Archives pour la catégorie Romans

Rencontre-dédicace avec la styliste et écrivaine Anna Moï pour la présentation de ses livres « Le venin du papillon » et « Le pays sans nom »

Nous avons le plaisir de recevoir dans notre librairie Anna Moï, écrivaine d’origine vietnamienne, qui viendra nous présenter ses deux derniers livres, Le venin du papillon, paru le 9 février 2017 aux éditions Gallimard et Le pays sans nom : Déambulations avec Marguerite Duras, paru le 5 janvier aux éditions de l’Aube.

Présentation des livres

product_9782070197842_195x320Le venin du papillon

Pendant une année de sa vie, Xuân caracole à travers une adolescence qui s’achève en accéléré, sur fond d’ère post-coloniale française et de guerre américaine, dans un pays non nommé qui pourrait être le Vietnam. Ba, son père, est un officier militaire excentrique. Sa mère, Mae, exerce les métiers les plus improbables afin de joindre les deux bouts. Préoccupée par ses seins trop petits, Xuân l’est également par les positions yogiques et politiques de Ba, l’animisme de sa mère, le décompte quotidien des morts de la guerre et le climat urbain explosif. Elle est initiée au sexe par Edgar, un énarque membre des services de renseignements français, et se joint à une bande incontrôlable qui s’adonne aux rodéos à moto dans la ville et à tous les excès : drogue, alcool, sexualité débridée.
Loin du climat nostalgique propre aux réminiscences de la jeunesse enfuie, le ton à la fois caustique et sensuel, très tonique du récit le rend particulièrement attachant. Chez Anna Moï la jeunesse a raison de tout, même des désastres historiques et des tragédies guerrières.

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2093-Moï-Le pays sans nom-couv avec bandeauLe pays sans nom : Déambulations avec Marguerite Duras

Elles sont deux écrivaines nées dans le même pays. C’est le Viet-nâm… et ce n’est pas le Viet-nâm. C’est le Pays sans nom. À partir de ce fil, Anna Moï déambule avec ­Marguerite Duras dans des lieux qui leur sont mythes communs – le passage Éden, le bac, les bungalows, les voitures de légende, le Mékong – revisités de nos jours. En filigrane s’écrit une histoire d’amour avec un homme auquel Anna Moï s’adresse en creux, sans jamais le ­nommer. Ce texte, écrit avec toute la malice et la tendresse qui caractérisent son auteure, est un vrai délice pour tous les amoureux de la littérature, du Viet-nâm, d’Anna Moï et de Marguerite Duras.

A propos de l’auteure

Originaire de l’ancien Sud Vietnam, Anna Moï vit et travaille à Paris. Elle a déjà publié plusieurs recueils de nouvelles et romans parmi lesquels Riz noir et Rapaces aux Éditions Gallimard.

MOÏ Anna photo F. Mantovani Gallimard 8248C2 12.2016

Rendez-vous :
Samedi 25 février à 17h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

 

Rencontre-dédicace avec le peintre et écrivain chinois RAO Pingru(饶平如) pour la présentation de son livre « Notre histoire : Pingru et Meitang» (我俩的故事:平如美棠)

Nous avons le plaisir de recevoir dans notre librairie RAO Pingru饶平如, peintre et écrivain chinois, qui viendra nous présenter son livre Notre histoire : Pingru et Meitang我俩的故事:平如美棠, à paraître le 19 janvier 2017 aux éditions du Seuil.

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Présentation du livre

En 2008, à la mort de sa femme Meitang, Rao Pingru entreprend de conjurer le deuil par l’encre et l’aquarelle en retraçant, in memoriam et en dessin, le destin de sa famille. Dans son appartement shanghaïen, le vieil homme se souvient du sel des jours qu’il a partagés avec Meitang et de leur vie rythmée par les battements d’une Chine en ébullition.

De sa petite enfance à son mariage avec celle qui porte aux lèvres « une touche d’écarlate », de son engagement militaire lors de la guerre contre le Japon à son internement dans un camp de rééducation où il resta vingt ans, de l’établissement de sa famille à Shanghai à la maladie de son épouse, Rao Pingru restitue dans cette histoire les jours de fête comme les jours difficiles et livre une œuvre qui ne ressemble à aucune autre, une vie dessinée à l’échelle de la Chine.

À chaque page d’un récit à la fois tendre, grave et poétique, la petite et la grande histoire, la voix unique de Rao Pingru et la marche des évolutions politiques du pays se rejoignent, donnant à lire un témoignage fort sur la vie des héros ordinaires de la Chine du siècle passé ainsi qu’une magnifique histoire d’amour.

Tour à tour soldat, comptable et éditeur, RAO Pingru est devenu peintre et écrivain à l’orée de ses quatre-vingt-dix ans. Sa sagesse, son style simple et vif, son talent d’illustrateur en font un auteur inclassable.

