Archives pour la catégorie Romans

Rencontre-dédicace avec l’auteur A Yi

AYIbisNous avons le plaisir de recevoir dans notre librairie l’écrivain chinois A Yi 阿乙, qui viendra nous présenter son livre Le jeu du chat et de la souris (titre original en chinois :下面,我该干些什么), à paraître le 19 avril 2017 aux éditions Stock.

Présentation du livre

« J’étais l’ange de la mort, j’avais un pouvoir illimité, je pouvais décider de la vie et de la mort de ces passants, et eux, eux qui pensaient que le monde suivait son cours, ne comprendraient pas cette chose absurde et désespérante qui leur arriverait. »

Par une journée ordinaire, dans une petite ville de la Chine provinciale, un adolescent tue de trente-sept coups de couteau sa camarade de classe. Il a méticuleusement préparé son geste, planifié sa fuite, organisé sa défense. Mais pour quelle raison ?

Dans ce premier roman magistral, A Yi s’empare d’un fait divers glaçant pour révéler les fêlures d’une société chinoise en pleine mutation.

Traduit du chinois par Mélie Chen

A propos de l’auteur

A Yi 阿乙 est né en 1976 dans la province du Jiangxi. Ancien policier, il a quitté son travail pour devenir journaliste. Auteur de nouvelles et d’un récit autobiographique, Le jeu du chat et de la souris est son premier roman. Il a connu un grand succès en Chine et a été traduit en anglais et en italien.

9782234079038-V-V02.indd

Rendez-vous :
Lundi 29 mai 2017 à 18h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre 
Inscription sur notre site

Rencontre-dédicace avec l’auteur et journaliste Bruno Birolli

BrunoBirolliBisNous avons le plaisir de recevoir dans notre librairie le journaliste et écrivain Bruno Birolli qui viendra nous présenter son livre La suite de Shanghai Tome 1 : Le music-hall des espions paru en janvier 2017 aux TohuBohu Editions.

Présentation du livre

Shanghai, les années 30. Dans le petit monde occidental, c’est la guerre larvée entre espions. Tout le monde a son idée du bien et du mal. Vous traversez la rue, passez d’une concession à l’autre ou dans un quartier chinois et ce n’est plus la même police, les lois changent, la morale est différente. Fatalement un jour, on se retrouve du mauvais côté de la barrière, à un endroit où on ne devrait pas être… Pour réaliser qu’i n’y a pas de justice, qu’elle est une illusion… aussi creuse que l’intrigue projetée sur l’écran du Carlton… un mirage qui va crever une fois la salle rallumée… Ce ne sont pas les plus intelligents, les plus vertueux ou les plus braves qui survivent.

Mais les chanceux ! Et les tricheurs, comme aux dés, comme à la guerre, comme à Shanghai… Le premier tome de La Suite de Shanghai, une série policière aux effluves d’alcool anglais et de jazz américain dans une chaleur moite qu’un ventilateur de plafond fatigué ne parvient pas à rafraîchir.

A propos de l’auteur
Bruno Birolli a bourlingué 30 ans en Extrême-Orient comme journaliste. Nous l’avions reçu en 2013 à l’occasion de la parution de son ouvrage  : Ishiwara : l’homme qui déclencha la guerre, aux Editions Armand Colin.

couvertureBIS

Rendez-vous :
Samedi 29 avril à 17h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

Rencontre-dédicace avec l’écrivain chinois Liu Zhenyun 刘震云

LiuZhenyunNous sommes heureux d’accueillir l’écrivain Liu Zhenyun 刘震云 le jeudi 30 mars 2017 à 18h à la librairie !

Aux côtés de Geneviève Imbot-Bichet, traductrice et directrice de la collection Bleu de Chine (Gallimard), Liu Zhenyun présentera ses derniers livres en français : Le téléphone portable, à paraître en avril 2017 et Je ne suis pas une garceparu en mars 2015 aux éditions Gallimard.

Présentation des livres

Le téléphone portable 手机

9782070144969FSCélèbre présentateur sur une chaîne de télévision pékinoise, Yan Shouyi anime un talk-show intitulé «Appelons un chat un chat» où honnêteté et franchise sont de mise. Mais derrière le rideau, il s’enlise inexorablement dans le mensonge et la trahison. Marié à Yu Wenjuan, il la trompe en effet avec la belle Wu Yue. Or, infidélité et téléphone portable ne font pas bon ménage. Et l’inévitable finit par se produire : Yu confond le mari volage et demande le divorce. Liu Zhenyun signe ici une satire des relations humaines. Car derrière un instrument de communication a priori inoffensif se cache ce qu’il appelle une bombe à retardement. Susceptible d’exploser à tout moment, elle apparaît comme la métaphore d’une société en perte de repères où la communication, parce qu’instantanée, est biaisée, altérée. Pensé comme un outil de rapprochement, le téléphone portable finit ainsi par éloigner les gens les uns des autres. Dans un style incisif, aux phrases simples et lapidaires, l’auteur développe ses thèmes de prédilection : la parole et son rôle dans les interactions humaines, ainsi que les transformations qu’elle subit à travers la modernisation de la société.

