Archives pour la catégorie Polars

« Il était une fois l’inspecteur Chen » de Qiu Xiaolong

il-était-une-fois-l-inspecteur-chen-9782867468414Les éditions Liana Levi publient en cette rentrée 2016 un nouveau roman du célèbre auteur de polars vivant aux Etats-Unis, Qiu Xiaolong, intitulé Il était une fois l’inspecteur Chen.

Après Dragon bleu, tigre blanc dans lequel l’inspecteur se trouve au cœur de luttes d’intérêts dans les hautes sphères shanghaïennes, ce nouveau roman raconte comment Chen Cao, jeune diplômé en littérature anglo-saxonne, se retrouve affecté à un poste de police de Shanghai comme traducteur, et va mener de fil en aiguille sa première enquête, pour devenir plus tard le fameux inspecteur Chen.

On retrouve dans ce roman l’amour de l’auteur pour la gastronomie chinoise, il nous emmène également dans la Cité de la Poussière Rouge où il a grandi, à la recherche d’histoires de voisinage, dans lesquelles se mêlent les blessures du passé.

Au delà d’un roman policier, cet ouvrage nous permet de mieux comprendre l’histoire et la personnalité de l’inspecteur Chen. C’est un retour en arrière et un retour sur soi pour l’auteur autant que le personnage. D’ailleurs, le roman est accompagné d’un fascicule où Qiu Xiaolong présente son parcours et répond à un certain nombre d’interrogations de ses lecteur (« Comment avez-vous crée le personnage de Chen Cao ? », « Est-ce difficile d’écrire depuis l’exil ? », « Quelle place tient la poésie dans votre parcours intellectuel ? », etc.),  suivi de 28 poèmes de l’inspecteur avec le contexte de leur écriture…

Plus d’informations sur notre site

A lire également : le billet de Bertrand Mialaret consacré à cet ouvrage sur son site My Chinese Books.

Rencontre-dédicace avec la romancière japonaise Ruriko Kishida

Nous avons le plaisir de recevoir la romancière Ruriko Kishida pour la présentation de son livre Requiem à huis clos, paru le 05 avril 2016 aux éditions d’Est en Ouest.

Ruriko Kishida 2

Née en 1961 à Kyoto, Ruriko KISHIDA est la fille d’un chercheur. Expatriée à Paris à l’âge de 13 ans, elle est diplômée de la faculté des sciences de Paris VII. Requiem à huis clos est son premier roman et se distingue tout de suite en remportant le prix Ayukawa Tetsuya, qui lui vaudra sa publication.

Le prix Ayukawa Tetsuya                                                                  Grand romancier policier, Tetsuya Ayukawa (1919-2002) était aussi un critique littéraire et a remporté le prix Naoki en 1950. En hommage au talent de cet auteur, et pour développer l’image du roman policier, son éditeur, Tokyo Sogensha, a créé le prix Ayukawa Tetsuya en 1990. Il récompense chaque année l’auteur d’un premier roman policier original, avec pour prix la publication de l’ouvrage gagnant.

Présentation du livre :

Version japonaise du mystère de la chambre close

À Kyoto, lors de l’exposition de Reiko, artiste peintre, une jeune femme est frappée d’effroi devant un tableau. Des éléments présents dans l’oeuvre suggèrent que l’artiste sait ce qui est arrivé au mari de cette jeune femme, Takao, disparu cinq ans plus tôt sans laisser de trace. Peu après, sur le lieu même de la disparition de Takao, un corps est découvert. Un meurtre à huis clos qui rappelle étrangement les circonstances de cette disparition : personne n’a pu ni entrer ni sortir, toutes les issues étant verrouillées de l’intérieur. Asami, camarade d’université de Reiko, mène l’enquête et ramène au jour un passé enfoui. Sans se décourager, elle n’aura de cesse de rechercher la vérité dissimulée dans le mystérieux tableau.

Sur une trame qui fait monter l’angoisse, se tisse une intrigue pleine de suspens, qui a remporté le prix Ayukawa Tetsuya en 2004.