Traduit du chinois par François Dubois

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Rendez-vous :
Mercredi 25 janvier 2017 à 18h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

Rencontre-dédicace avec Géraut Bournet, illustrateur, autour de son essai graphique « Franckushima »

AuteurNous avons le plaisir de recevoir dans notre librairie Géraud Bournet qui viendra nous présenter son livre Franckushima : Essai graphique sur la catastrophe de Fukushima et le risque nucléaire en France, paru le 23 avril 2016 au Lutopiquant Editions.

Suite à la catastrophe de Fukushima survenue en mars 2011, l’auteur a souhaité réaliser avec l’aide de ses collaborateurs, un ouvrage qui soit attractif tout en proposant une vision globale et complète du sujet. Cette démarche originale a nécessité un travail considérable de                                                                    documentation et de recherches sur le terrain.

Présentation de l’auteur

Illustrateur indépendant de formation scientifique, retrouvez le travail de l’auteur sur son site : http://lutopiquant.fr/

Présentation du livre

FranckushimaComment appréhender l’univers de la radioactivité dont le propre est d’être invisible, inodore, sans goût ni saveur ? Cinq ans après le début de la catastrophe de Fukushima, la liquidation du désastre a en grande partie permis sa banalisation et son oubli généralisé. À travers une démarche documentaire et graphique, Franckushima, « caisse de résonance sur les catastrophes nucléaires», propose de revenir sur les enjeux de la catastrophe pour mieux nous préparer à celle qui nous guette en France.

 

Quatrième de couverture :

- Qu’est-ce qui se passe en ce moment a Fukushima ?
- Hum… Le plus gros problème en ce moment, c’est que tout le monde commence a oublier ce qui s’est passé…

« Avec son travail, très sérieux sur le fond et attractif sur la forme avec les nombreuses illustrations, Géraud Bournet produit un outil d’information et de compréhension des enjeux du nucléaire utile à tous. Franckushima apporte un éclairage inédit sur les conséquences humaines de la catastrophe de Fukushima, et nous amène à nous interroger sur notre modèle énergétique nucléaire en France. Un essai à mettre entre toutes les mains ! »

Consulter le communiqué de presse pour avoir plus d’informations sur cet album.

 

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Rendez-vous :
Samedi 8 octobre 2016 à 17h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

 

Adaptation en manga du roman de Sôseki « Je suis un chat »

je-suis-un-chat-9782809711905Les éditions Philippe Picquier nous proposent en cette fin d’été la traduction en français de l’adaptation du célèbre roman de Natsume Sôseki Je suis un chat par le dessinateur Tirol Cobato, que l’éditeur nous présente en ces mots :

« Qui se cache sous le pseudonyme de Cobato Tirol ? Un mangaka qui aurait déjà une carrière sous un autre nom, l’assistant d’un dessinateur plus connu ? Même son éditeur japonais affirme ne pas le savoir. En tout cas, il, ou peut-être elle, a déjà publié un autre manga sous ce nom, Le secret de la fraise. Et ce n’est manifestement pas un débutant… »

Une occasion de revenir sur cet excellent titre de l’auteur japonais…

Avec beaucoup d’humour et une pointe de sarcasme, l’auteur dépeint la société japonaise au début du vingtième siècle à travers les yeux d’un chat ayant pour maître un professeur d’anglais à l’estomac fragile (double de l’auteur, vous l’aurez compris). Les observations dudit chat doué de perspicacité, font de ce roman une incontournable entrée en matière pour qui veut étudier d’un peu plus près la société japonaise de cette époque transitoire, et plus simplement, la nature humaine. L’auteur n’y a de cesse de tourner en dérision aussi bien l’entourage du professeur que le professeur lui-même. Les personnages aiment s’écouter parler et rivalisent dans l’art de la digression.

Le roman est ici très bien restitué dans son contenu et son esprit. Il était d’ailleurs d’abord paru en feuilletons dans une revue de 1905 à 1906, lui conférant son aspect final, parfois peut-être un peu décousu, de chroniques.

A destination d’un lectorat jeune ou adulte, ce manga saura à la fois initier les néophytes à l’œuvre de l’écrivain de renom comme amuser les connaisseurs, mais aussi permettre de pénétrer la société et la culture japonaise de l’intérieur.

Le roman d’origine est également disponible en français et en chinois dans nos rayons :

          

Call-Boy

Après le grand succès de Ikebukuro West Gate Park, Call-Boy est la nouvelle traduction d’un roman de Ira Ishida.

Call-Boy, Ira Ishida, librairie le phénix

Call-Boy, Ira Ishida

Dans un style simple à la discrète élégance, l’auteur nous fait suivre dans ce nouveau roman le parcours initiatique d’un jeune homme de vingt ans, Ryô. Celui-ci, intelligent mais que tout ennuie (que ce soit les cours à l’université ou les relations humaines), semble voué à se morfondre, jusqu’à sa rencontre avec Madame Midoh qui lui propose de travailler à son service en tant qu’escort-boy.