—–

Je ne suis pas une garce 我不是潘金莲

Je ne suis pas une garceUne jeune femme se rend chez le juge afin de demander le divorce, lequel a pourtant déjà été prononcé. Situation ubuesque, pourrait-on croire ; mais le lecteur découvrira bientôt que la vie de Li Xuelian s’empêtre dans une réalité aussi absurde que sans issue. Déterminée à lutter pour obtenir réparation de ce qu’elle a vécu comme une injustice, à faire entendre et reconnaître comme telle une parole bafouée, enfin – et surtout – à conserver sa dignité, Li Xuelian affrontera, jusqu’à Pékin et souvent vainement, tous les échelons de l’administration judiciaire et politique. Je ne suis pas une garce serait tragique, voire pathétique, si Liu Zhenyun ne nous livrait ici un roman déconcertant, incisif, quoique enlevé à grands traits d’humour, jusqu’à l’ultime pirouette d’un épilogue inattendu.

A propos de l’auteur

Liu Zhenyun (chinois : 刘震云), né en 1958 dans la province du Henan, est un écrivain chinois.

En 1973 Liu Zhenyun entre dans l’armée et passe cinq ans dans le désert de Gobi. Après des études à l’université, il devient journaliste au Quotidien des agriculteurs.

En 1987 il publie une première nouvelle La boutique de la Tour dans la revue Littérature du peuple (人民文学, Rénmín Wénxué), qui est accueillie par le public avec grand intérêt. Son roman-fleuve, La farine et les fleurs de mon pays natal, paru en 1998, est considéré comme le premier roman intellectuel.

Le plus grand succès est rencontré par son roman, Le portable (手机, shǒujī), dont 220 000 exemplaires ont été vendus dès le premier mois. Son adaptation au cinéma, scénarisée par Liu Zhenyun, a été réalisée en 2003 par Feng Xiaogang.

En examinant le style, on remarque une rupture avec l’idéologie de l’ancien système, qui est remplacée par une banalisation se traduisant sous forme de fortes exagérations, d’un langage incontrôlé et de subjectivité, en contraste avec le réalisme socialiste.  (Book.node)

Rendez-vous :
Jeudi 30 mars à 18h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

 

Rencontre-dédicace avec la styliste et écrivaine Anna Moï pour la présentation de ses livres « Le venin du papillon » et « Le pays sans nom »

Nous avons le plaisir de recevoir dans notre librairie Anna Moï, écrivaine d’origine vietnamienne, qui viendra nous présenter ses deux derniers livres, Le venin du papillon, paru le 9 février 2017 aux éditions Gallimard et Le pays sans nom : Déambulations avec Marguerite Duras, paru le 5 janvier aux éditions de l’Aube.

Présentation des livres

product_9782070197842_195x320Le venin du papillon

Pendant une année de sa vie, Xuân caracole à travers une adolescence qui s’achève en accéléré, sur fond d’ère post-coloniale française et de guerre américaine, dans un pays non nommé qui pourrait être le Vietnam. Ba, son père, est un officier militaire excentrique. Sa mère, Mae, exerce les métiers les plus improbables afin de joindre les deux bouts. Préoccupée par ses seins trop petits, Xuân l’est également par les positions yogiques et politiques de Ba, l’animisme de sa mère, le décompte quotidien des morts de la guerre et le climat urbain explosif. Elle est initiée au sexe par Edgar, un énarque membre des services de renseignements français, et se joint à une bande incontrôlable qui s’adonne aux rodéos à moto dans la ville et à tous les excès : drogue, alcool, sexualité débridée.
Loin du climat nostalgique propre aux réminiscences de la jeunesse enfuie, le ton à la fois caustique et sensuel, très tonique du récit le rend particulièrement attachant. Chez Anna Moï la jeunesse a raison de tout, même des désastres historiques et des tragédies guerrières.

——-

2093-Moï-Le pays sans nom-couv avec bandeauLe pays sans nom : Déambulations avec Marguerite Duras

Elles sont deux écrivaines nées dans le même pays. C’est le Viet-nâm… et ce n’est pas le Viet-nâm. C’est le Pays sans nom. À partir de ce fil, Anna Moï déambule avec ­Marguerite Duras dans des lieux qui leur sont mythes communs – le passage Éden, le bac, les bungalows, les voitures de légende, le Mékong – revisités de nos jours. En filigrane s’écrit une histoire d’amour avec un homme auquel Anna Moï s’adresse en creux, sans jamais le ­nommer. Ce texte, écrit avec toute la malice et la tendresse qui caractérisent son auteure, est un vrai délice pour tous les amoureux de la littérature, du Viet-nâm, d’Anna Moï et de Marguerite Duras.

A propos de l’auteure

Originaire de l’ancien Sud Vietnam, Anna Moï vit et travaille à Paris. Elle a déjà publié plusieurs recueils de nouvelles et romans parmi lesquels Riz noir et Rapaces aux Éditions Gallimard.

MOÏ Anna photo F. Mantovani Gallimard 8248C2 12.2016

Rendez-vous :
Samedi 25 février à 17h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

 

Rencontre-dédicace avec le peintre et écrivain chinois RAO Pingru(饶平如) pour la présentation de son livre « Notre histoire : Pingru et Meitang» (我俩的故事:平如美棠)

Nous avons le plaisir de recevoir dans notre librairie RAO Pingru饶平如, peintre et écrivain chinois, qui viendra nous présenter son livre Notre histoire : Pingru et Meitang我俩的故事:平如美棠, à paraître le 19 janvier 2017 aux éditions du Seuil.

