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« Vivre », de Yu Hua

coup-de-coeurVivre, un roman chinois connu dans le monde entier, écrit par l’auteur chinois Yu Hua en 1993, a été traduit en français, mais aussi en une vingtaine d’autres langues.

Il raconte la vie d’un Chinois qui s’appelle Xu Fugui. De 1940 à 1970, en l’espace de 30 ans, il perd toute sa famille : son fils est mort pendant le Grand Bond en avant, sa fille est morte pendant la Révolution Culturelle, et son petit fis est mort car il a mangé trop de soja… A la fin de cette histoire, il vit seul avec un vieux buffle, qui s’appelle aussi Fugui.

C’est l’histoire de Fugui, mais c’est aussi l’histoire de la Chine. D’après l’auteur, Fugui nous montre la philosophie de la vie chinoise: même dans la (plus complète) solitude, il ne perd jamais ni l’espoir, ni la soif de vivre.

La pauvreté, le désir, la mort et la vie défilent avec réalisme dans ce roman.

Vous pouvez aussi trouver le film Vivre réalisé par Zhang Yimou, qui a été censuré en Chine.

Vivre, de Yu Hua, Actes Sud, 2013 [réédition, poche], 248 p.

Coup de coeur proposé par Yuanyuan,
étudiante à l’université de Strasbourg, stagiaire au Phénix

Le monde futur de Wang Xiaobo

couverture du roman de Wang Xiaobo : le monde utur

Le monde futur, Wang Xiaobo, Actes Sud

Voici une parution qui crée l’événement pour les amateurs de littérature chinoise : un roman de Wang Xiaobo, l’un des auteurs chinois contemporains les plus connus et appréciés de son pays, en traduction française ! On attendait que les éditeurs français se penchent sur cet auteur au style unique, cinglant, portant l’humour et la dérision avec brio et dont le roman 黄金时代, une histoire d’amour sulfureuse durant la Révolution culturelle fait partie des œuvres cultes de la littérature contemporaine chinoise…

C’est un autre roman que publie Actes Sud en cette rentrée littéraire : Le Monde futur, 未来世界. Fantastique roman sur l’art d’écrire sous un régime autoritaire, Le Monde futur nous est conté par un narrateur chargé d’écrire la biographie d’un écrivain, « mon oncle », entre souvenirs, archives et le « politiquement correct ». Anticiper les réactions des autorités promptes à déceler d’improbables sous-entendus, maquiller la vérité, ré-écrire les faits… Ce roman met en avant le pouvoir de l’écrivain qui raconte à sa guise mais également, sa précarité, puisque ses écrits peuvent à tout moment se retourner contre lui, sous un régime qui entend tout contrôler.

Traduit par Mei Mercier, traduction revue par Isabelle Rabut

Le Monde futur, Wang Xiaobo, Actes Sud, 2013.