En découvrant l’univers des désirs féminins et en se mettant progressivement à l’écoute d’autrui, Ryô va finir par sortir de sa torpeur et se découvrir lui-même.

Les scènes d’amour sont décrites de manière explicite, parfois presque clinique mais sans voyeurisme ; toujours avec tendresse et dénuées de tout jugement. Sont ainsi dévoilés sous le regard bienveillant du protagoniste, les désirs et fantasmes de femmes mais aussi d’hommes de 20 à 70 ans et plus. Ce sont aussi et surtout les histoires d’êtres humains qui se cherchent et tentent de composer avec leurs fêlures. Ishida Ira dépeint avec talent et lucidité la construction d’une jeune personne dans une société en mal de repères.

Au-delà de son sujet sensible, celui du commerce des corps et des amours tarifées, ce roman apparaît comme une invitation à s’ouvrir, à aller à la rencontre de l’autre à travers les valeurs de l’écoute et du respect.

A découvrir dans la traduction limpide de Rémi Buquet.

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« La concession française » : intrigue dans le Shanghai des années 30

Quelle agréable surprise que La concession française, roman noir se déroulant dans le milieu cosmopolite des concessions de Shanghai ! Son univers est vraiment très différent des romans écrits ces 30 dernières années en Chine, et cela est révélateur des changements qui s’opèrent peu à peu dans les milieux littéraires.

La concession française, Xiao Bai 小白

La concession française, Xiao Bai 小白

Sous le nom de plume de Xiao Bai, l’auteur, né en 1968, s’est inspiré de rapports d’enquête de police sur un groupe de terroristes et de trafic d’armes puis a laissé parler son imagination pour nous concocter un roman puissant, extrêmement bien documenté à tout point de vue : le port de Shanghai, la Concession française avec ses habitants, leur mentalité et leurs habitudes, les relations entre les différents services de polices, les différents intérêts en jeu à Shanghai (communistes, nationalistes, puissances étrangères), etc.

Les lecteurs découvriront un romancier chinois contemporain qui écrit sans censure des scènes très réalistes, et décrit avec sensualité les moments d’intimité de ses protagonistes.

Emmanuelle Péchenart nous offre là une très belle traduction de La concession française, premier roman de Xiao Bai publié en français, qui nous plonge dans la moiteur de l’été shanghaïen, dans les complots et les histoires d’amour compliquées.

Résumé

Shanghai, 1931. Un immense chaudron bouillonnant des intérêts contradictoires qui se partagent la ville. Et, entraîné malgré lui au cœur des événements les plus dangereux, Xue, un jeune photographe franco-chinois, qui se met au service de la police de la Concession française, un peu par peur, un peu par intérêt. Sa maîtresse russe, Teresa, trafiquante d’armes au passé trouble, navigue entre mafieux et organisations clandestines qu’elle approvisionne au gré de leurs besoins.
C’est alors que Xue croise la route d’une beauté enrôlée par un groupuscule révolutionnaire… Ce roman noir très précisément documenté et intensément jubilatoire baigne dans les brumes poisseuses montant du fleuve Huangpu. Les hommes y arborent la fausse nonchalance des héros de Raymond Chandler, les femmes y sont fatales ou terriblement émouvantes, l’action est sujette à de brusques accélérations comme dans un vieux film en noir et blanc qui s’emballe.
Nous, lecteurs, sommes aux premières loges, victimes consentantes des illusions, mensonges, retournements de situation incessants, ballottés des terroristes rouges aux hommes de main de la Bande noire, portés par une langue sensuelle et évocatrice, et par le plaisir communicatif de l’auteur à déployer une retorse et complexe scène historique pour mieux jouer de la magie du romanesque.

Titre original : zujie 租界 également disponible dans notre librairie.

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Rencontre sur Mo Yan avec les spécialistes de littérature chinoise Yinde Zhang, Shuang Xu, Noël Dutrait et Chantal Chen Andro

Nous avons le plaisir de recevoir Yinde Zhang, Shuang Xu, Noël Dutrait et Chantal Chen Andro, les traducteurs et spécialistes de Mo Yan, pour une rencontre dans notre librairie à l’occasion de la parution de leur livre Mo Yan, au croisement du local et de l’universel et de la traduction du livre de Mo Yan Le clan des chiqueurs de paille en février 2016 aux éditions du Seuil.