HTML_Couple2

Présentation du livre

En 2008, à la mort de sa femme Meitang, Rao Pingru entreprend de conjurer le deuil par l’encre et l’aquarelle en retraçant, in memoriam et en dessin, le destin de sa famille. Dans son appartement shanghaïen, le vieil homme se souvient du sel des jours qu’il a partagés avec Meitang et de leur vie rythmée par les battements d’une Chine en ébullition.

De sa petite enfance à son mariage avec celle qui porte aux lèvres « une touche d’écarlate », de son engagement militaire lors de la guerre contre le Japon à son internement dans un camp de rééducation où il resta vingt ans, de l’établissement de sa famille à Shanghai à la maladie de son épouse, Rao Pingru restitue dans cette histoire les jours de fête comme les jours difficiles et livre une œuvre qui ne ressemble à aucune autre, une vie dessinée à l’échelle de la Chine.

À chaque page d’un récit à la fois tendre, grave et poétique, la petite et la grande histoire, la voix unique de Rao Pingru et la marche des évolutions politiques du pays se rejoignent, donnant à lire un témoignage fort sur la vie des héros ordinaires de la Chine du siècle passé ainsi qu’une magnifique histoire d’amour.

Tour à tour soldat, comptable et éditeur, RAO Pingru est devenu peintre et écrivain à l’orée de ses quatre-vingt-dix ans. Sa sagesse, son style simple et vif, son talent d’illustrateur en font un auteur inclassable.

Traduit du chinois par François Dubois

HTML_couverture (1)

Rendez-vous :
Mercredi 25 janvier 2017 à 18h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

Rencontre-dédicace avec Géraut Bournet, illustrateur, autour de son essai graphique « Franckushima »

AuteurNous avons le plaisir de recevoir dans notre librairie Géraud Bournet qui viendra nous présenter son livre Franckushima : Essai graphique sur la catastrophe de Fukushima et le risque nucléaire en France, paru le 23 avril 2016 au Lutopiquant Editions.

Suite à la catastrophe de Fukushima survenue en mars 2011, l’auteur a souhaité réaliser avec l’aide de ses collaborateurs, un ouvrage qui soit attractif tout en proposant une vision globale et complète du sujet. Cette démarche originale a nécessité un travail considérable de                                                                    documentation et de recherches sur le terrain.

Présentation de l’auteur

Illustrateur indépendant de formation scientifique, retrouvez le travail de l’auteur sur son site : http://lutopiquant.fr/

Présentation du livre

FranckushimaComment appréhender l’univers de la radioactivité dont le propre est d’être invisible, inodore, sans goût ni saveur ? Cinq ans après le début de la catastrophe de Fukushima, la liquidation du désastre a en grande partie permis sa banalisation et son oubli généralisé. À travers une démarche documentaire et graphique, Franckushima, « caisse de résonance sur les catastrophes nucléaires», propose de revenir sur les enjeux de la catastrophe pour mieux nous préparer à celle qui nous guette en France.

 

Quatrième de couverture :

- Qu’est-ce qui se passe en ce moment a Fukushima ?
- Hum… Le plus gros problème en ce moment, c’est que tout le monde commence a oublier ce qui s’est passé…

« Avec son travail, très sérieux sur le fond et attractif sur la forme avec les nombreuses illustrations, Géraud Bournet produit un outil d’information et de compréhension des enjeux du nucléaire utile à tous. Franckushima apporte un éclairage inédit sur les conséquences humaines de la catastrophe de Fukushima, et nous amène à nous interroger sur notre modèle énergétique nucléaire en France. Un essai à mettre entre toutes les mains ! »

Consulter le communiqué de presse pour avoir plus d’informations sur cet album.

 

couv

Rendez-vous :
Samedi 8 octobre 2016 à 17h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

 

Adaptation en manga du roman de Sôseki « Je suis un chat »

je-suis-un-chat-9782809711905Les éditions Philippe Picquier nous proposent en cette fin d’été la traduction en français de l’adaptation du célèbre roman de Natsume Sôseki Je suis un chat par le dessinateur Tirol Cobato, que l’éditeur nous présente en ces mots :

« Qui se cache sous le pseudonyme de Cobato Tirol ? Un mangaka qui aurait déjà une carrière sous un autre nom, l’assistant d’un dessinateur plus connu ? Même son éditeur japonais affirme ne pas le savoir. En tout cas, il, ou peut-être elle, a déjà publié un autre manga sous ce nom, Le secret de la fraise. Et ce n’est manifestement pas un débutant… »

Une occasion de revenir sur cet excellent titre de l’auteur japonais…

Avec beaucoup d’humour et une pointe de sarcasme, l’auteur dépeint la société japonaise au début du vingtième siècle à travers les yeux d’un chat ayant pour maître un professeur d’anglais à l’estomac fragile (double de l’auteur, vous l’aurez compris). Les observations dudit chat doué de perspicacité, font de ce roman une incontournable entrée en matière pour qui veut étudier d’un peu plus près la société japonaise de cette époque transitoire, et plus simplement, la nature humaine. L’auteur n’y a de cesse de tourner en dérision aussi bien l’entourage du professeur que le professeur lui-même. Les personnages aiment s’écouter parler et rivalisent dans l’art de la digression.

