Archives du mot-clé Editions Philippe Picquier

Adaptation en manga du roman de Sôseki « Je suis un chat »

je-suis-un-chat-9782809711905Les éditions Philippe Picquier nous proposent en cette fin d’été la traduction en français de l’adaptation du célèbre roman de Natsume Sôseki Je suis un chat par le dessinateur Tirol Cobato, que l’éditeur nous présente en ces mots :

« Qui se cache sous le pseudonyme de Cobato Tirol ? Un mangaka qui aurait déjà une carrière sous un autre nom, l’assistant d’un dessinateur plus connu ? Même son éditeur japonais affirme ne pas le savoir. En tout cas, il, ou peut-être elle, a déjà publié un autre manga sous ce nom, Le secret de la fraise. Et ce n’est manifestement pas un débutant… »

Une occasion de revenir sur cet excellent titre de l’auteur japonais…

Avec beaucoup d’humour et une pointe de sarcasme, l’auteur dépeint la société japonaise au début du vingtième siècle à travers les yeux d’un chat ayant pour maître un professeur d’anglais à l’estomac fragile (double de l’auteur, vous l’aurez compris). Les observations dudit chat doué de perspicacité, font de ce roman une incontournable entrée en matière pour qui veut étudier d’un peu plus près la société japonaise de cette époque transitoire, et plus simplement, la nature humaine. L’auteur n’y a de cesse de tourner en dérision aussi bien l’entourage du professeur que le professeur lui-même. Les personnages aiment s’écouter parler et rivalisent dans l’art de la digression.

Le roman est ici très bien restitué dans son contenu et son esprit. Il était d’ailleurs d’abord paru en feuilletons dans une revue de 1905 à 1906, lui conférant son aspect final, parfois peut-être un peu décousu, de chroniques.

A destination d’un lectorat jeune ou adulte, ce manga saura à la fois initier les néophytes à l’œuvre de l’écrivain de renom comme amuser les connaisseurs, mais aussi permettre de pénétrer la société et la culture japonaise de l’intérieur.

Le roman d’origine est également disponible en français et en chinois dans nos rayons :

          

Call-Boy

Après le grand succès de Ikebukuro West Gate Park, Call-Boy est la nouvelle traduction d’un roman de Ira Ishida.

Call-Boy, Ira Ishida, librairie le phénix

Call-Boy, Ira Ishida

Dans un style simple à la discrète élégance, l’auteur nous fait suivre dans ce nouveau roman le parcours initiatique d’un jeune homme de vingt ans, Ryô. Celui-ci, intelligent mais que tout ennuie (que ce soit les cours à l’université ou les relations humaines), semble voué à se morfondre, jusqu’à sa rencontre avec Madame Midoh qui lui propose de travailler à son service en tant qu’escort-boy.

En découvrant l’univers des désirs féminins et en se mettant progressivement à l’écoute d’autrui, Ryô va finir par sortir de sa torpeur et se découvrir lui-même.

Les scènes d’amour sont décrites de manière explicite, parfois presque clinique mais sans voyeurisme ; toujours avec tendresse et dénuées de tout jugement. Sont ainsi dévoilés sous le regard bienveillant du protagoniste, les désirs et fantasmes de femmes mais aussi d’hommes de 20 à 70 ans et plus. Ce sont aussi et surtout les histoires d’êtres humains qui se cherchent et tentent de composer avec leurs fêlures. Ishida Ira dépeint avec talent et lucidité la construction d’une jeune personne dans une société en mal de repères.

Au-delà de son sujet sensible, celui du commerce des corps et des amours tarifées, ce roman apparaît comme une invitation à s’ouvrir, à aller à la rencontre de l’autre à travers les valeurs de l’écoute et du respect.

A découvrir dans la traduction limpide de Rémi Buquet.

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La librairie Le Phénix au Salon du Livre de Paris 2016

salon-livre-paris-logoComme chaque année, notre librairie tiendra le stand des Editions Philippe Picquier au Salon du Livre de Paris, qui aura lieu du 17 au 20 mars 2016.

Cette année, Livre Paris, le Salon du livre de Paris, mettra à l’honneur la Corée du Sud pour la première fois. A cette occasion, nous aurons le plaisir de recevoir 6 auteurs coréens dont Hwang Sok-Yong, Kim Young-ha, et Kim Jin-kyeong, auteurs phares de la littérature sud-coréenne.

