à Paris Dauphine : rencontre exceptionnelle avec Hwang Sok-yong

Rendez-vous le mercredi 9 octobre à 19h à l’université Paris Dauphine pour une rencontre exceptionnelle avec l’un des plus grands écrivains coréens contemporains : Hwang Sok-yong (황석영). Publiées chez Zulma et plus récemment chez Philippe Picquier, les traductions françaises de ses romans ont rencontré les louanges des lecteurs et des critiques. Parmi ses plus grands romans, citons le très célèbre Shim Chong, fille vendue (Zulma – points) et la dernière parution en date : Princesse Bari (Philippe Picquier).

Le Phénix sera présent lors de cette rencontre pour proposer à la vente Princesse Bari.

invitation_hwang

Princesse Bari, de Hwang Sok-yong

Temps fort de notre rentrée littéraire 2013, Princesse Bari vient de paraître aux éditions Philippe Picquier. Nouveau roman de l’auteur coréen Hwang Sok-yong, considéré comme l’un des plus grands romanciers coréens de ces dernières années, Princesse Bari a l’art de séduire le lecteur dès les premières pages et ce charme opère jusqu’à la fin.

Comme pour Shim Chong, fille vendue, Bari tire son prénom d’une histoire traditionnelle coréenne. Hwang Sok-yong a l’art de mêler une réalité des plus dures (la Corée du Nord à la mort de Kim Il-Sung et la terrible famine des années 90) à la poésie des contes et l’héritage du chamanisme coréen. Mais si Bari, l’héroïne, possède quelques dons de voyance, c’est un roman ancré dans la réalité, sur fonds historique, que le lecteur a entre les mains.

Le roman est en effet caractérisé par une richesse historique qui offre au lecteur une vision de ce pays (la Corée du Nord) si hermétique et mystérieux. Le parcours de Bari et de sa famille, la chute d’une relative aisance et de la chaleur familiale à l’errance solitaire sont brillamment décrits et tout aussi brillamment traduits par Choi Mikyung et Jean-Noël Juttet.

Comme de nombreux romans coréens, cette traduction a bénéficié du soutien de l’Institut coréen de la traduction littéraire.

Princesse Bari, Hwang Sok-yong, Editions Philippe Picquier, 2013 

Shim Chong, fille vendue de Hwang Sok-yong

Ce roman de Hwang Sok-yong prend pour thème de départ le conte traditionnel « La pieuse Shim Ch’ong » (voir : Tigre et kaki et autres contes de Corée, Gallimard Connaissance de l’Orient, p. 51). Mais contrairement aux contes, aucun prodige surnaturel ne vient sauver Shim Chong et rendre la vue à son père. Si le roman s’ouvre sur cette fameuse traversée en mer au cours de laquelle Shim Chong doit être sacrifiée (symboliquement dans le roman), la suite quitte la magie du conte pour une réalité historique des plus crues.

Voici le lecteur plongé dans la Chine du XIXe siècle, sous une dynastie Qing affaiblie par l’intrusion massive de l’opium par les Occidentaux. Chong y a été vendue et loin d’atterrir dans le Palais du roi-dragon, se retrouve plongée dans les maisons de plaisir, à la veille de la Guerre de l’Opium.

A travers le destin extraordinaire de l’héroïne c’est tout un monde ou plutôt plusieurs mondes qui se déploient : les villes portuaires pleines de richesses, lieu d’échanges commerciaux et culturels où foisonnent les objets et les gens venus de tous horizons mais également les contrées plus reculées où sévissent les truands, où les femmes se font enlever et vendre pour alimenter le négoce sexuel. La condition des filles de joie, les lieux de plaisirs, et les clients évoluent à mesure qu’on s’éloigne des villes enrichies par le commerce. Car le monde de la prostitution connaît aussi ses propres classes sociales : luxe des maisons huppées accueillant de riches clients et d’influents fonctionnaires, humiliation de maisons de passe devant lesquelles s’entassent des dizaines de marins.

C’est dans ce monde impitoyable que Chong tente de trouver sa place, et ce ne sont pas les dieux du ciel qui la conduisent, mais bien sa volonté d’améliorer sa condition, sa fierté et sa volonté sans faille.

Plus d’informations et documents (dont la carte du périple de Chong) sur le site des éditions Zulma.