Le roman est ici très bien restitué dans son contenu et son esprit. Il était d’ailleurs d’abord paru en feuilletons dans une revue de 1905 à 1906, lui conférant son aspect final, parfois peut-être un peu décousu, de chroniques.

A destination d’un lectorat jeune ou adulte, ce manga saura à la fois initier les néophytes à l’œuvre de l’écrivain de renom comme amuser les connaisseurs, mais aussi permettre de pénétrer la société et la culture japonaise de l’intérieur.

Le roman d’origine est également disponible en français et en chinois dans nos rayons :

          

Call-Boy

Après le grand succès de Ikebukuro West Gate Park, Call-Boy est la nouvelle traduction d’un roman de Ira Ishida.

Call-Boy, Ira Ishida, librairie le phénix

Call-Boy, Ira Ishida

Dans un style simple à la discrète élégance, l’auteur nous fait suivre dans ce nouveau roman le parcours initiatique d’un jeune homme de vingt ans, Ryô. Celui-ci, intelligent mais que tout ennuie (que ce soit les cours à l’université ou les relations humaines), semble voué à se morfondre, jusqu’à sa rencontre avec Madame Midoh qui lui propose de travailler à son service en tant qu’escort-boy.

En découvrant l’univers des désirs féminins et en se mettant progressivement à l’écoute d’autrui, Ryô va finir par sortir de sa torpeur et se découvrir lui-même.

Les scènes d’amour sont décrites de manière explicite, parfois presque clinique mais sans voyeurisme ; toujours avec tendresse et dénuées de tout jugement. Sont ainsi dévoilés sous le regard bienveillant du protagoniste, les désirs et fantasmes de femmes mais aussi d’hommes de 20 à 70 ans et plus. Ce sont aussi et surtout les histoires d’êtres humains qui se cherchent et tentent de composer avec leurs fêlures. Ishida Ira dépeint avec talent et lucidité la construction d’une jeune personne dans une société en mal de repères.

Au-delà de son sujet sensible, celui du commerce des corps et des amours tarifées, ce roman apparaît comme une invitation à s’ouvrir, à aller à la rencontre de l’autre à travers les valeurs de l’écoute et du respect.

A découvrir dans la traduction limpide de Rémi Buquet.

Commander

« La concession française » : intrigue dans le Shanghai des années 30

Quelle agréable surprise que La concession française, roman noir se déroulant dans le milieu cosmopolite des concessions de Shanghai ! Son univers est vraiment très différent des romans écrits ces 30 dernières années en Chine, et cela est révélateur des changements qui s’opèrent peu à peu dans les milieux littéraires.

La concession française, Xiao Bai 小白

La concession française, Xiao Bai 小白

Sous le nom de plume de Xiao Bai, l’auteur, né en 1968, s’est inspiré de rapports d’enquête de police sur un groupe de terroristes et de trafic d’armes puis a laissé parler son imagination pour nous concocter un roman puissant, extrêmement bien documenté à tout point de vue : le port de Shanghai, la Concession française avec ses habitants, leur mentalité et leurs habitudes, les relations entre les différents services de polices, les différents intérêts en jeu à Shanghai (communistes, nationalistes, puissances étrangères), etc.

Les lecteurs découvriront un romancier chinois contemporain qui écrit sans censure des scènes très réalistes, et décrit avec sensualité les moments d’intimité de ses protagonistes.

Emmanuelle Péchenart nous offre là une très belle traduction de La concession française, premier roman de Xiao Bai publié en français, qui nous plonge dans la moiteur de l’été shanghaïen, dans les complots et les histoires d’amour compliquées.

Résumé

Shanghai, 1931. Un immense chaudron bouillonnant des intérêts contradictoires qui se partagent la ville. Et, entraîné malgré lui au cœur des événements les plus dangereux, Xue, un jeune photographe franco-chinois, qui se met au service de la police de la Concession française, un peu par peur, un peu par intérêt. Sa maîtresse russe, Teresa, trafiquante d’armes au passé trouble, navigue entre mafieux et organisations clandestines qu’elle approvisionne au gré de leurs besoins.
C’est alors que Xue croise la route d’une beauté enrôlée par un groupuscule révolutionnaire… Ce roman noir très précisément documenté et intensément jubilatoire baigne dans les brumes poisseuses montant du fleuve Huangpu. Les hommes y arborent la fausse nonchalance des héros de Raymond Chandler, les femmes y sont fatales ou terriblement émouvantes, l’action est sujette à de brusques accélérations comme dans un vieux film en noir et blanc qui s’emballe.
Nous, lecteurs, sommes aux premières loges, victimes consentantes des illusions, mensonges, retournements de situation incessants, ballottés des terroristes rouges aux hommes de main de la Bande noire, portés par une langue sensuelle et évocatrice, et par le plaisir communicatif de l’auteur à déployer une retorse et complexe scène historique pour mieux jouer de la magie du romanesque.

Titre original : zujie 租界 également disponible dans notre librairie.