Le récit, avec Kyoto pour toile de fond, entretient un rapport direct avec Paris (l’artiste peintre s’y rend souvent). L’enquête est menée par une héroïne typique de la trentenaire japonaise célibataire. Ce roman illustre de nombreux traits caractéristiques de la société japonaise, et constitue ainsi à la fois une bonne introduction à la culture japonaise pour les lecteurs de polars venus d’autres horizons et un véritable plaisir pour les japanophiles qui leur permettra de savourer la littérature japonaise qu’ils aiment à travers un genre – le roman policier – très populaire en France. Le tout en maintenant une tension permanente pour aboutir à une fin surprenante et inattendue.

Le mot de l’éditeur :

Un roman qui vous fera vivre le Japon moderne, dans sa ville la plus traditionnelle, à travers une intrigue sans issue possible, cheminant dans l’atroce réalité de l’esprit humain et de la folie. Des personnages qui nous touchent par leurs défauts et leur sensibilité à fleur de pinceau. Un polar de qualité, ayant fait ses preuves au Japon, qui vous fera découvrir la littérature contemporaine japonaise en compagnie d’une auteure aguerrie de « romans mystérieux », qui a eu un coup de cœur pour la France.

Requiem a huis clos

Rendez-vous :
Vendredi 20 mai 2016 à 18h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

L’inspecteur Singh enquête à… Singapour

Singh, Singh… Singapour

Vous avez envie de lire un polar dépaysant, eh bien, en voici un !
Avec L’inspecteur Singh enquête à Singapour, Shamini Flint signe un roman policier réussi, à l’intrigue bien ficelée et surtout très bien documenté sur Singapour, avec un savant dosage de personnages bien étudiés, du suspense et de l’humour.
Son enquêteur, l’inspecteur Singh, bourru et anticonformiste dans ses tenues et son attitude, a le don d’irriter sa hiérarchie mais attire très vite la sympathie des lecteurs de par son caractère, son goût pour la bonne chère, ses relations avec sa femme et sa belle-famille et sa ténacité à résoudre les crimes. En le suivant au fil de son enquête au demeurant fort bien menée, avec moult rebondissements, on découvre la société singapourienne, les différentes nationalités qui s’y côtoient sans se mélanger, les préjugés des uns et des autres, les clichés et le conservatisme ambiant en matière de mariage, de mixité ethnique, d’homosexualité, etc.
Le milieu professionnel d’un cabinet d’avocats, des affaires et de la politique est également très bien décrit, ce qui n’est pas étonnant puisque l’auteure a travaillé en tant qu’avocate.
Si vous avez aimé ce roman, ne vous arrêtez pas en si bon chemin et suivez l’inspecteur Singh dans ses autres aventures à Pékin et Phnom Penh !

Rencontre avec François Boucher, alias Fan Tong, auteur de « Le lièvre blanc du Yunnan »

auteurJournaliste vivant à Hong Kong depuis une vingtaine d’années, François Boucher est l’auteur de plusieurs romans policiers sous le pseudonyme chinois Fan Tong. Ses romans ont généralement pour cadre la Chine du sud, dans laquelle nous suivons des personnages attachants qui tentent de démêler des enquêtes dans des cadres originaux, où le chemin de fer a souvent sa place…

Nous l’accueillons au Phénix pour la 2ème fois à l’occasion de la publication aux éditions du Non-Agir d’un nouveau polar humoristique, Le lièvre blanc du Yunnan.

Résumé du polar :

couvertureUn train, sous un tunnel ; quatre passagers s’envolent, un lièvre surgit… Prestidigitation ? Le train ? Celui du Yunnan, construit par les Français au début du XXe siècle pour relier leur Indochine à la Chine, la ville de Hanoï à celle de Yunansen.
Les disparus ? Tout d’abord Jean Lepleux et Noël Billet, respectivement président et trésorier de l’Amicale ferroviaire de la Nièvre, en voyage d’étude à bord du vénérable chemin de fer, mais aussi mademoiselle Yu, leur interprète, et un certain monsieur Xiong, un drôle de voyageur rencontré la veille.
Quant au lièvre, il est tout blanc, et étalé, raide mort, dans le wagon de l’escamotage. « Un message des ravisseurs », pense Grandjean, le secrétaire général de l’Amicale, car qu’envisager d’autre qu’un rapt ? Va pour le message… mais qui pourrait le déchiffrer ? Grandjean aurait volontiers consulté son ami Billet, grand connaisseur des trains chinois, qui plus est à l’origine de leur périple, s’il n’avait eu la mauvaise idée de faire partie des kidnappés. Il lui reste Thérèse, « la petite interprète de rechange » envoyée par le consulat de France, et le commissaire Wei, en charge de l’enquête, pour éclairer sa lanterne… ou définitivement l’obscurcir.