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Présentation des livres 

Mo Yan, au croisement du local et de l’universel 

Le volume réunit les actes issus des deux volets consécutifs et complémentaires de cette manifestation scientifique, organisée par trois équipes de recherche spécialisées (universités Paris 7-Diderot, Paris 3-Sorbonne Nouvelle et Aix-Marseille). Au-delà de son succès, l’oeuvre de Mo Yan appelle des réflexions universitaires, en raison de sa profonde originalité, à la confluence du local et de l’universel.
Le royaume littéraire fondé sur son pays natal de Gaomi, irréductible à une portion de l’espace, constitue un moyen privilégié d’interroger les dynamiques de l’Histoire et de la mémoire. La superposition de différentes strates temporelles, mythiques, légendaires et historiques, transfigurée par un discours narratif carnavalesque, montre l’ambivalence d’un lieu aussi incontournable qu’inappropriable.
Ce processus de déterritorialisation déjoue la vérité de l’identité pour s’ouvrir à un nouveau mode d’appartenance. C’est ce caractère de l’Ouvert que le colloque s’est proposé de débattre, en réunissant sinologues, comparatistes, traducteurs français et internationaux, (Chine, des Etats-Unis, d’Italie, des Pays-bas, de Suède…) dans la résonance du célèbre aphorisme formulé par Miguel Torga : » L’universel, c’est le local moins les murs ».


Le clan des chiqueurs de paille

Le clan, issu des marais du canton Nord-est de Gaomi, a pour ancêtre mythique une pouliche et pour caractéristique son attachement à un chaume à mâcher, rouge, aux vertus formidables mais qui le désigne comme le clan des « brouteurs », « mangeurs de paille » en butte à l’incompréhension, voire à l’hostilité. Le pays subit à intervalles réguliers l’invasion de nuages de sauterelles qui dévorent le chaume, détruisant – mais jusqu’où puisque le narrateur est encore là pour le dire ? – le clan mythique.
Les rêves du narrateur et de ses comparses s’enchaînent, entrecroisant les périodes, les histoires, les légendes et les souvenirs, les personnes et les dieux. Ils brouillent les pistes et entretiennent le doute, chacun fonctionnant comme une entité indépendante. Le suspense est ménagé jusqu’au dernier récit. Après Le Clan du Sorgho rouge, Mo Yan laisse libre cours à une imagination débridée, à une expression multiforme, nouvelle, extrême de son art.
Ainsi l’exprime le narrateur : « Un jour je finirai par écrire et faire jouer une pièce de théâtre digne de ce nom et où s’enchaînent, dans leur étroite imbrication, rêve et réalité, science et féerie, Dieu et diables, amour et prostitution, noblesse et bassesse, beauté féminine et excréments, passé et présent, trophées et préservatifs. Ils constitueront un monde total ». Par ces amalgames délibérés, confondant le supérieur et l’inférieur, le spirituel et le matériel, le sublime et l’obscène, l’oeuvre carnavalesque de Mo Yan affirme la révocation de toute autorité.

 

Rendez-vous :
Samedi 12 mars 2016 à 17h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

Rencontre avec Thierry Daullé pour la présentation de son roman historique « Les trois sceaux de l’année du singe »

daulléNous avons le plaisir de recevoir Thierry Daullé pour la présentation de son roman Les trois sceaux de l’année du singe paru en octobre 2015 aux éditions du Panthéon.

Professeur de chinois à l’École supérieure d’Agronomie de Montpellier, Thierry Daullé enseigne également la Civilisation chinoise à l’Université Paul- Valéry de Montpellier.

les trois sceauxL’auteur relève ici un défi de taille : écrire un roman se déroulant en Chine, sur plus de 20 siècles,  avec pour fil conducteur une société secrète, le Sanmimeng, créée au IIIème siècle avant JC, dont les membres doivent garantir à tout prix la protection du pouvoir impérial chinois.  Les 500 pages de cette véritable épopée vous plongeront dans l’ambiance de la Chine impériale de Qin Shihuangdi à Cixi. L’auteur a su mêler la petite et la grand histoire avec des personnages fictifs et bien réels, et nous tient en haleine grâce à des descriptions très précises et documentées (organisation de l’Etat, vie matérielle, relations entre les gens, techniques, architecture), des intrigues et même des histoires d’amour !  Les sinophiles apprécieront les notes sur l’histoire et la culture très détaillées, les chengyu et autres proverbes en caractères chinois et en pinyin et les fans d’histoire trouveront leur compte dans cet ouvrage, écrit à la manière d’un roman classique chinois.

Résumé

« Les trois Initiés ont donc, à la face du Ciel, un triple rôle à jouer, reprend Sun Song avec passion. Tout d’abord, détenir et protéger le témoin sacré du Mandat céleste, garant du pouvoir suprême. Ensuite, remettre ce sceau au souverain qui accède au pouvoir impérial et le convaincre de l’inestimable valeur de ce témoin. Enfin, dans la continuité de l’empire, assurer la transmission et la remise de l’objet sacré au successeur, au moment du changement d’Auguste souverain, ce qui arrivera nécessairement, car malgré ses rêves, ses recherches et ses efforts, nul empereur ne pourra prétendre être immortel. »

Rendez-vous
Vendredi 29 janvier 2016 à 18h
Entrée libre – Inscription sur notre site

Pékin underground

pékin-pirate-9782848764948Dans ce roman contemporain de Xu Zechen (né en 1978), nous suivons le parcours de Dunhuang, un jeune faussaire sortant de prison, dans un Pékin gris de poussière, et qui va rencontrer d’autres personnages, vivant un peu au jour le jour, de ventes à la sauvette, de magouilles, dans la crainte des contrôles de police et à la merci des propriétaires trop gourmands qui louent de véritables taudis !