Commander

Rencontre sur Mo Yan avec les spécialistes de littérature chinoise Yinde Zhang, Shuang Xu, Noël Dutrait et Chantal Chen Andro

Nous avons le plaisir de recevoir Yinde Zhang, Shuang Xu, Noël Dutrait et Chantal Chen Andro, les traducteurs et spécialistes de Mo Yan, pour une rencontre dans notre librairie à l’occasion de la parution de leur livre Mo Yan, au croisement du local et de l’universel et de la traduction du livre de Mo Yan Le clan des chiqueurs de paille en février 2016 aux éditions du Seuil.

mo yan
Présentation des livres 

Mo Yan, au croisement du local et de l’universel 

Le volume réunit les actes issus des deux volets consécutifs et complémentaires de cette manifestation scientifique, organisée par trois équipes de recherche spécialisées (universités Paris 7-Diderot, Paris 3-Sorbonne Nouvelle et Aix-Marseille). Au-delà de son succès, l’oeuvre de Mo Yan appelle des réflexions universitaires, en raison de sa profonde originalité, à la confluence du local et de l’universel.
Le royaume littéraire fondé sur son pays natal de Gaomi, irréductible à une portion de l’espace, constitue un moyen privilégié d’interroger les dynamiques de l’Histoire et de la mémoire. La superposition de différentes strates temporelles, mythiques, légendaires et historiques, transfigurée par un discours narratif carnavalesque, montre l’ambivalence d’un lieu aussi incontournable qu’inappropriable.
Ce processus de déterritorialisation déjoue la vérité de l’identité pour s’ouvrir à un nouveau mode d’appartenance. C’est ce caractère de l’Ouvert que le colloque s’est proposé de débattre, en réunissant sinologues, comparatistes, traducteurs français et internationaux, (Chine, des Etats-Unis, d’Italie, des Pays-bas, de Suède…) dans la résonance du célèbre aphorisme formulé par Miguel Torga : » L’universel, c’est le local moins les murs ».


Le clan des chiqueurs de paille

Le clan, issu des marais du canton Nord-est de Gaomi, a pour ancêtre mythique une pouliche et pour caractéristique son attachement à un chaume à mâcher, rouge, aux vertus formidables mais qui le désigne comme le clan des « brouteurs », « mangeurs de paille » en butte à l’incompréhension, voire à l’hostilité. Le pays subit à intervalles réguliers l’invasion de nuages de sauterelles qui dévorent le chaume, détruisant – mais jusqu’où puisque le narrateur est encore là pour le dire ? – le clan mythique.
Les rêves du narrateur et de ses comparses s’enchaînent, entrecroisant les périodes, les histoires, les légendes et les souvenirs, les personnes et les dieux. Ils brouillent les pistes et entretiennent le doute, chacun fonctionnant comme une entité indépendante. Le suspense est ménagé jusqu’au dernier récit. Après Le Clan du Sorgho rouge, Mo Yan laisse libre cours à une imagination débridée, à une expression multiforme, nouvelle, extrême de son art.
Ainsi l’exprime le narrateur : « Un jour je finirai par écrire et faire jouer une pièce de théâtre digne de ce nom et où s’enchaînent, dans leur étroite imbrication, rêve et réalité, science et féerie, Dieu et diables, amour et prostitution, noblesse et bassesse, beauté féminine et excréments, passé et présent, trophées et préservatifs. Ils constitueront un monde total ». Par ces amalgames délibérés, confondant le supérieur et l’inférieur, le spirituel et le matériel, le sublime et l’obscène, l’oeuvre carnavalesque de Mo Yan affirme la révocation de toute autorité.

 

Rendez-vous :
Samedi 12 mars 2016 à 17h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

Rencontre avec Thierry Daullé pour la présentation de son roman historique « Les trois sceaux de l’année du singe »

daulléNous avons le plaisir de recevoir Thierry Daullé pour la présentation de son roman Les trois sceaux de l’année du singe paru en octobre 2015 aux éditions du Panthéon.

Professeur de chinois à l’École supérieure d’Agronomie de Montpellier, Thierry Daullé enseigne également la Civilisation chinoise à l’Université Paul- Valéry de Montpellier.

les trois sceauxL’auteur relève ici un défi de taille : écrire un roman se déroulant en Chine, sur plus de 20 siècles,  avec pour fil conducteur une société secrète, le Sanmimeng, créée au IIIème siècle avant JC, dont les membres doivent garantir à tout prix la protection du pouvoir impérial chinois.  Les 500 pages de cette véritable épopée vous plongeront dans l’ambiance de la Chine impériale de Qin Shihuangdi à Cixi. L’auteur a su mêler la petite et la grand histoire avec des personnages fictifs et bien réels, et nous tient en haleine grâce à des descriptions très précises et documentées (organisation de l’Etat, vie matérielle, relations entre les gens, techniques, architecture), des intrigues et même des histoires d’amour !  Les sinophiles apprécieront les notes sur l’histoire et la culture très détaillées, les chengyu et autres proverbes en caractères chinois et en pinyin et les fans d’histoire trouveront leur compte dans cet ouvrage, écrit à la manière d’un roman classique chinois.

