Archives pour la catégorie Japon

La librairie Le Phénix participe au salon Asie des Livres (Mairie du 2e)

Initiée en 2015 sous l’appellation « Festival du livre asiatique », le salon du livre asiatique aura lieu cette année du 5 au 6 novembre à la Mairie du 2e arrondissement sous un nouveau nom : Asie des Livres.

AsieDesLivres

du samedi 5  et dimanche 6 novembre 2016
Voir le programme détaillé

Notre librairie Le Phénix s’associe à cet événement : nous y tiendrons une table de vente tout le week-end et organisons une série de dédicaces selon le planning suivant :

Samedi 5 novembre

14h30 : KE Wen, pour Les trésors de la médecine chinoise pour le monde d’aujourd’hui (Le courrier du livre, 2015), La voie du calme (Le courrier du livre, 2012), et Entrez dans la pratique du Qi Gong (Le courrier du livre, 2009).

15h : Marie Desplechin pour Sothik (l’Ecole des Loisirs, 2016)

15h : Cyrille Javary, pour ses différents ouvrages sur la culture chinoise, dont Sagesse de Confucius (Eyrolles, 2016), La souplesse du dragon (Albin Michel, 2014), Les trois sagesses chinoises (Albin Michel, 2012), Yi Jing le livre des changements (Albin Michel, 2012), Dans la Cité pourpre interdite (Philippe Picquier, 2009), Les rouages du Yi Jing (Philippe Picquier, 2009), 100 mots pour comprendre les chinois (Albin Michel, 2008), et Yin Yang : L’emblème de la pensée chinoise en CD (Fremeaux & Associés, 2016).

16h : Benjamin Pelletier, pour Toujours plus à l’est (Editions Philippe Picquier, 2016)

16h : Véronique Brindeau, pour J’écris des haïkus (Editions Philippe Picquier, 2016), Hanafuda : Le jeu des fleurs (Editions Philippe Picquier, 2014), et Louange des mousses (Editions Philippe Picquier, 2014).

17h : Lim Yeong-hee, pour La femme-dragon (Le jardin d’essai, 2015)

17h : Pascal Vatinel, pour Le trésor des pandas géants (Actes Sud Junior, 2016), Bao et le dragon de jade (Actes Sud Junior, 2015) et Le tigre de Baiming (Actes Sud Junior, 2015).

Dimanche 6 novembre

14h : Junko Nakamura, pour La visite (Editions MeMo, 2016) et Sous les étoiles (Editions MeMo, 2016).

14h30 : KE Wen, pour Les trésors de la médecine chinoise pour le monde d’aujourd’hui (Le Courrier du Livre, 2015), La voie du calme (Le Courrier du Livre, 2012), et Entrez dans la pratique du Qi Gong (Le Courrier du Livre, 2009).

15h : Margot Zhang, Masui Chihiro, Minh-Tâm Trân pour leur livre Nouilles d’Asie (Editions du Chêne, 2016)

16h : Elisa Shua Dusapin pour Hiver à Sokcho (Editions Zoé, 2016)

16h : Jean-Louis Poitevin pour Seoulplaystation mélancolique (Editions L’atelier des cahiers, 2016)

17h : Marcelino Truong pour Give peace a chance (Editions Denoël, 2015) et Une si jolie petite guerre (Editions Denoël, 2012).

17h : Anne Thiollier pour Le rêve du papillon noir (Editions Talents Hauts, 2014), La maison du Yu Ting (Hongfei Editions, 2012), Miettes de lettres (Seuil Jeunesse, 2010), et La vie en rouge (Gallimard Jeunesse, 2009).

8 rue de la Banque Paris 2e
Entrée libre

 

Rencontre-dédicace avec Géraut Bournet, illustrateur, autour de son essai graphique « Franckushima »

AuteurNous avons le plaisir de recevoir dans notre librairie Géraud Bournet qui viendra nous présenter son livre Franckushima : Essai graphique sur la catastrophe de Fukushima et le risque nucléaire en France, paru le 23 avril 2016 au Lutopiquant Editions.

Suite à la catastrophe de Fukushima survenue en mars 2011, l’auteur a souhaité réaliser avec l’aide de ses collaborateurs, un ouvrage qui soit attractif tout en proposant une vision globale et complète du sujet. Cette démarche originale a nécessité un travail considérable de                                                                    documentation et de recherches sur le terrain.