Les personnages sont très pragmatiques, sensibles et attachants. Ils veulent sortir de leur précarité et aspirent qui à la stabilité, à fonder une famille, qui à faire fructifier son commerce, et pour ça, tous les moyens sont bons. Le héros, Dunhuang, s’intéresse au cinéma, aurait pu faire des études supérieures, mais n’en a pas eu les moyens. Son sens de l’honneur lui dicte de réunir la caution pour faire sortir de prison son ami Baoding et de trouver l’amie de celui-ci, Qibao, mais quand il réussit à la retrouver, les choses vont se compliquer.

Xu Zechen réussit là de beaux portraits doux-amers de jeunes précaires qui se battent avec vaillance contre tous les obstacles qu’on peut rencontrer dans les grandes villes, mais qui vivent aussi intensément, des amitiés et des histoires d’amour.

Pékin pirate, de Xu Zechen, traduit du chinois par Hélène Arthus, Editions Philippe Rey, 2016, 202 pages.

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« Le garde, le poète et le prisonnier », enquête sur fond historique et hommage à la poésie

Le garde, le poète et le prisonnier, roman de l’auteur coréen LEE Jung-Myung, possède tous les aspects qui font d’un livre une lecture forte et inoubliable. 

Le garde, le poète et le prisonnier, LEE Jung-myung - 이정명, librairie Le Phénix

Le garde, le poète et le prisonnier, LEE Jung-myung – 이정명

L’aspect historique tout d’abord. Lee Jung-Myung entraîne son lecteur en 1944 dans un pénitencier situé à Fukuoka, au Japon. Y sont incarcérés opposants politiques et résistants parmi lesquels de nombreux Coréens. Ces derniers se voient réservés une unité spéciale et un traitement des plus rigoureux et l’on saisit mieux la complexité des relations entre Coréens et Japonais de cette époque.

L’aspect littéraire ensuite : une belle écriture qui rend hommage à la poésie. Une censure stricte règne sur le pénitencier et de nombreux romans y sont interdits. Pourtant l’amour de la poésie règne étrangement parmi les protagonistes de ce roman et les poèmes retrouvés mystérieusement serviront de fil d’Ariane pour conduire le héros dans son enquête.

Le suspense est le troisième aspect qui rend ce livre passionnant. Le roman s’ouvre sur un meurtre d’une cruauté choquante : un gardien qui avait la réputation d’être violent envers les prisonniers a sauvagement été assassiné. C’est le jeune Watanabe qui sera chargé de l’enquête et c’est lui que le lecteur suit dans la révélation de secrets et de machinations qui dépassent le cadre de la prison…

L’aspect humain enfin, nous mène à travers les relations animant gardiens et prisonniers, dans ce lieu terrifiant où la violence tolérée ne détruit pas pour autant l’authenticité des relations humaines, surtout lorsqu’elles sont illuminées par la poésie.

Résumé

Pénitencier de Fukuoka, Japon, 1944. Dans ce sombre lieu dont peu sortent vivants, le gardien Sugiyama, réputé pour sa cruauté bestiale, vient d’être assassiné. Le jeune conscrit Watanabe est chargé de l’enquête, mais un détenu coréen, communiste et résistant, s’accuse du crime. Pourtant, Watanabe ne le croit pas et décide de poursuivre ses investigations, malgré les ordres contraires de sa hiérarchie. Il découvre l’étrange relation qui s’était nouée entre la brute Sugiyama et le poète Yun Dong-ju. Alors que les bombes pleuvent sur Fukuoka, Watanabe mettra tout en oeuvre pour protéger Yun Dong-ju et affronter un complot qui dépasse largement l’enceinte de la prison…

Inspiré par la vie du poète Yun Dong-ju, adulé en Corée, Le garde, le poète et le prisonnier est à la fois un huis clos fascinant et un plaidoyer passionné pour le pouvoir de rédemption de la littérature.

A propos de l’auteur :

Lee Jung-myung est l’un des romanciers les plus populaires de Corée, auteur des best-sellers Deep Rooted Tree (meilleur livre de l’année en 2006) et Painter of the Wind, tous deux adaptés pour la télévision. Le Garde, le Poète et le Prisonnier est son premier roman traduit en français.