Résumé

« Les trois Initiés ont donc, à la face du Ciel, un triple rôle à jouer, reprend Sun Song avec passion. Tout d’abord, détenir et protéger le témoin sacré du Mandat céleste, garant du pouvoir suprême. Ensuite, remettre ce sceau au souverain qui accède au pouvoir impérial et le convaincre de l’inestimable valeur de ce témoin. Enfin, dans la continuité de l’empire, assurer la transmission et la remise de l’objet sacré au successeur, au moment du changement d’Auguste souverain, ce qui arrivera nécessairement, car malgré ses rêves, ses recherches et ses efforts, nul empereur ne pourra prétendre être immortel. »

Rendez-vous
Vendredi 29 janvier 2016 à 18h
Entrée libre – Inscription sur notre site

Pékin underground

pékin-pirate-9782848764948Dans ce roman contemporain de Xu Zechen (né en 1978), nous suivons le parcours de Dunhuang, un jeune faussaire sortant de prison, dans un Pékin gris de poussière, et qui va rencontrer d’autres personnages, vivant un peu au jour le jour, de ventes à la sauvette, de magouilles, dans la crainte des contrôles de police et à la merci des propriétaires trop gourmands qui louent de véritables taudis !

Les personnages sont très pragmatiques, sensibles et attachants. Ils veulent sortir de leur précarité et aspirent qui à la stabilité, à fonder une famille, qui à faire fructifier son commerce, et pour ça, tous les moyens sont bons. Le héros, Dunhuang, s’intéresse au cinéma, aurait pu faire des études supérieures, mais n’en a pas eu les moyens. Son sens de l’honneur lui dicte de réunir la caution pour faire sortir de prison son ami Baoding et de trouver l’amie de celui-ci, Qibao, mais quand il réussit à la retrouver, les choses vont se compliquer.

Xu Zechen réussit là de beaux portraits doux-amers de jeunes précaires qui se battent avec vaillance contre tous les obstacles qu’on peut rencontrer dans les grandes villes, mais qui vivent aussi intensément, des amitiés et des histoires d’amour.

Pékin pirate, de Xu Zechen, traduit du chinois par Hélène Arthus, Editions Philippe Rey, 2016, 202 pages.

Voir sur notre site

« Le garde, le poète et le prisonnier », enquête sur fond historique et hommage à la poésie

Le garde, le poète et le prisonnier, roman de l’auteur coréen LEE Jung-Myung, possède tous les aspects qui font d’un livre une lecture forte et inoubliable. 

Le garde, le poète et le prisonnier, LEE Jung-myung - 이정명, librairie Le Phénix

Le garde, le poète et le prisonnier, LEE Jung-myung – 이정명

L’aspect historique tout d’abord. Lee Jung-Myung entraîne son lecteur en 1944 dans un pénitencier situé à Fukuoka, au Japon. Y sont incarcérés opposants politiques et résistants parmi lesquels de nombreux Coréens. Ces derniers se voient réservés une unité spéciale et un traitement des plus rigoureux et l’on saisit mieux la complexité des relations entre Coréens et Japonais de cette époque.

L’aspect littéraire ensuite : une belle écriture qui rend hommage à la poésie. Une censure stricte règne sur le pénitencier et de nombreux romans y sont interdits. Pourtant l’amour de la poésie règne étrangement parmi les protagonistes de ce roman et les poèmes retrouvés mystérieusement serviront de fil d’Ariane pour conduire le héros dans son enquête.

Le suspense est le troisième aspect qui rend ce livre passionnant. Le roman s’ouvre sur un meurtre d’une cruauté choquante : un gardien qui avait la réputation d’être violent envers les prisonniers a sauvagement été assassiné. C’est le jeune Watanabe qui sera chargé de l’enquête et c’est lui que le lecteur suit dans la révélation de secrets et de machinations qui dépassent le cadre de la prison…

L’aspect humain enfin, nous mène à travers les relations animant gardiens et prisonniers, dans ce lieu terrifiant où la violence tolérée ne détruit pas pour autant l’authenticité des relations humaines, surtout lorsqu’elles sont illuminées par la poésie.

Résumé

Pénitencier de Fukuoka, Japon, 1944. Dans ce sombre lieu dont peu sortent vivants, le gardien Sugiyama, réputé pour sa cruauté bestiale, vient d’être assassiné. Le jeune conscrit Watanabe est chargé de l’enquête, mais un détenu coréen, communiste et résistant, s’accuse du crime. Pourtant, Watanabe ne le croit pas et décide de poursuivre ses investigations, malgré les ordres contraires de sa hiérarchie. Il découvre l’étrange relation qui s’était nouée entre la brute Sugiyama et le poète Yun Dong-ju. Alors que les bombes pleuvent sur Fukuoka, Watanabe mettra tout en oeuvre pour protéger Yun Dong-ju et affronter un complot qui dépasse largement l’enceinte de la prison…

Inspiré par la vie du poète Yun Dong-ju, adulé en Corée, Le garde, le poète et le prisonnier est à la fois un huis clos fascinant et un plaidoyer passionné pour le pouvoir de rédemption de la littérature.

A propos de l’auteur :

Lee Jung-myung est l’un des romanciers les plus populaires de Corée, auteur des best-sellers Deep Rooted Tree (meilleur livre de l’année en 2006) et Painter of the Wind, tous deux adaptés pour la télévision. Le Garde, le Poète et le Prisonnier est son premier roman traduit en français.