Nous accueillerons à nouveau cette année pour deux séances de dédicace, Florent Chavouet qui a obtenu le prix Fauve Polar 2015 au Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, pour son roman graphique Petites coupures à Shioguni.

Rendez-vous :
Stand R14 – Editions Philippe Picquier
Informations pratiques

Dédicaces sur le stand :                                                             U9782809711684

Benjamin Pelletier
Samedi de 14h à 15h
auteur de Toujours plus à l’est (2016)

U9782809711660Hwang Sok-yong
Jeudi et samedi de 16h à 17h
auteur de Toutes les choses de notre vie (2016), Princesse Bari (2015).

Kim Young-ha                                                                                                             U9782809711097
Dimanche 17h à 18h
auteur de Ma mémoire assassine (2015), J’entends ta voix (2015), Qu’est devenu l’homme coincé dans l’ascenseur ? (2015), Quiz show (2015), L’empire des lumières (2011), La mort à demi-mots (2002).

Kim Ae-ran                                                                                                                         ma vie palpitante
Vendredi de 11h à 12h
auteur de Ma vie palpitante (2014).

Kim Jin-kyeong                                                                                                      La sorciere et le jardin sercret
Jeudi de 14h à 15h et dimanche de 10h30 à 11h30
auteur de La sorcière et le jardin secret (2016), La guerre des   ombres (2013),              Les dernières aventures de l’Ecole des Chats (2011),                                                           Les nouvelles aventures de l’Ecole des Chats (2009)

Kim Jae-hong                                                                                       nuages
Jeudi de 14h à 15h et dimanche de 10h30 à 11h30
Illustrateur de La sorcière et le jardin secret (2016),                                                       des albums de jeunesse Nuages (2014), Dans les bois (2007).

Eun Hee-kyung                                                                                                secret
Dimanche de 13h30 à 14h30
auteure de Secret (2014)

Florent Chavouet                                                                                              fauvepolar
Vendredi à partir de 17h et dimanche de 14h30 à 17h
auteur de Petites coupures à Shioguni (2014),                                                            Tokyo sanpo : Promenades à Tokyo (2009) et Manabéshima (2010)

Delphine Roux                                                                                                                    kokoro
Vendredi de 13h30 à 14h30
auteurs de Kokoro (2015)

 

      

Offre de stage pour le Salon du Livre 2015

logo salonLa librairie le Phénix tiendra le stand des éditions Philippe Picquier lors du prochain SALON DU LIVRE DE PARIS du 20 au 23 mars 2015 à la Porte de Versailles

Nous recherchons des passionnés ou simplement curieux de littérature asiatique (Japon, Chine, Corée, Inde, Vietnam, etc.) pour nous aider à tenir le stand pendant sa durée (mise en place le jeudi 19 mars) et éventuellement participer à sa préparation.

Contactez-nous pour plus d’informations et pour prendre rendez-vous :

Librairie le Phénix
72 bld de Sébastopol, 75003 Paris
tél. : 01 42 72 70 31
e-mail : contact@librairielephenix.fr

Plus d’informations sur les éditions Philippe Picquier

Dans la peau d’un pickpoket japonais…

a-couvPickpocket, de Nakamura Fuminori, traduit par Myriam Dartois-Ako, paru en 2013 aux éditions Philippe Picquier, vient de sortir en format poche. Il avait reçu en 2010 le prix littéraire japonais Kenzaburō Ōe.

La lecture de ce roman noir nous plonge dans la peau d’un pickpocket expérimenté semblant se satisfaire d’une vie monotone à détrousser les hommes riches dans les transports, avec une agilité hors du commun. Ses techniques pour choisir ses cibles et extraire les porte-feuilles sans qu’elles ne s’en rendent compte sont particulièrement bien décrites et les réflexions personnelles du pickpocket apportent un aspect social et psychologique au récit. En effet, le voleur met un point d’honneur à rendre les portefeuilles à leurs propriétaires en les déposant dans des boîtes postales après avoir subtilisé l’argent.

Cependant, cet équilibre va être bouleversé lorsqu’un yakuza s’intéresse à lui et l’entraine dans des affaires d’une toute autre ampleur… Il n’a alors plus son mot à dire est doit faire profiter la pègre de ses talents de pickpocket, sous une pression qui pèse sur lui à chaque instant.

Malgré la noirceur de l’intrigue, l’analyse psychologique du personnage et la description de cet univers des mis au ban de la société japonaise apportent beaucoup à l’intérêt de ce roman, qui se lit d’une traite.

