Archives pour la catégorie Récits de voyage/Témoignages

Rencontre-dédicace avec la chercheuse Minju Song et le journaliste Anthony Dufour pour la parution de leur ouvrage « Portraits de Séoul »

Nous avons le plaisir de recevoir les auteurs Minju Song et Anthony Dufour à l’occasion d’une rencontre dans notre librairie pour présenter leur livre Portraits de Séoul, paru en avril 2016 au Hikari éditions. 

Présentation du livre :

Auteurs

Séoul, capitale high-tech de l’Orient extrême, est une star récente du tourisme mondial. Peu de visiteurs tentaient leur chance dans cette jungle urbaine à l’énergie insensée, ouverte au reste du monde à la fin des années 1980 avec la démocratisation et les jeux olympiques. Séoul, c’est un choc, un décor violent et radical, où les lumières, les émotions, les sons, dépassent toujours les doses maximales prescrites. Hollywood en a fait son nouveau terrain de jeu. Les voyageurs occidentaux une conquête. Mais le choc visuel peut tourner court. Séoul semble n’avoir ni queue ni tête. On s’épuise le long de rivages insensés qui ignorent la différence entre mer et rivière. On se perd entre des tours qu’on a l’impression de revoir partout.

Comprendre comment cette drôle de ville organise la frénésie de ses habitants demande du temps, des rencontres, du partage. C’est justement le projet de Portraits de Séoul. Avec ce guide d’un nouveau genre, décodez la cité, une mosaïque composée d’une douzaine de portraits d’habitants qui donnent à voir la diversité et permettent de comprendre la ville, son cœur, ses émotions, son rythme et ses secrets. Avec Portraits de Séoul, voici les clés de la ville.

Séoul RVB WEB

Rendez-vous :
Samedi 11 juin 2016 à 17h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

Rencontre-dédicace avec Benjamin Pelletier, écrivain et formateur en management interculturel

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Nous avons le plaisir de recevoir Benjamin Pelletier pour une rencontre dans notre librairie consacrée à la présentation de son livre Toujours plus à l’est, paru en mars 2016 aux éditions Philippe Picquier.

Présentation du livre :

Toujours plus à l’est raconte un séjour d’une année en Corée du Sud.

Une exploration littéraire de la société coréenne entre ville et montagne, rencontres et paysages, réalité et imaginaire. L’écriture, tour à tour précise ou contemplative, ponctuée d’humour, respire au fil des découvertes. Peu à peu ce promeneur curieux de tout est entraîné vers un vagabondage intérieur. En allant toujours plus à l’est, c’est lui-même qu’il a trouvé.

Voici le parcours coréen que vous allez accomplir aux côtés du narrateur:

Découvrez plus autour de ce livre sur le blog de Benjamin Pelletier

A propos de l’auteur

Benjamin Pelletier est né en 1975. Après des études de philosophie à Toulouse, il est parti travailler en Arabie Saoudite et en Corée du Sud. Installé à Paris, il se spécialise dans la formation interculturelle tout en se consacrant à l’écriture. Il a ainsi travaillé pour de grands groupes en France et à l’international au Moyen Orient et en Extrême Orient. Il intervient en entreprises, écoles (Centrale, École de Guerre Économique, Ponts) et associations professionnelles.

Rendez-vous :
Samedi 23 avril 2016 à 17h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

« Toujours plus à l’est » : récit d’un voyage initiatique au pays du « matin calme »

Beaucoup plus qu’un récit de voyage ou un carnet de bord, Toujours plus à l’est nous fait part d’un voyage initiatique.

Toujours plus à l'est, Benjamin Pelletier

Toujours plus à l’est, Benjamin Pelletier

Benjamin Pelletier nous plonge dans une Corée pittoresque tout en donnant des informations historiques et en développant une certaine philosophie de la vie. Au fil du récit, certains objets, des aliments (comme le ginseng), ou des paysages sont sources de réflexions philosophiques intéressantes et poussées.

