Archives pour la catégorie Poésie/Théâtre

Rencontre-dédicace avec les trois poètes Yu Xiang, Shu Cai et Li Li pour la présentation de leurs recueils de poèmes bilingues

Nous avons le plaisir de recevoir trois poètes chinois, Yu Xiang 宇向, Shu Cai 树才, et Li Li 李笠, accompagnés de leur traductrice Chantal Chen-Andro et de Xu Shuang, professeur à l’Université Paris Denis Diderot, à l’occasion de la parution de recueils de poèmes bilingues chinois-français aux éditions Caractères.20170224poeteschinoisBIS

Les auteurs présenterons d’abord leur oeuvre après quoi s’en suivront des lectures bilingues d’une sélection de poèmes.

A propos des auteurs 

Shu Cai 树才(1965- )

(à droite)

Poète et traducteur, né à Fenghua dans la province du Zhejiang. Diplômé en 1987 de langue et littérature françaises, il a été diplomate de 1990 à 1994 à l’Ambassade de Chine au Sénégal. Un bon nombre des poèmes du recueil « Le solitaire » (单独者) ont été écrits à Dakar pendant cette période. Chercheur en poésie française à l’Institut des Littératures étrangères de l’Académie des Sciences Sociales de Chine, il vit actuellement à Beijing. Traducteur de Pierre Reverdy, René Char, Saint-John Perse et Yves Bonnefoy, Shu Cai est l’un des fondateurs de l’école de la poésie « la Troisième Voie » et s’investit particulièrement dans l’étude des littératures et cultures étrangères. Il est l’un des fondateurs de la revue trimestrielle 《读诗》(Lire la poésie) et de la revue annuelle 《译诗》(Traduire la poésie), crées en 2011. Ses poèmes ont été traduits en français et en anglais. Il est venu en France invité par la Biennale des poètes en Val de Marne en 1997. Il a participé au numéro double 191-192 de la revue Action poétique « Ateliers d’aujourd’hui » pour la langue chinoise. Il a reçu la Médaille de « Chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques » en 2008. Pour le Printemps des poètes 2013, il a fait une lecture avec le poète tchadien Nimrod à la librairie-galerie des Éditions Caractères. Il est actuellement en résidence à la meet de Saint –Nazaire.

Recueil de poésie:
《单独者》 (Le Seul), Huaxia chubanshe, 1997.
《树才诗选》(Choix de poèmes), The Milky Way Publishing Co. Hongkong, 2003.
《树才诗选》(Choix de poèmes), Changjiang wenyi chubanshe, 2011.
Des traductions en français de ses poèmes ont paru dans Action poétique (automne-hiver 1997), Noir sur blanc, une anthologie (Fourbis, 1998), l’anthologie Le ciel en fuite (Circé, 2004 ) et la revue Europe (n°1003-1004, nov.- déc. 2012) : dans le dossier « Poètes chinois d’aujourd’hui : une poésie en quête du réel ». Dix poèmes ont paru dans la Revue des ressources.

Li Li 李笠 (1961- )

(à gauche)

Poète, traducteur, photographe, né à Shanghai. En 1979, il est admis au département de suédois de l’Institut des langues étrangères de Beijing. En 1988, il s’inscrit à l’université de Stockholm pour étudier la littérature suédoise. En 1989 il publie son premier recueil en suédois : « Les yeux dans l’eau », suivront « L’évasion », « L’habitat c’est vous » (1999), « La source » (2007) qui lui vaudront le « Prix littéraire de la presse suédoise » et d’autres récompenses. Au début de son séjour en Suède, il a réalisé cinq films poétiques, qui ont été diffusés dans une émission culturelle de la première chaîne de télévision suédoise, dont « La ville blanche » et « Deux villes d’eau ». Il a traduit l’œuvre poétique de Thomas Tanströmer, celle de la poétesse finlandaise d’expression suédoise Edith Södergram (1892-1923). Il a publié des livres de photos : en 2011, « Vera, Simon et leur monde » (维拉,西蒙 和他们的世界), en 2014, « Photographie-poésie » (诗摄影). En 2016 est publié son recueil de poèmes : « 雪的供词 » (Confession de la neige).