Rendez-vous
Vendredi 3 juillet à 18h
Entrée libre
Inscription sur notre site

Au croisement du roman policier, de l’enquête journalistique et du roman historique, Michel Imbert nous emmène sur les traces de la Longue Marche

a-couvLes éditions Philippe Picquier publient un nouveau roman de Michel Imbert ayant pour cadre la Chine : Marche rouge, montagnes blanches. Il vous plongera au cœur d’une division de l’armée rouge dans sa longue marche vers Yan’an à la fin des années 1930.

Lorsque Dupin, journaliste français à Pékin dans les années 2000, rencontre par hasard un vétéran de la Longue Marche, il décide de l’interviewer et va finalement se retrouver à écrire un roman sur ce simple paysan devenu héros de la guerre civile entre les communistes et les nationalistes…

Après son polar En revenant de Tiananmen, Michel Imbert nous emmène sur les traces de Guo Baoyi, enrôlé dans l’armée rouge, suite à la condamnation injuste de sa famille par des propriétaires terriens, au moment où elle se lance dans la Longue Marche qui la mènera des montagnes du sud de la Chine jusqu’aux plateaux de lœss du Shanxi. Le jeune Baoyi découvre le monde de l’armée et la guérilla, dans une lutte pour la survie lors des combats mais aussi contre le froid, la faim, le soupçon incessant et les retournements de situation auxquels il doit faire face…

Ce roman nous fait revivre de l’intérieur cet épisode de l’histoire de la Chine que l’on connaît finalement assez mal. Il opère un parallèle intéressant entre l’armée rouge et l’armée nationaliste, nous faisant réfléchir sur les motivations qui ont pu pousser les soldats de chacune de ces armées à agir comme elles l’ont fait. La trame de la narration est aussi intéressante, qui nous fait passer alternativement du récit de l’enquête du journaliste au roman historique en lui-même, avec une intrigue qui se tisse au fil des pages… et nous tient en halène jusqu’à la dernière page !

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Rencontre avec François Boucher, alias Fan Tong, auteur du polar « Dans ma jungle affectueusement »

push_14892_auteur-recadréNous avons le plaisir d’accueillir François Boucher à l’occasion de la sortie cette année de deux nouveaux romans aux éditions du Non-Agir : Voguant vers l’avenir lumineux (édition de poche) et De ma jungle affectueusement.

Journaliste vivant à Hong Kong depuis une vingtaine d’années, François Boucher est l’auteur de plusieurs romans policiers sous le pseudonyme chinois Fan Tong. Ses romans ont généralement pour cadre la Chine du sud, dans laquelle nous suivons des personnages attachants qui tentent de démêler des enquêtes dans des cadres originaux, où le chemin de fer a souvent sa place…

a-couv2Dans Voguant vers l’avenir lumineux, François Boucher nous plonge dans le Hong Kong des années 1960, sur les traces du vieux tramway hongkongais et au moment des manifestations anticolonialistes de la fin de la décennie. Ce roman a remporté en 2012 le prix du roman décerné par les élèves des lycées français d’Asie, et peut être lu par tout public, à partir de 15 ans.

Dans De ma jungle, affecTUEUSEment, l’auteur entremêle deux intrigues, entre le Paris des années 1950 et la Chine des années 1930, et plus précisément la colonie de Fort-Bayard. Ce roman a reçu d’excellentes critiques des lecteurs loa-couvrs de l’opération « Masse critique » sur le site de lecteurs Babelio.

Rendez-vous
Vendredi 9 janvier 2015 à 18h
Entrée libre
Plus d’informations et inscription sur notre site

 

Le gué du tigre de Philippe Dessertine

couvSortie en livre de poche en avril dernier, Le gué du tigre est un récit à huis clos qui reconstitue ce qui s’est passé au consulat américain de Chengdu lorsque Wang Lijun s’y est réfugié en février 2012. Bras droit de Bo Xilai et chef de la police de Chongqing, il va faire des révélations qui entraîneront la chute de Bo Xilai avant la désignation du nouveau bureau politique en automne 2012.