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Rencontre avec Chi Ta-wei 紀大偉, auteur de « Membrane » 《膜》

chi-tawei-auteurNous avons le plaisir d’accueillir l’écrivain taïwanais Chi Ta-wei [紀大偉, Ji Dawei en pinyin], à l’occasion de la publication le 21 octobre de son roman Membrane. Après Une tablette aux ancêtres, de Stéphane Corcuff, les éditions L’Asiathèque nous emmènent de nouveau à Taïwan, mais cette fois-ci nous plongent dans un court roman de science-fiction paru en 1996 sous le titre Mo 《膜》 [Membrane], traduit du chinois par Gwennaël Gaffric. Une lecture originale qui vous fera réfléchir à de nombreux sujets qui restent très actuels : l’identité sexuelle, le rapport entre humains et machines, la destruction de l’environnement et l’adaptation de l’Homme pour survivre dans un monde presqu’entièrement artificiel…

Présentation du roman :

couv-membrane-chi taweiMomo, une jeune esthéticienne réputée mais solitaire et marginale, vit dans une ville sous-marine d’un monde futur à l’écologie bouleversée. Ayant contracté enfant un virus d’un genre nouveau, il semble qu’elle ait subi de multiples transplantations d’organes artificiels. Dans ce monde où les corps, les identités et les sexes se métamorphosent et se réinventent, les humains sont-ils encore maîtres de leur mémoire et de leur avenir ? Quel est le véritable passé de Momo ? Les prodigieuses membranes dont elle fait usage dans sa clinique auraient-elles une fonction insoupçonnée ?

Membrane est considéré par la critique littéraire comme le texte fondateur de la « littérature queer » à Taiwan et du courant de la « science-fiction queer » en Asie. Pourtant, Membrane ne saurait être limité à un canon de la littérature homosexuelle. En effet, la richesse des thématiques abordées par Membrane est considérable : dans ce roman de science-fiction paru en 1996 et qui est tout à fait d’actualité aujourd’hui, Chi Ta-wei interroge la définition même de l’humain dans un monde dévasté par la crise écologique. En abordant la question du genre, du corps, du rapport entre humain et androïde, Chi Ta-wei propose une réflexion large et inédite sur l’identité, non seulement sexuelle, mais dans son sens biologique : qu’est-ce qui fait un « sujet humain » : un cerveau, un corps, une mémoire, un libre arbitre ?

Rendez-vous
Jeudi 5 novembre 2015 à 18h
Entrée libre
Plus d’informations et inscription sur notre site

Rencontre avec Li Yiyun, auteur de « Plus doux que la solitude »

auteurNous avons le plaisir d’accueillir l’écrivaine chinoise Li Yiyun, à l’occasion de la publication en français de son nouveau roman intitulé Plus doux que la solitude.

Après Un millier d’années de bonnes prières, recueil de nouvelles maintenant disponible en format poche, et le roman Un beau jour de printemps (2010), ce nouveau roman confirme le talent d’écrivain de Li Yiyun, auquel la traduction en français de Françoise Rose fait honneur (traduit de l’anglais)… Le site Chinese Books parlait déjà de cet auteur chinoise en termes élogieux en 2011, au moment de la parution de Un millier d’années de bonnes prières et d’un autre recueil de nouvelles en anglais, Gold boy, Emerald girl.

Résumé du roman :

Des révolutions étudiantes de la place Tian’anmen au déracinement dans lequel les États-Unis maintiennent leurs migrants aujourd’hui, l’histoire de trois amis au destin brisé par un mystérieux accident. Servie par un style à l’élégance distanciée, une oeuvre saisissante qui explore les tréfonds de la nature humaine, et notamment l’idée que même la plus innocente des personnes est capable du plus glacial des crimes…

couvertureCritiques dans la presse anglophone :

« Le sujet de Yiyun Li semble être l’isolement auquel nous réduit le monde contemporain. Au coeur de Plus doux que la solitude, flotte cette thématique universelle : Nous sommes, tous à notre façon, prisonniers du passé. » Telegraph

« Le récit froid et profond de Yiyun Li vous précipite dans les affres des héritages familiaux et des différences culturelles, d’une manière troublante mais incroyablement perspicace. » Kirkus review

« Il y a un quelque chose de particulier dans l’équilibre, la netteté, le calme apparent de la prose de Yiyun Li qui la rapproche d’un Tchekhov. Avec sa neutralité, elle est capable de nimber les vies complexes, agitées et colorées de ses personnages d’une brume cotonneuse. Pourtant, grâce à la juxtaposition entre tragédies politiques et tragédies intimes, on décèle sous l’apparente passivité le vibrant sarcasme à l’oeuvre dans Plus doux que la solitude. » New York Times Book Review

Rendez-vous
Lundi 21 septembre 2015 à 18h
Entrée libre, inscription sur notre site

« The Three-Body Problem » 《三体》, de Liu Cixi 刘慈欣

Three-body-problem-liu-cixin-9781784971564Et si nous n’étions pas seuls dans l’univers ?

Voici le premier volet d’une trilogie signée par le maître de la science-fiction chinoise !