Yu Xiang 宇向 (1970-)

(au bas)

Elle vit à Jinan, dans la province du Shandong. Après s’être intéressée à la musique non officielle, à la peinture contemporaine, elle se consacre depuis 2000 à l’écriture. Sa poésie est marquée par un rythme syncopé, souvent répétitif. Yu Xiang s’exprime de façon directe, avec des mots de tous les jours. Toutes ces caractéristiques donnent, à la lecture de ses textes, une impression de force. Elle a reçu de nombreux prix dont, en 2004, le prix de poésie « Rou Gang ». Fondé en 1992, il s’agit du premier grand prix poétique à valeur nationale attribué en Chine par un particulier depuis la fondation de la République. D’autres choses, publié en bilingue en 2016 aux Éditions Caractères, est le premier recueil de poèmes de Yu Xiang traduits en français.

Rendez-vous :
Vendredi 10 mars à 18h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

Rencontre-dédicace avec le chercheur Pascal Bourdeaux autour de son ouvrage « Histoire de Lục Vân Tiên : Manuscrit enluminé & Commentaires au manuscrit »

Portrait BourdeauxNous avons le plaisir de recevoir Pascal Bourdeaux, maître de conférence, dans notre librairie pour une rencontre consacrée à la présentation du livre dont il est éditeur : Histoire de Lục Vân Tiên : Manuscrit enluminé & Commentaires au manuscrit, paru en avril 2016 à l’Ecole Française d’Extrême-Orient.

Présentation du livre :

Publication commentée d’un manuscrit enluminé inédit du poème Lục Vân Tiên redécouvert à la bibliothèque de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres dans lequel Nguyễn Đình Chiểu (1822-1888) expose les vertus et les beautés du confucianisme et de la culture populaire du Sud du Viêt Nam.

Relevant à la fois de l’érudition classique et de la littérature orale du milieu du XIXe siècle, le poème Lục Vân Tiên de Nguyễn Đình Chiểu a intégré de longue date le panthéon des gloires littéraires nationales en ayant su insuffler au classicisme de la culture lettrée vietnamienne des caractéristiques méridionales. Œuvre traduite en français dès 1864, c’est la publication d’Abel des Michels en 1883 qui incita un officier de marine français, Eugène Gibert, en mission à Huê entre 1895 et 1897, à faire réaliser ce manuscrit enluminé par un lettré de cour du nom de Lê Đức Trạch. De retour en France, son commanditaire l’offrit en 1899 à la bibliothèque de l’Institut de France où il a été redécouvert en 2011. Il s’agit de l’unique version illustrée (139 planches polychromes) d’un poème vietnamien intégral connue à ce jour.

La beauté et la valeur littéraires et historiques de ce document unique justifient l’édition d’un fac-similé complété de commentaires au manuscrit. Le volume I, volontairement épuré, présente les planches enluminées en vis-à-vis desquelles paraît l’extrait du poème en version trilingue (français, quốc ngữ, anglais). Le volume II consigne l’ensemble des commentaires (avant-propos, introduction à l’histoire du manuscrit, annotations du poème, transcription inédite de la version du poème enluminé en vietnamien romanisé).

Le Lục Vân Tiên est une œuvre littéraire vietnamienne. Le manuscrit, engendré par le contact franco-vietnamien est une œuvre d’art qui l’est tout autant. La redécouverte récente de ce joyau de la culture populaire du Viêt Nam exigeait sa diffusion auprès des spécialistes et des passionnés d’histoire, de littérature, de philologie et d’art. Ce souhait est en partie réalisé grâce à la publication de cette Histoire de Lục Vân Tiên.

