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Le printemps des poètes à la Bibliothèque des Grands Moulins

printemps des poetes 2014La Bibliothèque centrale des Grands Moulins (5 rue Thomas Mann, 75013 Paris) fête le Printemps des poètes avec notamment une démonstration de calligraphie chinoise par M. Qi Chong le 19 mars à 15h dans le hall d’accueil de la bibliothèque. Vous pourrez également assister à une lecture de haïkus le 20 mars à 17h30 (Galerie de la bibliothèque), tandis qu’une exposition se tient jusqu’au 30 mars pour vous présenter beaux-livres et travaux de calligraphie.

Vous trouverez toutes les informations utiles et plus de détails sur ces événements sur le site de de la bibliothèque des Grands Moulins.

Rencontre avec Fouad El-Etr et Jacques Pimpaneau, autour du livre « Haïkaï de Chine »

2027Les Haïkaï de Chine de Fouad El-Etr sont plus qu’un recueil de poèmes. Ils sont portés par le récit d’un voyage en Chine effectué par l’auteur en 2001, voyage qui donna naissance à la rédaction de ces haïkaï.

Des poèmes japonais inspirés par la Chine donc… à cette association séduisante s’ajoute la poésie de la langue française, brillamment maniée par Fouad El-Etr. On savoure ce livre pour le plaisir des mots, la grandeur du style et la beauté de la langue, mais également parce qu’il fait revivre, dans la Chine d’aujourd’hui, les poètes d’hier et les joutes poétiques de l’époque des Tang.

Monsieur Jacques Pimpaneau nous fera l’honneur d’être présent pour vous parler de sa propre lecture des Haïkaï de Chine.

Résumé
00001Douze ans après un bref séjour en Chine, dont il avait rapporté des centaines de haïkaï, l’auteur nous invite à un voyage, jour après jour, dans son voyage, tirant de sa mémoire les essaims, comme d’une ruche, et de son imagination, des mots-abeilles qui bourdonnent avec une vigueur nouvelle dans ces pages, nourries des thés nombreux qui l’empêchent de dormir.
C’est un enchantement de voyager avec lui en prose et en poésie, de passer de l’une à l’autre si naturellement, sur les plus hauts sommets ou sous la neige, parmi les calligraphies et le parfum des temples, dans la discrète compagnie de Li Bai, Du Fu et Wang Wei, ses amis, qui lui répondent « par ellipses, pénombre et vers interrompus ».
Comment ne pas le suivre dans l’avion qui remonte, comme des échelles à saumons, les fuseaux horaires, jusqu’aux poissons rouges, bleus ou transparents, qu’il retrouve chaque soir devant l’aquarium de l’hôtel ; sur les toits volants, ou en pagode, surmontés de da’wen, qu’il rapproche des caractères, tout aussi incurvés, et habités, de l’écriture chinoise ; ou dans ses joutes poétiques avec des poétesses de Shanghai ou ses rencontres, également inopinées, de danseuses du Bolchoï gazouillant Pouchkine dans un bimoteur en détresse, et quelques jours plus tard flânant comme des flamants roses sur la Grande Muraille ?
C’est une visite in fine à une Chine absente, derrière la recherche forcenée de la modernité et du progrès, qui lui indique le chemin du retour, et qu’il nous fait découvrir comme les cigales quand elles font silence ou dans leur lumière intermittente les lucioles.

Rendez-vous
Mardi 10 décembre 2013 à 18h
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