Commander

Rencontre avec Chi Ta-wei 紀大偉, auteur de « Membrane » 《膜》

chi-tawei-auteurNous avons le plaisir d’accueillir l’écrivain taïwanais Chi Ta-wei [紀大偉, Ji Dawei en pinyin], à l’occasion de la publication le 21 octobre de son roman Membrane. Après Une tablette aux ancêtres, de Stéphane Corcuff, les éditions L’Asiathèque nous emmènent de nouveau à Taïwan, mais cette fois-ci nous plongent dans un court roman de science-fiction paru en 1996 sous le titre Mo 《膜》 [Membrane], traduit du chinois par Gwennaël Gaffric. Une lecture originale qui vous fera réfléchir à de nombreux sujets qui restent très actuels : l’identité sexuelle, le rapport entre humains et machines, la destruction de l’environnement et l’adaptation de l’Homme pour survivre dans un monde presqu’entièrement artificiel…

Présentation du roman :

couv-membrane-chi taweiMomo, une jeune esthéticienne réputée mais solitaire et marginale, vit dans une ville sous-marine d’un monde futur à l’écologie bouleversée. Ayant contracté enfant un virus d’un genre nouveau, il semble qu’elle ait subi de multiples transplantations d’organes artificiels. Dans ce monde où les corps, les identités et les sexes se métamorphosent et se réinventent, les humains sont-ils encore maîtres de leur mémoire et de leur avenir ? Quel est le véritable passé de Momo ? Les prodigieuses membranes dont elle fait usage dans sa clinique auraient-elles une fonction insoupçonnée ?

Membrane est considéré par la critique littéraire comme le texte fondateur de la « littérature queer » à Taiwan et du courant de la « science-fiction queer » en Asie. Pourtant, Membrane ne saurait être limité à un canon de la littérature homosexuelle. En effet, la richesse des thématiques abordées par Membrane est considérable : dans ce roman de science-fiction paru en 1996 et qui est tout à fait d’actualité aujourd’hui, Chi Ta-wei interroge la définition même de l’humain dans un monde dévasté par la crise écologique. En abordant la question du genre, du corps, du rapport entre humain et androïde, Chi Ta-wei propose une réflexion large et inédite sur l’identité, non seulement sexuelle, mais dans son sens biologique : qu’est-ce qui fait un « sujet humain » : un cerveau, un corps, une mémoire, un libre arbitre ?

Rendez-vous
Jeudi 5 novembre 2015 à 18h
Entrée libre
Plus d’informations et inscription sur notre site

Rencontre avec Li Yiyun, auteur de « Plus doux que la solitude »

auteurNous avons le plaisir d’accueillir l’écrivaine chinoise Li Yiyun, à l’occasion de la publication en français de son nouveau roman intitulé Plus doux que la solitude.

Après Un millier d’années de bonnes prières, recueil de nouvelles maintenant disponible en format poche, et le roman Un beau jour de printemps (2010), ce nouveau roman confirme le talent d’écrivain de Li Yiyun, auquel la traduction en français de Françoise Rose fait honneur (traduit de l’anglais)… Le site Chinese Books parlait déjà de cet auteur chinoise en termes élogieux en 2011, au moment de la parution de Un millier d’années de bonnes prières et d’un autre recueil de nouvelles en anglais, Gold boy, Emerald girl.

Résumé du roman :

Des révolutions étudiantes de la place Tian’anmen au déracinement dans lequel les États-Unis maintiennent leurs migrants aujourd’hui, l’histoire de trois amis au destin brisé par un mystérieux accident. Servie par un style à l’élégance distanciée, une oeuvre saisissante qui explore les tréfonds de la nature humaine, et notamment l’idée que même la plus innocente des personnes est capable du plus glacial des crimes…

couvertureCritiques dans la presse anglophone :

« Le sujet de Yiyun Li semble être l’isolement auquel nous réduit le monde contemporain. Au coeur de Plus doux que la solitude, flotte cette thématique universelle : Nous sommes, tous à notre façon, prisonniers du passé. » Telegraph

« Le récit froid et profond de Yiyun Li vous précipite dans les affres des héritages familiaux et des différences culturelles, d’une manière troublante mais incroyablement perspicace. » Kirkus review

« Il y a un quelque chose de particulier dans l’équilibre, la netteté, le calme apparent de la prose de Yiyun Li qui la rapproche d’un Tchekhov. Avec sa neutralité, elle est capable de nimber les vies complexes, agitées et colorées de ses personnages d’une brume cotonneuse. Pourtant, grâce à la juxtaposition entre tragédies politiques et tragédies intimes, on décèle sous l’apparente passivité le vibrant sarcasme à l’oeuvre dans Plus doux que la solitude. » New York Times Book Review

Rendez-vous
Lundi 21 septembre 2015 à 18h
Entrée libre, inscription sur notre site

« The Three-Body Problem » 《三体》, de Liu Cixi 刘慈欣

Three-body-problem-liu-cixin-9781784971564Et si nous n’étions pas seuls dans l’univers ?

Voici le premier volet d’une trilogie signée par le maître de la science-fiction chinoise !