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Coup de coeur du librairie :
Un magnifique ouvrage en deux volumes présentant le manuscrit illustré du poème vietnamien Lục Vân Tiên réalisé à la fin du XIXe siècle sur commande d’un général français, Eugène Gibert, qui l’a ensuite offert à l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres.
Le premier volume présente de très belle reproductions en couleurs du manuscrit, dans lequel le poème est écrit en caractères sino-vietnamiens. La transcription en vietnamien romanisé ainsi que la traduction en français et en anglais sont en vis-à-vis, ce qui permet de lire le poème tout en contemplant les illustrations en vignettes tirées de la vie quotidienne des Vietnamiens du Sud de la fin du XIXe siècle.

Le second volume contient un grand nombre de commentaires et d’annotations, en français, vietnamien et anglais, qui permettent de mieux comprendre le contexte de la réalisation de ce manuscrit, l’oeuvre littéraire de l’auteur et la culture populaire vietnamienne de l’époque.

 

Rendez-vous :
Samedi 29 octobre 2016 à 17h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

Histoire de Lục Vân Tiên

L’Histoire de Lục Vân Tiên est un magnifique ouvrage en deux volumes présentant le manuscrit illustré du poème vietnamien Lục Vân Tiên réalisé à la fin du XIXe siècle sur commande d’un général français, Eugène Gibert, qui l’a ensuite offert à l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres.

Histoire de Lục Vân Tiên, Manuscrit enluminé, Commentaires au manuscrit

Histoire de Lục Vân Tiên, Manuscrit enluminé, Commentaires au manuscrit

Le premier volume présente de très belle reproductions en couleurs du manuscrit, dans lequel le poème est écrit en caractères sino-vietnamiens. La transcription en vietnamien romanisé ainsi que la traduction en français et en anglais sont en vis-à-vis, ce qui permet de lire le poème tout en contemplant les illustrations en vignettes tirées de la vie quotidienne des Vietnamiens du Sud de la fin du XIXe siècle.

Le second volume contient un grand nombre de commentaires et d’annotations, en français, vietnamien et anglais, qui permettent de mieux comprendre le contexte de la réalisation de ce manuscrit, l’oeuvre littéraire de l’auteur et la culture populaire vietnamienne de l’époque.

Description de l’Ecole Française d’Extrême-Orient

Publication commentée d’un manuscrit enluminé inédit du poème Lục Vân Tiên redécouvert à la bibliothèque de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, dans lequel Nguyễn Đình Chiểu (1822-1888) expose les vertus et les beautés du confucianisme et de la culture populaires du Sud du Viêt Nam.

Relevant à la fois de l’érudition classique et de la littérature orale du milieu du XIXe siècle, le poème Lục Vân Tiên de Nguyễn Đình Chiểu a intégré de longue date le panthéon des gloires littéraires nationales en ayant su insuffler au classicisme de la culture lettrée vietnamienne des caractéristiques méridionales. Œuvre traduite en français dès 1864, c’est la publication d’Abel des Michels en 1883 qui incita un officier de marine français, Eugène Gibert, en mission à Huê entre 1895 et 1897, à faire réaliser ce manuscrit enluminé par un lettré de cour du nom de Lê Đức Trạch. De retour en France, son commanditaire l’offrit en 1899 à la bibliothèque de l’Institut de France où il a été redécouvert en 2011. Il s’agit de l’unique version illustrée (139 planches polychromes) d’un poème vietnamien intégral connue à ce jour.

La beauté et la valeur littéraires et historiques de ce document unique justifient l’édition d’un fac-similé complété de commentaires au manuscrit. Le volume I, volontairement épuré, présente les planches enluminées en vis-à-vis desquelles paraît l’extrait du poème en version trilingue (français, quốc ngữ, anglais). Le volume II consigne l’ensemble des commentaires (avant-propos, introduction à l’histoire du manuscrit, annotations du poème, transcription inédite de la version du poème enluminé en vietnamien romanisé).

Le Lục Vân Tiên est une œuvre littéraire vietnamienne. Le manuscrit, engendré par le contact franco-vietnamien est une œuvre d’art qui l’est tout autant. La redécouverte récente de ce joyau de la culture populaire du Viêt Nam exigeait sa diffusion auprès des spécialistes et des passionnés d’histoire, de littérature, de philologie et d’art. Ce souhait est en partie réalisé grâce à la publication de cette Histoire de Lục Vân Tiên.