Ce texte, écrit comme un thriller, nous tient en halène du début à la fin, entre réalité et fiction, et nous plonge au cœur des luttes intestines du monde politique de la Chine contemporaine. Il est difficile de ne pas en sortir bouleversé par les révélations faites dans ce livre, que ce soient les rouages des luttes de factions, la violence des croisades contre les sociétés secrètes en Chine, mais aussi l’importance cruciale de la finance dans le monde, que l’auteur nous fait toucher du doigt dans cet ouvrage qui se lit d’une traite.

Philippe Dessertine est un spécialiste de la finance, professeur à l’Institut des Affaires étrangères de Paris Sorbonne, auteur entre autres de Ceci n’est pas une crise (juste la fin d’un monde) et Le monde s’en va en guerre (ne sait quand reviendra). Nous vous conseillons vivement d’écouter la conférence qu’il a donnée l’année dernière à Bordeaux, dans laquelle il explique le contexte et les raisons qui l’ont poussé à écrire cet ouvrage :

Sept yeux de chat de CHOI Jae-hoon

Méfiez-vous, le narrateur pourrait bien se jouer de vous…
Sept Yeux de chats est un roman fascinant qui a la rare capacité de surprendre le lecteur tout en le tenant en haleine, de lui faire froncer les sourcils de perplexité puis de lui faire s’écrier « c’est ça ! » avant qu’il n’en doute de nouveau… ce qui nous confirme au moins une chose : la lecture est une aventure.

Récits effrayants, enquêtes mystérieuses, histoires de vengeances… un labyrinthe d’histoires toutes plus passionnantes les unes que les autres vous invitera à jouer les détectives pour démêler le vrai du faux, comprendre qui raconte quoi, qui s’inspire de qui et qui écrit quoi dans ce roman époustouflant d’originalité, d’audace et de génie.

Choi Jae-hoon déploie en effet un procédé ingénieux qui vous fera remonter les strates de la fiction pour vous approcher, si possible, de la création littéraire. Quand les personnages s’improvisent narrateurs (ou quand le narrateur se dissimule parmi les personnages), quand les auteurs rencontrent leurs personnages et quand, en plus, les traducteurs s’en mêlent… c’est au lecteur de faire le tri ! Mais plus vous avancez dans ce roman, plus vous aurez l’impression d’approcher de la réalité, même si, dans ce jeu de poupées russes, la dernière strate c’est vous, lecteur !

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Egalement disponible à la librairie : la version coréenne de Sept yeux de chats.

 

Hell, de Tsutsui Yasutaka

Un roman original qui se déroule dans un enfer pas si éloigné du quotidien et où se retrouvent des personnages qui se sont croisés pendant leur vie… le roman Hell  de Tsutsui Yasutaka sort des sentiers battus et confirme le ton décalé des éditions Wombat. Après avoir édité le très original et très drôle roman de Hideo OkudaLes remèdes du docteur Irabu, Wombat poursuit sa collection japonaise « Iwazaru » avec un roman bien différent mais tout aussi surprenant. Hell brosse le portrait d’hommes et de femmes qui se retrouvent en enfer après leur mort, dans leur ville, entourés de bâtiments qui leur sont familiers. Ils croisent la route de ceux qu’ils ont connus vivants, avec cette particularité qu’en enfer le passé de chacun, les circonstances de sa mort et des secrets jusque là bien gardés sont exposés à la vue de quiconque s’y intéresse. Culpabilité, trahison, infidélités… l’enfer pourrait donner lieu à bien des règlements de compte si la mort ne s’accompagnait pas d’une étrange indifférence aux choses du passé…

Ce roman fait partie de la rentrée littéraire japonaise 2013.

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Vient de paraître : le nouveau He Jiahong !

Attendu avec impatience, le dernier roman de He Jiahong vient de paraître aux éditions de l’aube. Crime impuni aux monts Wuyi vous entraînera dans les secrets du système judiciaire chinois à travers une histoire de meurtre qui eut lieu dans le Fujian en 1998. Un polar documenté qui entraînera le lecteur jusqu’à Aix-en-Provence et montrera que prouver la culpabilité du coupable est souvent plus difficile que de trouver le coupable…

Disponible en librairie.