Présentation de l’auteur

Illustrateur indépendant de formation scientifique, retrouvez le travail de l’auteur sur son site : http://lutopiquant.fr/

Présentation du livre

FranckushimaComment appréhender l’univers de la radioactivité dont le propre est d’être invisible, inodore, sans goût ni saveur ? Cinq ans après le début de la catastrophe de Fukushima, la liquidation du désastre a en grande partie permis sa banalisation et son oubli généralisé. À travers une démarche documentaire et graphique, Franckushima, « caisse de résonance sur les catastrophes nucléaires», propose de revenir sur les enjeux de la catastrophe pour mieux nous préparer à celle qui nous guette en France.

 

Quatrième de couverture :

- Qu’est-ce qui se passe en ce moment a Fukushima ?
- Hum… Le plus gros problème en ce moment, c’est que tout le monde commence a oublier ce qui s’est passé…

« Avec son travail, très sérieux sur le fond et attractif sur la forme avec les nombreuses illustrations, Géraud Bournet produit un outil d’information et de compréhension des enjeux du nucléaire utile à tous. Franckushima apporte un éclairage inédit sur les conséquences humaines de la catastrophe de Fukushima, et nous amène à nous interroger sur notre modèle énergétique nucléaire en France. Un essai à mettre entre toutes les mains ! »

Consulter le communiqué de presse pour avoir plus d’informations sur cet album.

 

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Rendez-vous :
Samedi 8 octobre 2016 à 17h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

 

4ème numéro de la revue Jentayu : Cartes et Territoires

jentayu-cartes-et-territoires-9782954989273Les éditions Jentayu publient deux fois par an la revue Jentayu qui nous présentent des textes littéraires d’écrivains des différents pays d’Asie, de la Chine au Japon, en passant par des régions aux littératures moins connues en France, à savoir la Thaïlande, les Philippines, la Malaisie, le Laos, le Bangladesh, le Tibet, la Mongolie, l’île de Taïwan, etc.

Ce quatrième numéro est consacré à la notion d’espace, de territoire et de frontière.

« Toute frontière imaginée par l’homme est le fruit d’un arbitraire. En d’autres termes, elle n’est qu’une construction intellectuelle, une illusion, un mirage constamment pris en défaut par des facteurs sur lesquels l’homme, malgré ses prétentions de grand ordonnateur, n’a pas d’emprise. Une frontière pourra être presque tangible un jour, réduite à néant le lendemain, avant de se voir redessinée par d’autres, ailleurs. [...] » (éditorial de la revue)

Call-Boy

Après le grand succès de Ikebukuro West Gate Park, Call-Boy est la nouvelle traduction d’un roman de Ira Ishida.

Call-Boy, Ira Ishida, librairie le phénix

Call-Boy, Ira Ishida

Dans un style simple à la discrète élégance, l’auteur nous fait suivre dans ce nouveau roman le parcours initiatique d’un jeune homme de vingt ans, Ryô. Celui-ci, intelligent mais que tout ennuie (que ce soit les cours à l’université ou les relations humaines), semble voué à se morfondre, jusqu’à sa rencontre avec Madame Midoh qui lui propose de travailler à son service en tant qu’escort-boy.

En découvrant l’univers des désirs féminins et en se mettant progressivement à l’écoute d’autrui, Ryô va finir par sortir de sa torpeur et se découvrir lui-même.

Les scènes d’amour sont décrites de manière explicite, parfois presque clinique mais sans voyeurisme ; toujours avec tendresse et dénuées de tout jugement. Sont ainsi dévoilés sous le regard bienveillant du protagoniste, les désirs et fantasmes de femmes mais aussi d’hommes de 20 à 70 ans et plus. Ce sont aussi et surtout les histoires d’êtres humains qui se cherchent et tentent de composer avec leurs fêlures. Ishida Ira dépeint avec talent et lucidité la construction d’une jeune personne dans une société en mal de repères.

Au-delà de son sujet sensible, celui du commerce des corps et des amours tarifées, ce roman apparaît comme une invitation à s’ouvrir, à aller à la rencontre de l’autre à travers les valeurs de l’écoute et du respect.

A découvrir dans la traduction limpide de Rémi Buquet.

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Rencontre-dédicace avec la romancière japonaise Ruriko Kishida

Nous avons le plaisir de recevoir la romancière Ruriko Kishida pour la présentation de son livre Requiem à huis clos, paru le 05 avril 2016 aux éditions d’Est en Ouest.