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Au croisement du roman policier, de l’enquête journalistique et du roman historique, Michel Imbert nous emmène sur les traces de la Longue Marche

a-couvLes éditions Philippe Picquier publient un nouveau roman de Michel Imbert ayant pour cadre la Chine : Marche rouge, montagnes blanches. Il vous plongera au cœur d’une division de l’armée rouge dans sa longue marche vers Yan’an à la fin des années 1930.

Lorsque Dupin, journaliste français à Pékin dans les années 2000, rencontre par hasard un vétéran de la Longue Marche, il décide de l’interviewer et va finalement se retrouver à écrire un roman sur ce simple paysan devenu héros de la guerre civile entre les communistes et les nationalistes…

Après son polar En revenant de Tiananmen, Michel Imbert nous emmène sur les traces de Guo Baoyi, enrôlé dans l’armée rouge, suite à la condamnation injuste de sa famille par des propriétaires terriens, au moment où elle se lance dans la Longue Marche qui la mènera des montagnes du sud de la Chine jusqu’aux plateaux de lœss du Shanxi. Le jeune Baoyi découvre le monde de l’armée et la guérilla, dans une lutte pour la survie lors des combats mais aussi contre le froid, la faim, le soupçon incessant et les retournements de situation auxquels il doit faire face…

Ce roman nous fait revivre de l’intérieur cet épisode de l’histoire de la Chine que l’on connaît finalement assez mal. Il opère un parallèle intéressant entre l’armée rouge et l’armée nationaliste, nous faisant réfléchir sur les motivations qui ont pu pousser les soldats de chacune de ces armées à agir comme elles l’ont fait. La trame de la narration est aussi intéressante, qui nous fait passer alternativement du récit de l’enquête du journaliste au roman historique en lui-même, avec une intrigue qui se tisse au fil des pages… et nous tient en halène jusqu’à la dernière page !

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« Le restaurant de l’amour retrouvé »

Tout commence par un abandon. Rinco, jeune japonaise de 25 ans, se retrouve sans rien après le départ inopiné de son petit-ami indien et n’a pas d’autre choix que revenir habiter chez sa mère, avec qui elle ne s’est jamais vraiment entendu. Ce choc lui fait perdre la voix mais sera l’occasion d’un nouveau départ…

Elle décide de monter un restaurant dans ce petit village de montagne et de mettre ses talents de cuisine à profit pour concocter des repas sur commande, ne servant qu’une seule table à la fois, après avoir longuement discuté avec ses clients pour savoir ce qui leur ferait réellement plaisir. Choisissant des aliments de premier choix, venant de la forêt voisine ou produits localement, elle émerveille ses clients et leur redonne goût à la vie.

Beaucoup de choses s’entremêlent dans le livre d’Ito Ogawa : la déception amoureuse, les relations entre mère et fille, entre grand-mère et petite fille, l’amour de la cuisine, des choses bien faites, des bons produits, le don de soi, le partage d’expérience, l’harmonie avec la nature, l’importance de la parole pour faire passer ses émotions, les mythes de l’enfance…

J’ai beaucoup aimé la vision qu’a Rinco de la cuisine comme un art, un raffinement, mais en même temps quelque chose d’essentiel à la vie car elle apporte l’énergie dont on a besoin pour le corps et pour l’esprit ! Rinco cuisine avec une précision et une finesse extrême et le lecteur la suit dans ses réflexions et ses choix culinaires. On découvre à la fois la cuisine japonaise et une cuisine multiculturelle inventive que Rinco a acquise en travaillant dans de nombreux cafés et restaurants en ville. Cuisine japonaise, chinoise, indienne, turque, française, italienne… toutes les saveurs s’entremêlent avec bonheur pour construire des menus sur mesure censés combler les manques dans la vie des clients de ce restaurant hors du commun.

Cependant, Le restaurant de l’amour retrouvé ne finit pas avec l’habituel « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Rinco ne tombe pas amoureuse de l’ami d’enfance qui lui semble tout destiné et les relations avec sa mère changent brutalement pour amener vers une fin à laquelle on ne s’attendait pas…

Bref, je recommande la lecture de ce livre à tous ceux qui voient la cuisine comme un art immanquablement créatif et qui pensent que concocter un bon repas à ses proches est la meilleure des thérapies du bonheur !

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