Cyber China, de Qiu Xiaolong

Dans Cyber China, le maître du polar chinois Qiu Xiaolong explore les réseaux internet, forums et autres lieux de discussion virtuels devenus le terrain d’expression de nombreux cyber-citoyens. Contrôlés, surveillés et régulièrement censurés, les sites web et forums restent un lieu d’informations privilégié face aux médias officiels :

« Dans les médias officiels, on n’annonçait que d’excellentes nouvelles sur le pays. Les autorités voulaient donner l’image d’une société harmonieuse et n’autorisaient aucun article ou reportage négatif » (p. 44)

Derrière l’enquête policière de l’inspecteur Chen, c’est toute la complexité de la société chinoise d’aujourd’hui qui se fait jour. Nombreuses sont les affaires de corruption qui ont éclaté sur internet, les cyber-citoyens luttant par leurs propres moyens contre la corruption des cadres et des dirigeants, quitte à lancer des chasse à l’homme sur le web. Entre internautes et dirigeants, la lutte souterraine oppose indignation et sentiment d’injustice à une censure bien active. Et d’ailleurs comment se fait-il que les cadres « s’engraissent comme des rats rouges » ? Qiu Xiaolong ne mâche pas ses mots lorsqu’il fait dire à l’un de ses personnages : « C’est ce maudit parti unique, avec son pouvoir absolu, son contrôle drastique des médias et sa corruption notoire. » (p. 46)

Bref, les amoureux des enquêtes de l’inspecteur Chen ne seront pas déçus tandis que tous ceux qui s’intéressent à la société chinoise contemporaine trouveront dans ce roman une précieuse source de réflexions.

Cyber China, Qiu Xiaolong, Points, 2013 pour la parution en poche.

Les polars asiatiques

Vitrine polar 203Comme chaque été, les polars sont de sortie ! Nous leur avons d’ailleurs consacré une vitrine dans laquelle vous trouverez tous les incontournables en matière de romans noirs venus d’Asie.

Le juge Ti, He Jiahong et les romans meurtriers, en français, chinois et coréenCommençons par la Chine, avec les traditionnelles Enquêtes du juge Ti de Robert Van Gulik disponibles en 4 tomes aux éditions La Découverte. Le succès incontestable de cette série a donné lieu à une traduction en chinois des livres de Van Gulik ! Vous pouvez à présent lire les aventures du juge Ti en chinois (n’hésitez pas à nous contacter pour commander ou réserver).

Qiu Xiaolong et les enquêtes de l'inspecteur ChenDans un registre plus contemporain, les deux maîtres du polar chinois sont Qiu Xiaolong dont vous retrouverez tous les titres en librairie et He Jiahong. Cet été, vous pourrez lire Cyber China, le dernière chef d’oeuvre de Qiu Xiaolong en format poche et découvrir la nouvelle édition du premier roman traduit de He Jiahong : Le mystérieux tableau ancienLes livres de He Jiahong sont d’ailleurs disponibles en chinois pour les lecteurs sinophones !

Dans la série « l’Asie en noir », les éditions Philippe Picquier vous offrent un inédit paru directement en poche : En revenant de Tian’anmen de Michel Imbert alias… Mi Jianxiu. Sans compter les nombreux auteurs de romans policiers édités par Philippe Picquier : Miyabe Miyuki avec notamment la parution en poche de Une carte pour l’enferEdogawa Rampo, Yokomizo Seichi, et bien sûr les romans des soeurs Tran-Nhut pour n’en citer que quelques uns.

Côté Japon, outre les excellents titres de chez Picquier, nous vous proposons de découvrir sans tarder l’écrivain Higashino Keigo dont le dernier titre, La Prophétie de l’abeille vient de paraître chez son éditeur Actes Sud. Higashino Keigo est notamment l’auteur du roman policier Le dévouement du suspect X un polar d’une efficacité époustouflante au scénario aussi irréprochable que l’incroyable mise en scène imaginée par son professeur de mathématiques. Un roman ingénieux et prenant qu’on ne repose pas avant d’avoir fini !

Keigo Higashino, le juge Bao, Matsumoto

En BD ! La géniale bande-dessinée pour adultes signée Patrick Marty et Nie Chongrui met en scène le juge Bao dans la Chine du XIe siècle. Véritable héros populaire, le juge Bao incarne la justice dans un empire en plein essor où les intrigues et la corruption ont la part belle…Edité par les éditions Fei, également auteurs du magnifique coffret Au Bord de l’eau dont nous avions beaucoup parlé, le juge Bao fait partie des lectures incontournables pour tous les amoureux de la Chine ancienne.