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Rencontre-dédicace avec le poète Bai Hua en présence de sa traductrice Chantal Chen-Andro

Nous avons le plaisir de recevoir Bai Hua 柏桦 pour une rencontre-dédicace dans notre librairie à l’occasion de la parution de son recueil de poèmes bilingue français/chinois Sous les Qing 在清朝 en janvier 2016 aux éditions Caractères.

Cet échange se fera en présence de la traductrice Chantal Chen-Andro et permettra de découvrir l’univers et la sensibilité du poète. Quelques lectures de poèmes seront proposées en chinois et en français. bai hua Bai Hua est né en 1956 à Chongqing. Après avoir été diplômé en 1982 du département d’anglais de l’Institut des Langues étrangères de Canton, il entre en 1986 en classe de doctorants à l’université du Sichuan pour y faire des recherches sur les grands courants de pensée dans les littératures occidentales du XIXe et XXe siècles. Il abandonne les études l’année suivante et enseigne l’anglais à Nankin.

L’auteur est considéré comme une figure centrale du mouvement de poésie post-obscure (post- »Misty ») dans les années 1980. Son premier recueil de poèmes, Expression 《表达》 (1988), a rencontré un succès critique immédiat.

En 1992, il démissionne de son poste et s’installe à Chengdu pour se consacrer à l’écriture. Il a commencé à écrire de la poésie en 1978, après une lecture de Baudelaire (« Le balcon »). Il a été très influencé par Liang Zongdai. Il est venu en France en 1997 dans le cadre de la « Biennale internationale des Poètes en Val-de-Marne ». Il fait partie de ceux que la critique chinoise appelle « Poètes de la troisième génération ». Selon lui, « un bon poème doit pour un tiers faire preuve de créativité et pour le reste s’appuyer sur la tradition ».

Bai Hua est récipiendaire du grand prix poétique Rou Gang et du Prix de poésie Anne Kao.

Très reconnu en Chine, il vit actuellement à Chengdu, au Sichuan, où il est professeur à l’Université Jiaotong.

Vous trouverez en approfondissement sur le lien ci-dessous, un article en anglais de la musicienne, poète et traductrice, Fiona Sze-Lorrain.

http://www.cerisepress.com/03/08/affections-and-disaffections-beyond-the-lyric-poems-by-bai-hua

 

Rendez-vous :
Mardi 22 mars 2016 à 18h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

Une littérature spontanée et facilement accessible

Et voila qu'a nouveau le lotus refleurit_chansons populaires chinoises_IIe-XVIIIe siecleEt voilà qu’à nouveau le lotus refleurit : Chansons populaires chinoises IIe-XVIIIe siècle 

Voici une sélection des chansons populaires chinoises traduites en français par Georges Margoulières et dont les plus anciennes datent du deuxième au sixième siècles. La plupart sont anonymes, les autres ont été écrites par des lettrés sur le modèle des chansons populaires. Ce sont des chansons joyeuses ou nostalgiques qui sont souvent des chants d’amours dont les personnages principaux sont la femme, le voyageur, le soldat ou l’exilé. Elles sont regroupées par thèmes en trois chapitres : les scènes de la vie quotidienne, les chansons d’amour, et les chansons sur le voyage, la séparation et la guerre.

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Ces chansons sont accompagnées d’une riche iconographie alternant images populaires et œuvres plus classiques qui sont souvent en relation avec les thèmes évoqués par les textes, et vous imprègnent dans l’atmosphère vivante et colorée de la Chine ancienne.

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Rencontre-lecture avec les poètes chinois Mang Ke, Yu Jian, Ouyang Jianghe et Wang Yin

poètes-chinois-biennale2015En prolongation de la Biennale Internationale des Poètes en Val de Marne, nous avons le plaisir de recevoir quatre poètes chinois contemporains Mang Ke 芒克, Yu Jian 于坚, Ouyang Jianghe 欧阳江河 et Wang Yin 王寅, accompagnés de leur traductrice Chantal Chen-Andro, à l’occasion de la parution de recueils de poèmes bilingues chinois-français aux éditions Caractères.