Liu Cixin 刘慈欣 dépeint dans ce roman une réalité bien plus probable que celle suggérée par son genre littéraire de prédilection. Que vous soyez inconditionnels de la science-fiction ou pas, The Three-Body Problem 《三体》 [San ti] deviendra rapidement un classique dans votre bibliothèque.

Tout commence dans les années 60 avec le début de la Révolution Culturelle ; un centre de recherche sur les ondes électromagnétiques placé dans une forêt mystérieuse au nord de la Chine, un professeur d’astrophysique assassiné par les Gardes Rouges et un jeu virtuel qui n’en est pas vraiment un… pour ne citer que quelques-un des fils conducteurs qui, en s’entremêlant, tissent l’action de ce roman riche en rebondissements.

Vous allez vous surprendre à galoper entrer les pages tellement l’histoire vous paraîtra plausible, vous allez apprendre, voire même, appréhender les théories de l’astrophysique jusqu’au coup de théâtre final !

Je vous le promets, vous n’allez plus jamais regarder les étoiles de la même manière !

A noter : cette excellente traduction en anglais de Ken LIU a reçu le prix Hugo de la World Science-Fiction Society en août dernier. Elle est facile, fluide et accessible à tous les niveaux !

Voir sur notre site.

Les chroniques de Zhalie, de Yan Lianke

chroniques-zhalie-9782809711158Le nouveau roman de Yan Lianke 阎连科 va vous emporter dans les tribulations d’une famille en quête de puissance…

Les chroniques de Zhalie, paru en Chine en 2013 sous le titre Zhalie zhi 《炸裂志》 aux éditions Shanghai wenyi 上海文艺, nous narre la conquête acharnée d’un couple formé d’une prostituée et d’un voleur, voguant d’emblée entre haine et amour, qui arriveront à faire d’un petit village chinois une des plus grandes métropoles du monde.

zhalie zhi 9787532150526Le récit, inscrit par l’auteur lui-même dans le « mythoréalisme », à l’instar d’autres de ses romans, est mouvementé et flamboyant. Son style marqué par l’emploi de métaphores jouant sur les fleurs, les couleurs et la lumière et d’images surréalistes, en fait un roman à la fois dense, poétique et tonitruant.

A la frontière entre un monde merveilleux et abrupt, entre mythe et réalité, l’auteur nous dresse le portrait d’une Chine moderne tournée en dérision.

On y retrouvera tout l’humour et l’ironie d’un Yan Lianke au sommet de son art dans l’excellente traduction de Sylvie Gentil.

Voir sur notre site

Soundtrack, de Furukawa Hideo

soundtrack-9782809711103Personne ne pourra rester indifférent à ce roman digne d’un Murakami ou d’un Marquez ! Ici le Japon = le Monde, une sorte d’année 0 pour expliquer le passé, le présent et le futur de ce microcosme nippon qui à l’ère de la mondialisation n’a rien perdu de son originalité !

Hideo Furukawa signe avec Soundtrack un roman magistral qui échappe à tout essai de classification. L’écologie, la philosophie, la psychologie et même la psychiatrie, tout y est pour vous donner envie de découvrir au fil des pages la pensée qui fait ce roman.

Ce sera pour vous un voyage initiatique dans un Japon hors du temps et dépourvu de repères à vous donner le vertige. Détachez vos ceintures et envolez-vous !

Pour en savoir plus…

Rencontre avec Stéphane Corcuff, auteur de « La tablette aux ancêtres »

auteurNous avons le plaisir d’accueillir Stéphane Corcuff, sinologue et spécialiste de la politique des identités à Taïwan, pour une présentation de son ouvrage Une tablette aux ancêtres, paru en mars 2015 chez L’Asiathèque.

En attendant, nous vous conseillons la lecture de l’excellente interview de Stéphane Corcuff proposée par le blog Lettres de Taïwan qui l’interroge sur le projet de ce livre.

couvRésumé du livre :

Un chercheur en poste à Taiwan est confronté à la découverte d’une tablette funéraire dans une maison abandonnée. Sa vie et sa conscience en sont bouleversées : les esprits et fantômes de Taiwan et de la Chine le visitent, l’entourent et témoignent de leur histoire.

 

Rendez-vous
Vendredi 26 juin 2015 à 18h
Entrée libre
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Le journal d’un ex-tueur en série atteint de la maladie d’Alzheimer

couvLes éditions Philippe Picquier viennent de publier un nouveau roman du célèbre auteur coréen Kim Young-ha intitulé Ma mémoire assassine (살인자의 기억법) et traduit du coréen par Lim Yeong-hee et Mélanie Basnel.

Après La mort à demi mots, l’auteur s’intéresse de nouveau à la psychologie d’un tueur en série, mais cette fois avec un « retraité » atteint de la maladie d’Alzheimer. Très déstabilisant mais d’une lecture très agréable, ce livre nous montre comment cet ex-tueur en série réagit à la perte de mémoire progressive, dont il est tout à fait conscient et qui finira par le rendre paranoïaque… jusqu’à ce qu’il perde complètement ses repères.