Liu Cixin 刘慈欣 dépeint dans ce roman une réalité bien plus probable que celle suggérée par son genre littéraire de prédilection. Que vous soyez inconditionnels de la science-fiction ou pas, The Three-Body Problem 《三体》 [San ti] deviendra rapidement un classique dans votre bibliothèque.

Tout commence dans les années 60 avec le début de la Révolution Culturelle ; un centre de recherche sur les ondes électromagnétiques placé dans une forêt mystérieuse au nord de la Chine, un professeur d’astrophysique assassiné par les Gardes Rouges et un jeu virtuel qui n’en est pas vraiment un… pour ne citer que quelques-un des fils conducteurs qui, en s’entremêlant, tissent l’action de ce roman riche en rebondissements.

Vous allez vous surprendre à galoper entrer les pages tellement l’histoire vous paraîtra plausible, vous allez apprendre, voire même, appréhender les théories de l’astrophysique jusqu’au coup de théâtre final !

Je vous le promets, vous n’allez plus jamais regarder les étoiles de la même manière !

A noter : cette excellente traduction en anglais de Ken LIU a reçu le prix Hugo de la World Science-Fiction Society en août dernier. Elle est facile, fluide et accessible à tous les niveaux !

Voir sur notre site.

Les chroniques de Zhalie, de Yan Lianke

chroniques-zhalie-9782809711158Le nouveau roman de Yan Lianke 阎连科 va vous emporter dans les tribulations d’une famille en quête de puissance…

Les chroniques de Zhalie, paru en Chine en 2013 sous le titre Zhalie zhi 《炸裂志》 aux éditions Shanghai wenyi 上海文艺, nous narre la conquête acharnée d’un couple formé d’une prostituée et d’un voleur, voguant d’emblée entre haine et amour, qui arriveront à faire d’un petit village chinois une des plus grandes métropoles du monde.

zhalie zhi 9787532150526Le récit, inscrit par l’auteur lui-même dans le « mythoréalisme », à l’instar d’autres de ses romans, est mouvementé et flamboyant. Son style marqué par l’emploi de métaphores jouant sur les fleurs, les couleurs et la lumière et d’images surréalistes, en fait un roman à la fois dense, poétique et tonitruant.

A la frontière entre un monde merveilleux et abrupt, entre mythe et réalité, l’auteur nous dresse le portrait d’une Chine moderne tournée en dérision.

On y retrouvera tout l’humour et l’ironie d’un Yan Lianke au sommet de son art dans l’excellente traduction de Sylvie Gentil.

Voir sur notre site

Soundtrack, de Furukawa Hideo

soundtrack-9782809711103Personne ne pourra rester indifférent à ce roman digne d’un Murakami ou d’un Marquez ! Ici le Japon = le Monde, une sorte d’année 0 pour expliquer le passé, le présent et le futur de ce microcosme nippon qui à l’ère de la mondialisation n’a rien perdu de son originalité !

Hideo Furukawa signe avec Soundtrack un roman magistral qui échappe à tout essai de classification. L’écologie, la philosophie, la psychologie et même la psychiatrie, tout y est pour vous donner envie de découvrir au fil des pages la pensée qui fait ce roman.

Ce sera pour vous un voyage initiatique dans un Japon hors du temps et dépourvu de repères à vous donner le vertige. Détachez vos ceintures et envolez-vous !

Pour en savoir plus…

Rencontre avec Stéphane Corcuff, auteur de « La tablette aux ancêtres »

auteurNous avons le plaisir d’accueillir Stéphane Corcuff, sinologue et spécialiste de la politique des identités à Taïwan, pour une présentation de son ouvrage Une tablette aux ancêtres, paru en mars 2015 chez L’Asiathèque.

En attendant, nous vous conseillons la lecture de l’excellente interview de Stéphane Corcuff proposée par le blog Lettres de Taïwan qui l’interroge sur le projet de ce livre.

couvRésumé du livre :

Un chercheur en poste à Taiwan est confronté à la découverte d’une tablette funéraire dans une maison abandonnée. Sa vie et sa conscience en sont bouleversées : les esprits et fantômes de Taiwan et de la Chine le visitent, l’entourent et témoignent de leur histoire.

 

Rendez-vous
Vendredi 26 juin 2015 à 18h
Entrée libre
Inscription sur notre site

Le journal d’un ex-tueur en série atteint de la maladie d’Alzheimer

couvLes éditions Philippe Picquier viennent de publier un nouveau roman du célèbre auteur coréen Kim Young-ha intitulé Ma mémoire assassine (살인자의 기억법) et traduit du coréen par Lim Yeong-hee et Mélanie Basnel.

Après La mort à demi mots, l’auteur s’intéresse de nouveau à la psychologie d’un tueur en série, mais cette fois avec un « retraité » atteint de la maladie d’Alzheimer. Très déstabilisant mais d’une lecture très agréable, ce livre nous montre comment cet ex-tueur en série réagit à la perte de mémoire progressive, dont il est tout à fait conscient et qui finira par le rendre paranoïaque… jusqu’à ce qu’il perde complètement ses repères.

Ecrit sous la forme d’un journal intime, ce roman nous plonge dans une ambiance froide et angoissante, tout en nous faisant réfléchir à la fin de vie et aux manières de lutter contre la maladie d’Alzheimer qui touche de plus en plus de gens…

Commander sur notre site