Les éditions Caractères ont en effet lancé depuis 2014 une collection de recueils poésie chinoise contemporaine, bilingue chinois-français. Pour l’instant, on compte cinq titres, dont Le temps sans le temps 没有时间的时间 de MANG Ke 芒克, Rose évoquée 被暗示的玫瑰 de YU Jian 于坚 et Euphémisme 最委婉的词 de ZHAI Yongming 翟永明.

Pour cette rencontre, les auteurs présenterons d’abord leur œuvre et s’en suivront des lectures bilingues d’une sélection de poèmes.

Rendez-vous
Vendredi 12 juin à 18h
Entrée libre
Plus d’information et inscription sur notre site

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Rencontre autour de l’ « Anthologie de la poésie chinoise » parue dans la Bibliothèque de La Pléiade, le vendredi 3 avril 2015

a-couvLa Bibliothèque de La Pléiade vient de s’enrichir d’un volume consacré à la poésie chinoise classique et contemporaine. Après les grands romans classiques chinois Au bord de l’eau, La pérégrination vers l’Ouest, Jin Ping Mei (Fleur en fiole d’or), Le rêve dans le Pavillon rouge, et les recueils de philosophes confucianistes et philosophes taoïstes, la poésie chinoise a enfin sa place dans la prestigieuse collection des éditions Gallimard.

Nous organisons à cette occasion une rencontre le vendredi 3 avril 2015 avec Rémi Mathieu et en présence de plusieurs des traducteurs.

En effet, cette entreprise de traduction a mobilisé plusieurs spécialistes de la poésie chinoise : Chantal Chen-Andro, Stéphane Feuillas, Florence Hu-Sterk, Rainier Lanselle, Sandrine Marchand, François Martin, Rémi Mathieu et Martine Vallette-Hémery.

Cette anthologie de plus de 1500 pages présente une large choix de poèmes classés par période et balayant toute l’histoire de la poésie en Chine, de l’Antiquité jusqu’aux poètes contemporains… Un classique à avoir absolument dans sa bibliothèque !

Rendez-vous
Vendredi 3 avril 2015 à 18h
Entrée libre
Plus d’informations et inscription sur notre site

Rencontre avec Guilhem Fabre et Sun Qin’an, auteurs de « Instants éternels : Cent poèmes appris par coeur en Chine »

auteurEn juin dernier, Guilhem Fabre publiait aux éditions La Différence, en collaboration avec Sun Qin’an, l’ouvrage Instants Éternels, recueil de poèmes chinois parmi les plus connus en Chine.

a-couvCe livre est intéressant à plusieurs titres. En effet, il regroupe dans un même recueil des poèmes des différentes périodes de l’histoire de la Chine, du Classique des poèmes (诗经 shijing) jusqu’aux poètes Zhu Xi ou Wen Tianxiang, en passant par les célèbres Li Bai, Du Fu, Tao Yuanming, Ouyang Xiu, Wang Wei et Su Dongpo.

Les poèmes sont présentés en version originale (chinois simplifié) en vis-à-vis avec leur traduction en français, accompagnés d’une notice biographie pour chaque auteur qui permet de remettre en contexte les poèmes et ainsi de mieux les comprendre et les apprécier.

Rendez-vous
Vendredi 24 octobre 2014 à 18h
Entrée libre – Inscription sur notre site

Promenade au jardin des poiriers

Nous attendions sa parution avec impatience : ça y est ! Le livre de Jacques Pimpaneau sur l’Opéra classique chinois est enfin disponible aux Belles Lettres.