L’écriture de Benjamin Pelletier est très agréable. L’auteur mêle une touche d’humour au récit qui délecte le lecteur, certains passages sont d’ailleurs mémorables ! Nous ne pouvons nous empêcher de vous faire découvrir ici un extrait qui étaie nos propos :

(L’auteur vient d’arriver à Séoul et fait la connaissance d’un Français qui lui cède son appartement) « Tristan me fait l’effet d’un gardien de phare qui attend la relève avec impatience pour s’enfuir au plus vite. Il me tourne autour, il guette, il a dans le coin de l’œil une avidité de vampire. Il se lance enfin, plantant ses crocs dans mon innocence, prêt à inoculer le venin dans son ressentiment : Méfie-toi, méfie-toi, Séoul, ville infernale, les Coréens, fais gaffe, tu verras, les types qui rotent au restaurant, les vieilles qui pètent, les gamins qui se moquent de ton nez, les rues qui ne portent pas de nom, les trucs qui pourrissent sur les toits,les culs-de-jatte du métro, les insupportables sonneries de portables, des écrans géants partout, une consommation effrénée, un monde américanisé, y pensent qu’au fric, et puis les vieux qui te doublent quand tu fais la queue, [...] Voilà, c’est ça, la Corée. Qu’est ce que tu viens foutre ici ? »

L’auteur ne prend pas en compte cette diatribe d’un Français qui n’a peut-être pas essayé de comprendre ce pays, et nous fait découvrir une tout autre Corée, à laquelle il s’attache, émerveillé et intrigué par toutes les nouveautés et le dépaysement total auxquels il se retrouve confronté. Toutes ses réflexions peuvent d’ailleurs être utiles pour ceux qui préparent un voyage touristique ou pour ceux qui voudraient découvrir le pays du « matin calme » d’une façon originale !

Nous vous conseillons donc vivement ce livre, abordant des thèmes sérieux et parfois plus légers dans un style travaillé.

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« Une vie avec Alexandra David-Néel »

« Une vie avec Alexandra David-Néel » de Fred Campoy et Mathieu Blanchot nous emporte en BD dans la vie d’une grande aventurière du XIXe siècle.

Une vie avec Alexandra David-Néel, de Fred Campoy et Mathieu Blanchot

Une vie avec Alexandra David-Néel, de Fred Campoy et Mathieu Blanchot

C’est à travers Tortue, comme Alexandra David-Néel surnomme affectueusement son employée, que l’on découvre la vie de cette femme incroyable. Philosophe, féministe, bouddhiste, cantatrice, écrivain, reporter, c’est l’exploratrice la plus célèbre du XXe siècle. Marie-Madeleine Peyronnet nous laisse entrevoir le quotidien d’une femme au caractère irascible mais attachant, dans les dernières années de sa vie dans le sud de la France.

J’ai d’abord été surprise par la colorisation inhabituelle. Le noir et blanc d’ordinaire réservé aux flashbacks est ici un sépia qui présente l’époque de la narration. A l’inverse, ce sont les couleurs lumineuses qui nous font découvrir les aventures passées de l’exploratrice. Un choix surprenant mais adéquat pour apprécier l’intensité de sa vie dans les superbes Himalayas.

Les aventures d’Alexandra David-Néel sont présentées dans des planches courtes, comme des souvenirs qui reviennent en mémoire, par petites touches. Il s’agit, en effet, d’apprendre à la connaître comme l’a fait Marie-Madeleine Peyronnet en entrant à son service. Si j’aurais aimé plus de récits de ses explorations, j’ai toutefois beaucoup apprécié de découvrir « l’après » de 40 ans de découvertes, dont on ne peut ressortir inchangé. Que reste-t-il d’un tel voyage physique et spirituel une fois rentré ? Les connaissances, les souvenirs. J’ai ainsi découvert comment Alexandra David-Néel a couché tout cela sur le papier à l’aide de son assistante.

Et je meurs maintenant d’envie de découvrir les œuvres d’Alexandra David-Néel !

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La quête d’identité de la deuxième génération des Chinois réfugiés du Cambodge

Frédéric-chau-je-reviens-de-si-loin-9782848764764Les éditions Philippe Rey publient en cette rentrée le témoignage intéressant du comédien Frédéric Chau qui revient sur l’histoire de sa famille, d’origine teochow ayant fuit le Cambodge, et sur les difficultés d’intégration d’un jeune issu d’une minorité visible…

C’est une fois connu du grand public que Frédéric a été amené à s’interroger plus en détails sur ses origines, en particulier sur l’histoire de ses parents, issus de la communauté chinoise du Cambodge, qui ont émigré en France pour fuir le massacre des Khmers Rouges dans les années 1970. Il nous raconte leur installation en France avec le statut de réfugiés politiques, après avoir tout perdu à Phnom Penh. Ils souhaitaient que leur fils s’intègre du mieux possible dans ce nouvel environnement, ont essayé de l’envoyer dans les meilleurs établissements scolaires mais souffraient de ne pouvoir l’aider dans ses études. Frédéric a mis du temps à se forger une identité après avoir longtemps essayé d’ « être comme les autres » malgré la stigmatisation des minorités visibles… mais c’est peut-être cela qui l’a mené à devenir comédien !