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Née en 1961 à Kyoto, Ruriko KISHIDA est la fille d’un chercheur. Expatriée à Paris à l’âge de 13 ans, elle est diplômée de la faculté des sciences de Paris VII. Requiem à huis clos est son premier roman et se distingue tout de suite en remportant le prix Ayukawa Tetsuya, qui lui vaudra sa publication.

Le prix Ayukawa Tetsuya                                                                  Grand romancier policier, Tetsuya Ayukawa (1919-2002) était aussi un critique littéraire et a remporté le prix Naoki en 1950. En hommage au talent de cet auteur, et pour développer l’image du roman policier, son éditeur, Tokyo Sogensha, a créé le prix Ayukawa Tetsuya en 1990. Il récompense chaque année l’auteur d’un premier roman policier original, avec pour prix la publication de l’ouvrage gagnant.

Présentation du livre :

Version japonaise du mystère de la chambre close

À Kyoto, lors de l’exposition de Reiko, artiste peintre, une jeune femme est frappée d’effroi devant un tableau. Des éléments présents dans l’oeuvre suggèrent que l’artiste sait ce qui est arrivé au mari de cette jeune femme, Takao, disparu cinq ans plus tôt sans laisser de trace. Peu après, sur le lieu même de la disparition de Takao, un corps est découvert. Un meurtre à huis clos qui rappelle étrangement les circonstances de cette disparition : personne n’a pu ni entrer ni sortir, toutes les issues étant verrouillées de l’intérieur. Asami, camarade d’université de Reiko, mène l’enquête et ramène au jour un passé enfoui. Sans se décourager, elle n’aura de cesse de rechercher la vérité dissimulée dans le mystérieux tableau.

Sur une trame qui fait monter l’angoisse, se tisse une intrigue pleine de suspens, qui a remporté le prix Ayukawa Tetsuya en 2004.

Le récit, avec Kyoto pour toile de fond, entretient un rapport direct avec Paris (l’artiste peintre s’y rend souvent). L’enquête est menée par une héroïne typique de la trentenaire japonaise célibataire. Ce roman illustre de nombreux traits caractéristiques de la société japonaise, et constitue ainsi à la fois une bonne introduction à la culture japonaise pour les lecteurs de polars venus d’autres horizons et un véritable plaisir pour les japanophiles qui leur permettra de savourer la littérature japonaise qu’ils aiment à travers un genre – le roman policier – très populaire en France. Le tout en maintenant une tension permanente pour aboutir à une fin surprenante et inattendue.

Le mot de l’éditeur :

Un roman qui vous fera vivre le Japon moderne, dans sa ville la plus traditionnelle, à travers une intrigue sans issue possible, cheminant dans l’atroce réalité de l’esprit humain et de la folie. Des personnages qui nous touchent par leurs défauts et leur sensibilité à fleur de pinceau. Un polar de qualité, ayant fait ses preuves au Japon, qui vous fera découvrir la littérature contemporaine japonaise en compagnie d’une auteure aguerrie de « romans mystérieux », qui a eu un coup de cœur pour la France.

Requiem a huis clos

Rendez-vous :
Vendredi 20 mai 2016 à 18h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

« Le garde, le poète et le prisonnier », enquête sur fond historique et hommage à la poésie

Le garde, le poète et le prisonnier, roman de l’auteur coréen LEE Jung-Myung, possède tous les aspects qui font d’un livre une lecture forte et inoubliable. 

Le garde, le poète et le prisonnier, LEE Jung-myung - 이정명, librairie Le Phénix

Le garde, le poète et le prisonnier, LEE Jung-myung – 이정명

L’aspect historique tout d’abord. Lee Jung-Myung entraîne son lecteur en 1944 dans un pénitencier situé à Fukuoka, au Japon. Y sont incarcérés opposants politiques et résistants parmi lesquels de nombreux Coréens. Ces derniers se voient réservés une unité spéciale et un traitement des plus rigoureux et l’on saisit mieux la complexité des relations entre Coréens et Japonais de cette époque.

L’aspect littéraire ensuite : une belle écriture qui rend hommage à la poésie. Une censure stricte règne sur le pénitencier et de nombreux romans y sont interdits. Pourtant l’amour de la poésie règne étrangement parmi les protagonistes de ce roman et les poèmes retrouvés mystérieusement serviront de fil d’Ariane pour conduire le héros dans son enquête.

