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Rencontre-dédicace avec l’écrivain chinois Liu Zhenyun 刘震云

LiuZhenyunNous sommes heureux d’accueillir l’écrivain Liu Zhenyun 刘震云 le jeudi 30 mars 2017 à 18h à la librairie !

Aux côtés de Geneviève Imbot-Bichet, traductrice et directrice de la collection Bleu de Chine (Gallimard), Liu Zhenyun présentera ses derniers livres en français : Le téléphone portable, à paraître en avril 2017 et Je ne suis pas une garceparu en mars 2015 aux éditions Gallimard.

Présentation des livres

Le téléphone portable 手机

9782070144969FSCélèbre présentateur sur une chaîne de télévision pékinoise, Yan Shouyi anime un talk-show intitulé «Appelons un chat un chat» où honnêteté et franchise sont de mise. Mais derrière le rideau, il s’enlise inexorablement dans le mensonge et la trahison. Marié à Yu Wenjuan, il la trompe en effet avec la belle Wu Yue. Or, infidélité et téléphone portable ne font pas bon ménage. Et l’inévitable finit par se produire : Yu confond le mari volage et demande le divorce. Liu Zhenyun signe ici une satire des relations humaines. Car derrière un instrument de communication a priori inoffensif se cache ce qu’il appelle une bombe à retardement. Susceptible d’exploser à tout moment, elle apparaît comme la métaphore d’une société en perte de repères où la communication, parce qu’instantanée, est biaisée, altérée. Pensé comme un outil de rapprochement, le téléphone portable finit ainsi par éloigner les gens les uns des autres. Dans un style incisif, aux phrases simples et lapidaires, l’auteur développe ses thèmes de prédilection : la parole et son rôle dans les interactions humaines, ainsi que les transformations qu’elle subit à travers la modernisation de la société.

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Je ne suis pas une garce 我不是潘金莲

Je ne suis pas une garceUne jeune femme se rend chez le juge afin de demander le divorce, lequel a pourtant déjà été prononcé. Situation ubuesque, pourrait-on croire ; mais le lecteur découvrira bientôt que la vie de Li Xuelian s’empêtre dans une réalité aussi absurde que sans issue. Déterminée à lutter pour obtenir réparation de ce qu’elle a vécu comme une injustice, à faire entendre et reconnaître comme telle une parole bafouée, enfin – et surtout – à conserver sa dignité, Li Xuelian affrontera, jusqu’à Pékin et souvent vainement, tous les échelons de l’administration judiciaire et politique. Je ne suis pas une garce serait tragique, voire pathétique, si Liu Zhenyun ne nous livrait ici un roman déconcertant, incisif, quoique enlevé à grands traits d’humour, jusqu’à l’ultime pirouette d’un épilogue inattendu.

A propos de l’auteur

Liu Zhenyun (chinois : 刘震云), né en 1958 dans la province du Henan, est un écrivain chinois.

En 1973 Liu Zhenyun entre dans l’armée et passe cinq ans dans le désert de Gobi. Après des études à l’université, il devient journaliste au Quotidien des agriculteurs.

En 1987 il publie une première nouvelle La boutique de la Tour dans la revue Littérature du peuple (人民文学, Rénmín Wénxué), qui est accueillie par le public avec grand intérêt. Son roman-fleuve, La farine et les fleurs de mon pays natal, paru en 1998, est considéré comme le premier roman intellectuel.

Le plus grand succès est rencontré par son roman, Le portable (手机, shǒujī), dont 220 000 exemplaires ont été vendus dès le premier mois. Son adaptation au cinéma, scénarisée par Liu Zhenyun, a été réalisée en 2003 par Feng Xiaogang.