Ce livre nous plonge au cœur d’une communauté méconnue pourtant installée à Paris depuis des dizaines d’années. Il aborde les difficultés économiques de la première génération puis la quête d’identité et les efforts d’intégration de la deuxième génération. Un témoignage éclairant à replacer dans la « Grande Histoire » et qui apporte un point de vue sociologique sur le parcours des jeunes français issus de l’immigration.

Voir ce livre sur notre site

Rencontre avec Philippe Franchini, auteur de « Continental Saigon », le vendredi 29 mai 2015

Franchini photo petitNous avons le plaisir d’accueillir Philippe Franchini à l’occasion de la réédition en mai 2015 chez Riveneuve Editions de son ouvrage Continental Saïgon, paru pour la première fois en 1977.

Présentation de l’ouvrage :

Couv Franchini-petit-042015Symbole et miroir de l’histoire de l’Indochine, l’hôtel Continental fut le point d’ancrage de tous les aventuriers, les rêveurs et les ambitieux. Son salon, sa terrasse bruissaient des intrigues et des illusions tissées par ces hommes qui ont cédé aux charmes de l’Extrême-Orient, ses promesses de fortune, le parfum du pastis et des tamaris, la fumée brune de l’opium puis celle des canons.

À travers l’histoire de sa famille – son père corse propriétaire du fameux hôtel et sa mère vietnamienne – c’est tout le Saigon des années 1930 à 1970 qui ressurgit : la vie quotidienne des Vietnamiens, la tragédie du métissage, le crépuscule du « règne des Blancs », la prospérité et les désillusions, la corruption et le sang.
Poste d’observation des personnalités militaires et politiques, journalistes, écrivains et cinéastes, le Continental est un lieu d’envoûtement par lequel sont passés Segalen, Malraux, Mayréna, Lucien Bodard, Graham Greene, Pierre Schoendoerffer, Jacques Laurent, Jean Lartéguy, Raoul Coutard ou encore Jacques Chancel.
Récit magnifique et poignant d’un témoin privilégié de l’Histoire et de ses coulisses, de l’Indochine française à la révolte de 1930, de la chute de Saigon à la guerre du Vietnam, Continental Saigon est un livre devenu mythique. Depuis sa première publication en 1977, il incarne autant les fantasmes de cette luxuriante et mystérieuse Indochine que le rêve colonial brisé.
« A la terrasse du Continental, on prenait en quelques heures la température de la ville, la mesure de son chaos et de sa folie. » 
Philippe Franchini est né à Saigon. De 1965 à 1975, il a dirigé le Continental Palace. « Peintre par vocation, écrivain de profession, hôtelier de circonstance » (Bernardo Valli), l’auteur est avant tout un Eurasien déchiré par sa double culture mais nourri par le démon de l’aventure.

Rendez-vous
Vendredi 29 mai 2015 à 18h
Entrée libre
Plus d’informations et inscription sur notre site

Pour plus d’informations sur le parcours et les publications de l’auteur, rendez-vous sur son blog personnel.

« Carnets de Chine », de Nicolas Jolivot

couvUn très beau carnet de voyage à feuilleter en famille

Après Chine, scènes de la vie quotidienne, publié chez Hongfei, Nicolas Jolivot nous livre un nouveau carnet illustré de ses peintures à l’encre de Chine, dans lequel il raconte un long voyage où il a sillonné la Chine du nord au sud, de l’est à l’ouest…

Son format est original, les éditions Elytis ayant opté pour un format A3 qui permet d’avoir une belle qualité d’impression qui met vraiment en valeur le travail d’illustration de Nicolas Jolivot. Le regard est irrésistiblement attiré par les magnifiques paysages et scènes urbaines. La reliure avec une ficelle donne à l’album un cachet d’authenticité certain.