Le suspense est le troisième aspect qui rend ce livre passionnant. Le roman s’ouvre sur un meurtre d’une cruauté choquante : un gardien qui avait la réputation d’être violent envers les prisonniers a sauvagement été assassiné. C’est le jeune Watanabe qui sera chargé de l’enquête et c’est lui que le lecteur suit dans la révélation de secrets et de machinations qui dépassent le cadre de la prison…

L’aspect humain enfin, nous mène à travers les relations animant gardiens et prisonniers, dans ce lieu terrifiant où la violence tolérée ne détruit pas pour autant l’authenticité des relations humaines, surtout lorsqu’elles sont illuminées par la poésie.

Résumé

Pénitencier de Fukuoka, Japon, 1944. Dans ce sombre lieu dont peu sortent vivants, le gardien Sugiyama, réputé pour sa cruauté bestiale, vient d’être assassiné. Le jeune conscrit Watanabe est chargé de l’enquête, mais un détenu coréen, communiste et résistant, s’accuse du crime. Pourtant, Watanabe ne le croit pas et décide de poursuivre ses investigations, malgré les ordres contraires de sa hiérarchie. Il découvre l’étrange relation qui s’était nouée entre la brute Sugiyama et le poète Yun Dong-ju. Alors que les bombes pleuvent sur Fukuoka, Watanabe mettra tout en oeuvre pour protéger Yun Dong-ju et affronter un complot qui dépasse largement l’enceinte de la prison…

Inspiré par la vie du poète Yun Dong-ju, adulé en Corée, Le garde, le poète et le prisonnier est à la fois un huis clos fascinant et un plaidoyer passionné pour le pouvoir de rédemption de la littérature.

A propos de l’auteur :

Lee Jung-myung est l’un des romanciers les plus populaires de Corée, auteur des best-sellers Deep Rooted Tree (meilleur livre de l’année en 2006) et Painter of the Wind, tous deux adaptés pour la télévision. Le Garde, le Poète et le Prisonnier est son premier roman traduit en français.

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Exposition de calligraphies japonaises « L’empire de l’encre » au musée Guimet

Le musée Guimet vous propose une exposition originale intitulée L’Empire de l’encre, calligraphies contemporaines japonaises, qui aura lieu du 21 octobre 2015 au 11 janvier 2016.

L’exposition accueille les nouvelles créations de calligraphie contemporaine japonaise de la fondation Mainichi Shodokai , réalisées spécifiquement pour cette occasion. Pour la première fois seront mises en regard les oeuvres, conservées dans les collections nationales françaises, de quelques artistes européens influencés par la calligraphie japonaise dont Henri Michaux et Brion Gysin. [Suite sur le site du musée Guimet]

Le catalogue de l’exposition est déjà disponible dans notre librairie !

Et n’hésitez pas à partager vos impressions sur cette exposition en commentaire ci-dessous…

Soundtrack, de Furukawa Hideo

soundtrack-9782809711103Personne ne pourra rester indifférent à ce roman digne d’un Murakami ou d’un Marquez ! Ici le Japon = le Monde, une sorte d’année 0 pour expliquer le passé, le présent et le futur de ce microcosme nippon qui à l’ère de la mondialisation n’a rien perdu de son originalité !

Hideo Furukawa signe avec Soundtrack un roman magistral qui échappe à tout essai de classification. L’écologie, la philosophie, la psychologie et même la psychiatrie, tout y est pour vous donner envie de découvrir au fil des pages la pensée qui fait ce roman.

Ce sera pour vous un voyage initiatique dans un Japon hors du temps et dépourvu de repères à vous donner le vertige. Détachez vos ceintures et envolez-vous !

Pour en savoir plus…

Dans la peau d’un pickpoket japonais…

a-couvPickpocket, de Nakamura Fuminori, traduit par Myriam Dartois-Ako, paru en 2013 aux éditions Philippe Picquier, vient de sortir en format poche. Il avait reçu en 2010 le prix littéraire japonais Kenzaburō Ōe.

La lecture de ce roman noir nous plonge dans la peau d’un pickpocket expérimenté semblant se satisfaire d’une vie monotone à détrousser les hommes riches dans les transports, avec une agilité hors du commun. Ses techniques pour choisir ses cibles et extraire les porte-feuilles sans qu’elles ne s’en rendent compte sont particulièrement bien décrites et les réflexions personnelles du pickpocket apportent un aspect social et psychologique au récit. En effet, le voleur met un point d’honneur à rendre les portefeuilles à leurs propriétaires en les déposant dans des boîtes postales après avoir subtilisé l’argent.