En examinant le style, on remarque une rupture avec l’idéologie de l’ancien système, qui est remplacée par une banalisation se traduisant sous forme de fortes exagérations, d’un langage incontrôlé et de subjectivité, en contraste avec le réalisme socialiste.  (Book.node)

Rendez-vous :
Jeudi 30 mars à 18h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

 

J’aime Mary, de Hwang Chun-ming

a-couvLa librairie Le Pigeonnier de Taipei organise le 18 octobre prochain une rencontre avec l’écrivain taïwanais Hwang Chun-ming, à l’occasion de parution en français du recueil de nouvelles J’aime Mary, publié en début d’année dans la collection Bleu de Chine des éditions Gallimard.

Voici une interview de Matthieu Kolatte, traducteur de ce recueil de nouvelles, qui permet de remettre en contexte Hwang Chun-ming dans l’histoire taïwanaise mais aussi de comprendre l’intérêt littéraire et humaniste de cet ouvrage.


Commander ce livre sur notre site

Rencontre avec Liu Zhenyun 刘震云, auteur de « En un mot comme en mille » et « Se souvenir de 1942″

Nous sommes heureux d’accueillir l’écrivain Liu Zhenyun 刘震云 le mercredi 23 octobre 2013 à 18h à la librairie ! Très apprécié en Chine, il est notamment l’auteur de Shouji 手机, connu du public français sinophone pour avoir été au programme du CAPES de l’Education Nationale (2008), et du public chinois, à travers notamment son adaptation cinématographique.

Récemment, grâce à la collection Bleu de Chine dirigée par Geneviève Imbot-Bichet aux éditions Gallimard, les lecteurs francophones ont pu découvrir le texte Se souvenir de 1942, un récit documenté et sans concessions sur la famine qui frappa le Henan (sa province d’origine) en 1942. Très prochainement, la collection s’enrichira d’une oeuvre majeure, celle de la maturité : En un mot comme en mille (prix Mao Dun 2011), à paraître en octobre.

Se souvenir de 1942
Traduit du chinois par Geneviève Imbot-Bichet
Gallimard, collection Bleu de Chine

Écrit comme un reportage, cet essai à la première personne relate l’épouvantable famine survenue dans le Henan en 1942.
Originaire de cette province, l’auteur s’emploie à montrer que les caprices du temps autant que l’incurie des fonctionnaires sont responsables de cette catastrophe qui fit trois millions de morts et autant de réfugiés. Cinquante ans après les faits, Liu Zhenyun se plonge dans cette période de son histoire et de l’Histoire. Admirablement construit et solidement documenté, son récit alterne témoignages familiaux et citations journalistiques de l’époque, interviews des témoins et consultations d’archives, recoupant les sources chinoises avec les reportages de Theodore H. White, alors influent correspondant du magazine Time.
Maniant avec subtilité humour et ironie, Liu livre là une critique lucide du pouvoir, frappante d’actualité pour un texte de 1992

En un mot comme en mille
Traduit du chinois par Isabelle Bijon et Wang Jiann-Yuh
Gallimard, collection Bleu de Chine

Un lien unit deux hommes que les époques et les lieux séparent. Une femme, certes, mais aussi nombre de points communs dans leurs histoires parallèles et pourtant différentes : leurs blessures d’enfance, leurs déconvenues conjugales, leurs vies erratiques. En un mot comme en mille se présente comme un aller et retour en deux parties, à soixante ans d’intervalle. Liu Zhenyun y explore le sentiment de solitude, si difficile à supporter pour un Chinois. Car trouver quelqu’un à qui ouvrir son cœur n’est pas chose aisée dans une société fondée sur des pratiques communautaires qui, en réalité, masquent cette solitude fondamentale.
Ce roman se présente également comme une galerie de portraits, de personnages typés de la province du Henan dont on saisit peu à peu les relations et les interactions, les peines et les joies. Au-delà de la satire humoristique, Liu Zhenyun livre une réflexion sur la vie quotidienne en Chine. Renouant avec le style des grandes fresques, il signe là l’œuvre maîtresse de sa maturité.

Rendez-vous
Mercredi 23 octobre 2013 à 18h
Entrée libre
Plus d’informations et inscription sur notre site