Voilà un ouvrage qui comble un vide dans le paysage éditorial français sur le théâtre classique chinois. Chine : l’opéra classique, Promenade au jardin des poiriers présente l’opéra chinois et son histoire, ses techniques, les caractéristiques des différents opéras locaux… mais Jacques Pimpaneau nous offre également une belle présentation du théâtre classique chinois, son histoire et ses évolutions. Bref, il s’agit d’un ouvrage très complet dont vous pourrez découvrir le sommaire sur la page de notre site.

Et qui de mieux placé pour vous présenter ce livre que Jacques Pimpaneau lui-même ?

Nous avons le plaisir de vous inviter à une rencontre avec Jacques Pimpaneau le vendredi 28 février à 18h au Phénix pour une présentation et une dédicace de Chine : l’opéra classique. Nous vous invitons à vous inscrire sur la page de l’événement sur notre site internet, cela nous permet d’évaluer le nombre de présents ! 

 

Rencontre avec Fouad El-Etr et Jacques Pimpaneau, autour du livre « Haïkaï de Chine »

2027Les Haïkaï de Chine de Fouad El-Etr sont plus qu’un recueil de poèmes. Ils sont portés par le récit d’un voyage en Chine effectué par l’auteur en 2001, voyage qui donna naissance à la rédaction de ces haïkaï.

Des poèmes japonais inspirés par la Chine donc… à cette association séduisante s’ajoute la poésie de la langue française, brillamment maniée par Fouad El-Etr. On savoure ce livre pour le plaisir des mots, la grandeur du style et la beauté de la langue, mais également parce qu’il fait revivre, dans la Chine d’aujourd’hui, les poètes d’hier et les joutes poétiques de l’époque des Tang.

Monsieur Jacques Pimpaneau nous fera l’honneur d’être présent pour vous parler de sa propre lecture des Haïkaï de Chine.

Résumé
00001Douze ans après un bref séjour en Chine, dont il avait rapporté des centaines de haïkaï, l’auteur nous invite à un voyage, jour après jour, dans son voyage, tirant de sa mémoire les essaims, comme d’une ruche, et de son imagination, des mots-abeilles qui bourdonnent avec une vigueur nouvelle dans ces pages, nourries des thés nombreux qui l’empêchent de dormir.
C’est un enchantement de voyager avec lui en prose et en poésie, de passer de l’une à l’autre si naturellement, sur les plus hauts sommets ou sous la neige, parmi les calligraphies et le parfum des temples, dans la discrète compagnie de Li Bai, Du Fu et Wang Wei, ses amis, qui lui répondent « par ellipses, pénombre et vers interrompus ».
Comment ne pas le suivre dans l’avion qui remonte, comme des échelles à saumons, les fuseaux horaires, jusqu’aux poissons rouges, bleus ou transparents, qu’il retrouve chaque soir devant l’aquarium de l’hôtel ; sur les toits volants, ou en pagode, surmontés de da’wen, qu’il rapproche des caractères, tout aussi incurvés, et habités, de l’écriture chinoise ; ou dans ses joutes poétiques avec des poétesses de Shanghai ou ses rencontres, également inopinées, de danseuses du Bolchoï gazouillant Pouchkine dans un bimoteur en détresse, et quelques jours plus tard flânant comme des flamants roses sur la Grande Muraille ?
C’est une visite in fine à une Chine absente, derrière la recherche forcenée de la modernité et du progrès, qui lui indique le chemin du retour, et qu’il nous fait découvrir comme les cigales quand elles font silence ou dans leur lumière intermittente les lucioles.

Rendez-vous
Mardi 10 décembre 2013 à 18h
Plus d’informations et inscription sur notre site

Mai 2013 : Notre vitrine consacrée à Fiona Sze

Le mois de mai sera sous le signe de la poésie et de la musique grâce à la venue de Fiona Sze, soliste de Guzheng 古箏 (instrument traditionnel chinois dont vous pouvez voir une réplique en miniature dans notre vitrine) pour un concert exceptionnel le samedi 25 mai à 18h. Egalement poétesse et traductrice, Fiona Sze contribue à faire connaître ce magnifique instrument qu’est le guzheng 古箏. Nous vous invitons à découvrir son CD intitulé « Une seule prise » interprété avec le soliste de erhu Guo Gan et qui s’ouvre sur une très belle reprise du morceau « In the mood for love ».