Cependant, cet équilibre va être bouleversé lorsqu’un yakuza s’intéresse à lui et l’entraine dans des affaires d’une toute autre ampleur… Il n’a alors plus son mot à dire est doit faire profiter la pègre de ses talents de pickpocket, sous une pression qui pèse sur lui à chaque instant.

Malgré la noirceur de l’intrigue, l’analyse psychologique du personnage et la description de cet univers des mis au ban de la société japonaise apportent beaucoup à l’intérêt de ce roman, qui se lit d’une traite.

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« Les évaporés du Japon », de Léa Mauger et Stéphane Remael

a-couv« Un homme digne de ce nom ne fuit jamais. Fuir, c’est bon pour un robinet. » disait Boris Vian.

Au Japon, la mentalité est toute autre. Il relève de la dignité d’un Homme de fuir la honte et le déshonneur entraînés par un échec et de savoir disparaître au bon moment. Après une enquête menée du nord au sud de l’archipel, Stéphane Remael et Léna Mauger expliquent le phénomène souvent méconnu et incompris des évaporés japonais. Ils mettent en évidence un dysfonctionnement sociétal grave lié à ces traditions d’évaporation, d’hara-kiris et de samouraïs, et soulignent le manque d’institutions mises en place pour venir en aide aux personnes désespérées.

Dans ce livre, certains de ces reclus de la société ont accepté de témoigner et de partager avec nous leurs histoires, toutes plus impressionnantes les unes que les autres.

Coup de coeur proposé par Marguerite
stagiaire à la Librairie Le Phénix

Pour en savoir plus, écoutez la critique sur France Culture de Yves Martin, libraire aux Buveurs d’encre à Paris.

Références
Les évaporés du Japon : Enquête sur le phénomène des disparitions volontaires
, de Léa Mauger et Stéphane Remael, éditions Les Arènes, 2014, 253 p., 20.90€

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« Le restaurant de l’amour retrouvé »

Tout commence par un abandon. Rinco, jeune japonaise de 25 ans, se retrouve sans rien après le départ inopiné de son petit-ami indien et n’a pas d’autre choix que revenir habiter chez sa mère, avec qui elle ne s’est jamais vraiment entendu. Ce choc lui fait perdre la voix mais sera l’occasion d’un nouveau départ…

Elle décide de monter un restaurant dans ce petit village de montagne et de mettre ses talents de cuisine à profit pour concocter des repas sur commande, ne servant qu’une seule table à la fois, après avoir longuement discuté avec ses clients pour savoir ce qui leur ferait réellement plaisir. Choisissant des aliments de premier choix, venant de la forêt voisine ou produits localement, elle émerveille ses clients et leur redonne goût à la vie.

Beaucoup de choses s’entremêlent dans le livre d’Ito Ogawa : la déception amoureuse, les relations entre mère et fille, entre grand-mère et petite fille, l’amour de la cuisine, des choses bien faites, des bons produits, le don de soi, le partage d’expérience, l’harmonie avec la nature, l’importance de la parole pour faire passer ses émotions, les mythes de l’enfance…

J’ai beaucoup aimé la vision qu’a Rinco de la cuisine comme un art, un raffinement, mais en même temps quelque chose d’essentiel à la vie car elle apporte l’énergie dont on a besoin pour le corps et pour l’esprit ! Rinco cuisine avec une précision et une finesse extrême et le lecteur la suit dans ses réflexions et ses choix culinaires. On découvre à la fois la cuisine japonaise et une cuisine multiculturelle inventive que Rinco a acquise en travaillant dans de nombreux cafés et restaurants en ville. Cuisine japonaise, chinoise, indienne, turque, française, italienne… toutes les saveurs s’entremêlent avec bonheur pour construire des menus sur mesure censés combler les manques dans la vie des clients de ce restaurant hors du commun.

Cependant, Le restaurant de l’amour retrouvé ne finit pas avec l’habituel « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Rinco ne tombe pas amoureuse de l’ami d’enfance qui lui semble tout destiné et les relations avec sa mère changent brutalement pour amener vers une fin à laquelle on ne s’attendait pas…

Bref, je recommande la lecture de ce livre à tous ceux qui voient la cuisine comme un art immanquablement créatif et qui pensent que concocter un bon repas à ses proches est la meilleure des thérapies du bonheur !