Ecrit sous la forme d’un journal intime, ce roman nous plonge dans une ambiance froide et angoissante, tout en nous faisant réfléchir à la fin de vie et aux manières de lutter contre la maladie d’Alzheimer qui touche de plus en plus de gens…

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Dans la peau d’un pickpoket japonais…

a-couvPickpocket, de Nakamura Fuminori, traduit par Myriam Dartois-Ako, paru en 2013 aux éditions Philippe Picquier, vient de sortir en format poche. Il avait reçu en 2010 le prix littéraire japonais Kenzaburō Ōe.

La lecture de ce roman noir nous plonge dans la peau d’un pickpocket expérimenté semblant se satisfaire d’une vie monotone à détrousser les hommes riches dans les transports, avec une agilité hors du commun. Ses techniques pour choisir ses cibles et extraire les porte-feuilles sans qu’elles ne s’en rendent compte sont particulièrement bien décrites et les réflexions personnelles du pickpocket apportent un aspect social et psychologique au récit. En effet, le voleur met un point d’honneur à rendre les portefeuilles à leurs propriétaires en les déposant dans des boîtes postales après avoir subtilisé l’argent.

Cependant, cet équilibre va être bouleversé lorsqu’un yakuza s’intéresse à lui et l’entraine dans des affaires d’une toute autre ampleur… Il n’a alors plus son mot à dire est doit faire profiter la pègre de ses talents de pickpocket, sous une pression qui pèse sur lui à chaque instant.

Malgré la noirceur de l’intrigue, l’analyse psychologique du personnage et la description de cet univers des mis au ban de la société japonaise apportent beaucoup à l’intérêt de ce roman, qui se lit d’une traite.

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Au croisement du roman policier, de l’enquête journalistique et du roman historique, Michel Imbert nous emmène sur les traces de la Longue Marche

a-couvLes éditions Philippe Picquier publient un nouveau roman de Michel Imbert ayant pour cadre la Chine : Marche rouge, montagnes blanches. Il vous plongera au cœur d’une division de l’armée rouge dans sa longue marche vers Yan’an à la fin des années 1930.

Lorsque Dupin, journaliste français à Pékin dans les années 2000, rencontre par hasard un vétéran de la Longue Marche, il décide de l’interviewer et va finalement se retrouver à écrire un roman sur ce simple paysan devenu héros de la guerre civile entre les communistes et les nationalistes…

Après son polar En revenant de Tiananmen, Michel Imbert nous emmène sur les traces de Guo Baoyi, enrôlé dans l’armée rouge, suite à la condamnation injuste de sa famille par des propriétaires terriens, au moment où elle se lance dans la Longue Marche qui la mènera des montagnes du sud de la Chine jusqu’aux plateaux de lœss du Shanxi. Le jeune Baoyi découvre le monde de l’armée et la guérilla, dans une lutte pour la survie lors des combats mais aussi contre le froid, la faim, le soupçon incessant et les retournements de situation auxquels il doit faire face…

Ce roman nous fait revivre de l’intérieur cet épisode de l’histoire de la Chine que l’on connaît finalement assez mal. Il opère un parallèle intéressant entre l’armée rouge et l’armée nationaliste, nous faisant réfléchir sur les motivations qui ont pu pousser les soldats de chacune de ces armées à agir comme elles l’ont fait. La trame de la narration est aussi intéressante, qui nous fait passer alternativement du récit de l’enquête du journaliste au roman historique en lui-même, avec une intrigue qui se tisse au fil des pages… et nous tient en halène jusqu’à la dernière page !

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Rencontre avec Sébastien Higonet, auteur de « Fleur de Laos”, le samedi 7 février 2015

auteurNous avons le plaisir d’accueillir Sébastien Higonet pour la présentation de ce roman Fleur de Laos, publié en 2014 aux éditions Vinotilus. Cette présentation sera accompagnée d’une exposition des photographies que l’auteur a pris lors de ses séjours dans le Laos rural.

Résumé
a-couvCe livre est un voyage au cœur des montagnes du Laos. Un voyage au cœur de l’opium. Un voyage au cœur de la drogue. Un jeune Français, installé à Vientiane, part à la rencontre des diverses ethnies du Laos et des cultivateurs du pavot, dont il partagera le quotidien. Curieux, enthousiaste, idéaliste, il cherchera à s’imprégner de leur mode de vie, jusqu’à le vivre de tout son être. Son envolée vers l’opium s’avérera déterminante pour le reste de son séjour. Il en découvrira, dans sa chair, toutes les étapes, des plus suaves aux plus douloureuses. Sa plongée lente et inexorable l’entraînera au plus profond de lui-même. Ce sera son voyage le plus sensuel, le plus fascinant, le plus terrible ; une aventure dont nul ne revient indemne.

Rendez-vous
Samedi 7 février 2015 à 18h
Entrée libre – Inscription sur notre site