Ses textes mêlent habilement petits détails de la vie quotidienne, observations minutieuses de la société chinoise, témoignages et anecdotes de voyage, humour et sujets plus graves, mais aussi des réflexions sur l’art de dessiner.

Carnets de Chine : Un long périple à travers la Chine avec mon carnet comme compagnon de voyage, Nicolas Jolivot, Editions Elytis, 2014, 144 p.

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Exposition de peintures de Marcelino Truong

Nous exposons actuellement une sélection de peintures de Marcelino Truong dans notre vitrine consacrée au Vietnam.

vitrine-vietnamN’hésitez pas à venir les admirer en librairie, ou bien nous demander conseil pour des livres sur le Vietnam.

couvMarcelino Truong a publié en 2012 chez Denoël Une si jolie petite guerre, roman graphique racontant l’expérience de sa famille franco-vietnamienne pendant la guerre du Vietnam, alors qu’il était enfant.

Les descriptions de la guerre au quotidien, du ressenti de ses parents, les domestiques ou les gens de la rue sont entrecoupées de textes explicatifs qui replacent ce témoignage familial dans la chronologie historique des évènements. Nous vous conseillons cette très belle introduction à cette guerre qui reste assez méconnue du grand public français.

Voir ce livre sur notre site

Rencontre avec Serge Koenig, auteur de « J’entends battre le coeur de la Chine »

Vice-consul de France à Chengdu, Serge Koenig est également un alpiniste de haut niveau qui relate dans un livre étonnant un parcours hors du commun. Dans son essai autobiographique, J’entends battre le coeur de la Chine il entraîne son lecteur dans la partie ouest de la Chine, au Sichuan et au Tibet, dans des expéditions en montagne alimentées de réflexions sur l’aménagement du territoire dans ces régions et sur les relations entre la Chine, le Tibet et l’Occident.

Résumé
Alpiniste chevronné, Serge Koenig est aujourd hui vice-consul de France à Chengdu, la capitale de la province chinoise du Sichuan. C est le parcours hors norme de ce guide de haute montagne devenu diplomate que relate ce livre.
Serge Koenig nous fait explorer la face ouest de la Chine, ce pays-continent qu il sillonne depuis qu il y est entré par le Toit du monde il y a trente ans. À partir des projets d aménagement du territoire montagnard (stations de sports d hiver, via ferrata, école de guides) qu il encadre sur place, il témoigne à la fois des atouts et des travers de la Chine d aujourd hui. En s appuyant sur son expérience du terrain, il livre également son sentiment sur la question tibétaine, tout en sachant que son témoignage à contre-courant suscitera le débat tant le sujet est complexe et épineux.
Ce récit est celui d un diplomate français en Chine ; c est aussi celui d un alpiniste ayant participé à quatre expéditions sur l Everest, dont la fameuse opération Sagarmatha en 1988, première ascension retransmise en direct à la télévision française.
Montagne, aventure, environnement, économie, droits de l homme, religion, politique internationale : le large spectre des sujets abordés dans cet essai autobiographique en fait tout l intérêt.

Rendez-vous
Vendredi 13 mai 2013 à 18h
Entrée libre – Inscription sur notre site

Hong-Kong et Macao de Joseph Kessel

Paru en 1957, Hong-Kong et Macao, entraîne encore le lecteur d’aujourd’hui dans les secrets de Hong-Kong, à la rencontre de destins pittoresques et atypiques, misérables, singuliers, étranges…

Joseph Kessel vous emporte à sa suite dans les rues de Kowloon, vous entendrez les confidences qui lui sont faites, pousserez la porte des maisons d’opium et des bordels, découvrirez des histoires incroyables et un monde où tous les moyens sont bons pour gagner de l’argent.

De la vendeuse d’enfants à l’inventeur du Beaume du Tigre, c’est une galerie de portraits que fait naître sous vos yeux Joseph Kessel, des portraits qui caractérisent Hong-Kong, sa démesure tant dans la richesse que dans la pauvreté :

Car, tandis que sur l’immense territoire de la Chine les six cent millions d’habitants qui le peuplent sont soumis au nivellement, à l’uniformité, à l’austérité, au gigantesque labeur et à la dure foi communistes, Hong-Kong sert de refuge au vieux monde chinois et tout s’y trouve porté à un point d’intensité extrême : les qualités et les défauts, les enchantements et les hideurs. (p.36)