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Un très beau coffret « Origami traditionnels japonais »

a-couvUn cadeau idéal pour les passionnés et les novices de l’origami !

Ce coffret publié par les éditions Nuinui contient un manuel présentant les modèles les plus traditionnels d’origami japonais, accompagné de 100 feuilles carrées de papier origami.
Le manuel vous propose d’abord une histoire de l’origami et des modèles traditionnels au Japon, une explication des différents plis et symboles utilisés, suivis d’une vingtaine de modèles d’origami expliqués pas à pas.
Les schémas et explications sont en couleur, très clairs et chaque modèle est accompagné d’une vidéo à visionner en ligne (lien Internet sur la page du modèle en question).

Résumé
Un ouvrage incontournable pour tous les passionnes d’origami : 20 modèles parmi les plus célèbres de la tradition japonaise, pour un voyage extraordinaire au coeur d’un monde ancien et mystérieux. Avec 100 feuilles de papier en 20 motifs différents pour créer des origami au charme fascinant.

Coffret de format A4 contenant :
- 1 livre en couleur de 128 pages
- 20 modèles d’origami, avec instructions et diagrammes
- Video de la réalisation étape par étape de chaque modèle (lien youtube + code à scanner)
- 100 feuilles de papier au format 17.7×17.7 cm

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Expo/vente de peintures et calligraphies de Sonia Stella

Nous accueillons en ce moment une exposition des peintures de Sonia Stella, spécialiste de la technique japonaise du sumi-e.

Venue à l’art du sumi-e par la voie des arts martiaux et de la médecine chinoise, Sonia Stella compte déjà de nombreuses réalisations de kakejiku (calligraphies et peintures).

sonia-stellaLe sumi-e est une technique picturale japonaise originaire de Chine et intimement liée au zen. Elle se caractérise par l’usage du lavis à l’encre noire et l’intention y doit précéder le geste. La peinture reflète ainsi toute la spontanéité et la sincérité du geste.

Ayant à cœur de mettre cette pratique à la portée de tous, l’artiste propose également des stages weekend et des cours à l’année.

Nous vous invitons à venir voir cette exposition dans notre librairie, mais vous pouvez aussi commander ces peintures sur notre site Internet.

expo-sonia-stella-phenixPour en savoir plus sur la démarche de l’artiste : http://sumi-e.fr/

« Neko Land : Une vie de chat au Japon »

couvLe Japon vu par les chats

Voici un très bel ouvrage présentant des photographies de chats dans les rues et intérieurs japonais, dans un format horizontal 19×24 cm avec une couverture cartonnée.

Ces photographies à la composition originale nous plongent dans la vie quotidienne des Japonais, avec un point de vue original. Les chats, qui prennent ici la place des humains, ajoutent une touche de grâce et de poésie aux lieux de vie « capturés » par le photographe Alexandre Bonnefoy.

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Le livre est aussi parsemé d’illustrations de chats, réalisées par Delphine Vautrey, qui rajoutent une touche d’humour et de légèreté.

Ce livre est dans notre sélection Le Japon vu autrement

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« La beauté du diable », de Radhika Jha

a-couvRadhika Jha, écrivain indienne, nous propose ici un roman qui se passe au Japon, où elle a vécu plusieurs années, enquêtant sur cette folie d’acheter que l’on retrouve dans beaucoup de grandes villes autour du monde.

Dans son précédent roman, Des lanternes à leurs cornes attachées, aussi publié par Philippe Piquier en 2011, elle décrivait avec brio les évolutions de la société indienne tiraillée entre tradition et modernité, en prenant l’exemple d’une vache laitière de race améliorée « parachutée » dans un village isolé de tout… On y voyait le village à travers les yeux de plusieurs personnages ayant chacun sa vision du monde et son intérêt propre, entre ceux partisans du changement qui leur permet de remonter l’échelle sociale de manière inespérée, et le chef du village qui souhaite préserver son village de l’arrivée de la route goudronnée, synonyme du règne de l’argent…

Ce nouveau roman vaut aussi vraiment le détour. Le titre nous rappelle Le diable s’habille en Prada mais à part le sujet qui aborde les vêtements de marque, l’histoire n’a rien à voir avec le roman de Lauren Weisberger. D’ailleurs, le titre original est My beautifil shadow, que je trouve plus à l’image du roman. En lisant la quatrième de couverture, on pourrait penser que ce roman n’aborde que le monde des grandes marques et la superficialité de la mode, mais c’est en réalité une plongée au cœur de la société japonaise, décrite avec beaucoup de finesse, tout autant que les pensées et émotions de la narratrice.