Les enquêtes du mandarin TanPour tous les amateurs des enquêtes policières ayant pour toile de fond une Asie historique où les superstitions viennent embrouiller les crimes mais où l’enquête suit un fil des plus rationnels, suivez les enquêtes du mandarin Tan ! Série policière vietnamienne, les enquêtes du mandarin Tan sont rédigées par les soeurs Tran-Nhut et se situent dans le Vietnam du XVIIe siècle. Vous retrouverez toute la série en librairie, dont nos coups de coeur : L’esprit de la renarde, le banquet de la licorne ou encore la poudre de monsieur Hou. Ayant déjà convaincu de nombreux lecteurs, les enquêtes du mandarin Tan ont l’art de dérouler des intrigues passionnantes dans une langue raffinée non dépourvue d’humour.

Si les polars coréens traduits en français ne sont pas nombreux, ils comptent parmi eux un chef-d’oeuvre littéraire : Les romans meurtriers de Kim Tak-hwan aux éditions Philippe Picquier. Se déroulant dans la Corée fin XVIIIe siècle, cet excellent polar déploie une enquête policière qui vous tiendra en haleine jusqu’au bout tout en prenant pour toile de fond toutes les réflexions agitant la Corée de l’époque : attachement à la tradition lettrée, méfiance envers les romans (par opposition aux textes classiques), fascination pour cette modernité venue d’Europe via la Chine… Les héros sont de jeunes lettrés à l’érudition impressionnante, maîtrisant les arts du combat et animé par un sens de l’amitié très présent dans tout le roman. Il est rare de voir un roman allier avec autant de réussite un rythme soutenu et un suspens haletant avec une érudition toujours présente en filigrane. Le livre est également disponible en coréen (en deux tomes).

Jérôme NoirezEt pour les jeunes lecteurs ? Nouveaux venus au Phénix, le Shogun de l’ombre et Fleurs de Dragon des éditions Gulf Stream plongeront les adolescents en plein coeur du Japon médiéval pour des enquêtes passionnantes qui prennent des allures de quête initiatique, où les héros sont de jeunes samouraïs et les crimes parés de mystère… Tous deux écrits par Jérôme Noirez, ces romans s’inscrivent dans la collection « courants noirs » dont plusieurs titres ont été retenus par l’Education Nationale dans le cadre du projet « lectures pour les collégiens ». Pour voir les autres titres de la collection, rendez-vous sur le site de l’éditeur.

Enfin, vous trouverez en langue chinoise et coréenne les traductions des grands polars qui sont des best-sellers internationaux : des traditionnels Agatha Christie et Arthur Conan Doyle aux contemporains Camilla Läckberg ou Henning Mankell (en chinois seulement). Et bien sûr, vous pouvez nous passer commande pour tout roman en chinois et en coréen que nous n’avons pas en stock : faites-nous la demande à cette adresse : contact@librairielephenix.fr !

Les romans meurtriers, de Kim Tak-hwan

Si vous n’avez pas encore lu Les Romans meurtriers, ne perdez pas une seconde pour découvrir ce livre aux multiples facettes qui vous fera plonger dans la Corée du XVIIIe siècle ! L’auteur réussit une oeuvre de maître qui, tout en défilant une histoire policière au suspens toujours présent, fait preuve d’une érudition grisante et met en scène des personnages inoubliables.

Une série de meurtres qui plonge la ville dans l’effroi… la présence systématique d’un roman de l’auteur le plus en vue sur la scène de chaque crime… l’intrigue a déjà tout pour séduire. A la suite du héros, un jeune dosa de la Haute cour, le lecteur pousse la porte du cercle très fermé d’un groupe de lettrés et participe aux discussions de ces personnages impressionnants d’érudition et de talents, férus de poésie et de peinture, versés dans les arts et le combat et liés par une mutuelle admiration et une véritable amitié.

Trahison, complots, meurtres, exécutions… le roman soutient un rythme effréné mais derrière ces aventures passionnantes se dessinent les luttes politiques de l’époque, les grands débats  et questionnements, enfin toutes les caractéristiques de la Corée fin XVIIIe…