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« Le Japon vu des bars », de Chris Bunting

coup-de-coeurVoir le Japon autrement !

Les guides de voyage se diversifient et s’il est toujours bon de partir avec un guide général proposant les adresses utiles, des publications plus originales viennent enrichir votre voyage pour découvrir le pays de l’intérieur et ne pas rester simple observateur !

Le Japon vu des bars de Chris Bunting est à ce titre un ouvrage très complet et instructif ! Offrant une passionnante introduction aux différents alcools japonais, au premier rang desquels le saké bien sûr, ce livre vous propose une multitude d’adresses pour découvrir et apprécier les alcools japonais et passer un moment convivial autour d’un verre. Car les bons bars ne sont pas toujours les plus visibles et il faut souvent avoir passé du temps dans une ville pour en connaître les recoins. Si vous êtes de passage, vous n’aurez aucun mal à trouver les meilleures adresses grâce à ce guide.

Mais attention, ce guide ne se contente pas de vous donner l’adresse du bar et le plan pour vous y rendre. Chris Bunting est parti à la rencontre des propriétaires des bars et vous raconte leur histoire et comment ils sont parvenus à établir leur commerce. Vous découvrez grâce au texte et aux nombreuses photographies le bar, l’ambiance et le visage sympathique du patron.

Enfin, notons que ce guide est une excellente introduction pour ceux qui désirent en apprendre plus sur l’alcool japonais. Chris Bunting vous invite à découvrir le saké, le sôchû, l’awamori, la bière, la whisky et le vin en vous racontant l’histoire de ces alcools au Japon, leur importance sociale, leur implantation et bien d’autres anecdotes passionnantes !

A lire également : Le Japon vu des trains.

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Coup de coeur : Japon colonial 1880-1930 : les voix de la dissension

Les intellectuels japonais opposés au colonialisme

Edité sous la direction de Pierre-François Souyri, ce livre donne accès, pour la première fois en langue française, à des écrits d’intellectuels japonais qui se sont engagés contre les ambitions coloniales du Japon.

Avec des textes parfois très critiques envers le gouvernement japonais, ces professeurs d’université et intellectuels de tous bords s’opposent au colonialisme et prônent un « petit Japon » en faisant de la démocratie une valeur plus précieuse que l’expansion territoriale. Les prétentions japonaises sur la Chine et la Corée ne faisaient pas l’unanimité parmi la population japonaise mais peu ont eu le courage d’élever leur voix et de critiquer la manière dont le Japon mène sa politique expantionniste.

Certains vont jusqu’à rendre le Japon responsable des émeutes anti-japonaises et du sentiment anti-japonais qui animait les Coréens et les Chinois. Yoshino Sakuzô dénonce ainsi : « Tous les Japononais, les dirigeants comme le peuple, se sont comporté avec les Coréens comme des conquérants arrogants. » (p. 58) tandis que Yanagi Muneyoshi appelle, dans un texte émouvant, à « penser aux Coréens ». Admiratif de l’art coréen, conscient de l’histoire chaotique de ce pays, Yanagi Muneyoshi adresse ce cri aux Coréens : « Gens de Corée, même si les intellectuels de mon pays vous insultent et vous font souffrir, (…) je souhaite que vous sachiez qu’il y a dans mon pays des gens qui regrettent vraiment que l’humanité soit ainsi foulée aux pieds » (p.51).

Nous ne pouvons que saluer l’initiative de Pierre-François Souyri et du Groupe de Genève d’avoir traduits ces textes et redonné une voix à ces auteurs de la dissension qui appelaient à plus d’humanité, de rationalité et d’empathie. Ce livre permet également de jeter une nouvelle lumière sur les relations qui existaient entre le Japon, la Chine et la Corée au tournant du XXe siècle.

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La prière d’Audubon d’Isaka Kotaro

Dans La Prière d’Audubon, Isaka Kotaro vous entraîne à la frontière du fantastique tout en offrant une analyse pertinente et sans concession de la cruauté humaine. L’histoire se déroule dans une île ignorée du monde, au large du Japon, dont les habitants vivent reclus et coupés du monde depuis plus de cent ans. Dans cette communauté refermée sur elle-même, on trouve toutes les bassesses et mesquineries qui conduisent au meurtre et l’on est étonné de voir que le paysage idyllique et paradisiaque de l’île est le témoin de crimes qui se commettent et se punissent de bien étranges manières. Une étrangeté d’ailleurs exacerbée par des personnages inquiétants au comportement bizarre pour certains.

Quand surgit un événement dramatique totalement inattendu, chacun devient suspect et le narrateur, plongé dans cet univers malgré lui, mènera son enquête pour le plus grand plaisir du lecteur.

Rares sont les romans qui entretiennent le suspens et l’humour jusqu’à la dernière page et mêlent l’étrange, le merveilleux et la cruauté avec autant d’enthousiasme et de brio !

Commander sur notre site ! (11 euros, format poche)

Rencontre avec Fouad El-Etr et Jacques Pimpaneau, autour du livre « Haïkaï de Chine »

2027Les Haïkaï de Chine de Fouad El-Etr sont plus qu’un recueil de poèmes. Ils sont portés par le récit d’un voyage en Chine effectué par l’auteur en 2001, voyage qui donna naissance à la rédaction de ces haïkaï.

Des poèmes japonais inspirés par la Chine donc… à cette association séduisante s’ajoute la poésie de la langue française, brillamment maniée par Fouad El-Etr. On savoure ce livre pour le plaisir des mots, la grandeur du style et la beauté de la langue, mais également parce qu’il fait revivre, dans la Chine d’aujourd’hui, les poètes d’hier et les joutes poétiques de l’époque des Tang.

Monsieur Jacques Pimpaneau nous fera l’honneur d’être présent pour vous parler de sa propre lecture des Haïkaï de Chine.

Résumé
00001Douze ans après un bref séjour en Chine, dont il avait rapporté des centaines de haïkaï, l’auteur nous invite à un voyage, jour après jour, dans son voyage, tirant de sa mémoire les essaims, comme d’une ruche, et de son imagination, des mots-abeilles qui bourdonnent avec une vigueur nouvelle dans ces pages, nourries des thés nombreux qui l’empêchent de dormir.
C’est un enchantement de voyager avec lui en prose et en poésie, de passer de l’une à l’autre si naturellement, sur les plus hauts sommets ou sous la neige, parmi les calligraphies et le parfum des temples, dans la discrète compagnie de Li Bai, Du Fu et Wang Wei, ses amis, qui lui répondent « par ellipses, pénombre et vers interrompus ».
Comment ne pas le suivre dans l’avion qui remonte, comme des échelles à saumons, les fuseaux horaires, jusqu’aux poissons rouges, bleus ou transparents, qu’il retrouve chaque soir devant l’aquarium de l’hôtel ; sur les toits volants, ou en pagode, surmontés de da’wen, qu’il rapproche des caractères, tout aussi incurvés, et habités, de l’écriture chinoise ; ou dans ses joutes poétiques avec des poétesses de Shanghai ou ses rencontres, également inopinées, de danseuses du Bolchoï gazouillant Pouchkine dans un bimoteur en détresse, et quelques jours plus tard flânant comme des flamants roses sur la Grande Muraille ?
C’est une visite in fine à une Chine absente, derrière la recherche forcenée de la modernité et du progrès, qui lui indique le chemin du retour, et qu’il nous fait découvrir comme les cigales quand elles font silence ou dans leur lumière intermittente les lucioles.

Rendez-vous
Mardi 10 décembre 2013 à 18h
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Les Fables de la Fontaine illustrées par des maîtres de l’estampe japonaise

Des fables de la Fontaine illustrées par des estampes… Cet étonnant mariage donne un livre sublime et unique qui se distingue largement dans le champ des nombreuses rééditions des fables de la Fontaine qui paraissent chaque année.

Ce beau livre grand format vous propose une sélection de fables connues et moins connues, toutes illustrées sur une double page par une magnifique estampe japonaise. On y retrouve boeuf, grenouille, cigale, fourmi, corbeau, renard, chêne, roseau et tant d’autres dans des décors japonisants. La végétation, les paysages, la délicatesse du trait vous plongent dans un Japon ancien mais l’illustration reste bien fidèle à la fable et l’on retrouve avec joie et surprise des animaux et des scènes bien connues…

Fables Choisies illustrées par des maîtres de l’estampe japonaise, Jean de la Fontaine, édition de l’Amateur, 33 euros.