Le guzheng 古箏 est un instrument à cordes pincées de la famille des cithares. Vous pourrez voir dans notre vitrine des extraits de partitions traditionnelles (sans portée) et des notations plus modernes (avec l’intégration d’une portée).

Cette vitrine a été réalisée grâce à la participation de Philippe Lorrain que nous remercions chaleureusement.

Pour assister au concert, merci de vous inscrire sur la page de l’événement de la librairie Le Phénix.

Visitez le site de Fiona Sze

Vitrine musique et poésie consacrée à Fiona Sze IMG_1994 IMG_1993 IMG_1990

Rencontre avec Catherine Capdeville-Zeng, auteur de « Le Théâtre dans l’espace du peuple »

Le Phénix reçoit Catherine Capdeville-Zeng vendredi 25 janvier à 18h pour une présentation de son livre Le Théâtre dans l’espace du peuple paru aux Indes savantes.

Résumé
Des théâtres pour le peuple et dans le peuple peuvent-il exister en Chine ? Loin des lieux officiels contrôlés par le Parti communiste, des théâtres vivants s’animent aujourd’hui sur les arrières scènes des grandes villes et sur celles des petites villes et des villages. Cette étude anthropologique du théâtre populaire dans la Chine contemporaine a été réalisée à partir d’enquêtes de terrain menées dans un village du Jiangxi organisant un théâtre rituel masqué pour le nouvel an, auprès d’une « troupe-flambeau  » indépendante du Sichuan et auprès de groupes d’amateurs de l’opéra de Pékin qui chantent pour leur plaisir. Le théâtre est appréhendé à partir de l’analyse des communautés qui le produisent. Cette perspective originale a l’avantage de se placer en amont des pièces, objets habituels des travaux sur le théâtre. L’étude montre comment le théâtre opère la mise au premier plan des statuts normalement secondaires dans la vie quotidienne, à partir d’un remaniement des relations duelles et complémentaires constitutives de la société – hommes/femmes,maître/serviteurs, parents lignagers/affins-qui oeuvrent aussi bien sur la scène qu’autour d’elle. En outre, l’analyse met au jour et déploie les façons dont le théâtre chinois organise des chaînes de relations entre trois types de protagonistes : le public des hommes, les acteurs et musiciens et les dieux.
Les dieux sont encore aujourd’hui bien présents dans les théâtres populaires, même dans la société urbaine où ils apparaissent sous une forme modernisée dans les salles des amateurs d’opéra de Pékin. A travers le médium du théâtre, cette étude propose en définitive une image actualisée de la société chinoise et des relations sociales complexes et attachantes qui y sont agies.

Rendez-vous
Vendredi 25 janvier 2013 à 18h
au 1er étage de la librairie
Entrée libre – Plus d’informations et inscription

Celle qui mangeait le riz froid, Moon Chung-hee

Invité par France Culture dans l’émission « Pas la peine de crier » de Marie Richeux, l’éditeur Bruno Doucey présente le recueil de poèmes Celle qui mangeait le riz froid de Moon Chung-hee.

Grande figure de la poésie contemporaine coréenne, Moon Chung-hee n’avait jamais été traduite en français. C’est à présent chose faite grâce à Bruno Doucey qui propose dans ce recueil une anthologie couvrant près de 40 ans d’écriture.

Née à la fin de l’occupation japonaise, Moon Chung-hee fait partie de cette première génération à écrire en coréen (le japonais ayant été imposé durant l’occupation). La poétesse s’inspire de la « quotidienneté » comme le souligne Bruno Doucey et nombre de poèmes prennent pour objet des tâches de la vie quotidienne, des objets ou des aliments, le corps… Ecrivant pour l’émancipation féminine dans une société pratriarcale et confucéenne où la tradition pèse lourd, Moon Chung-hee sait provoquer avec des mots simples de fortes évocations :

Je me servirai de mon sexe à ma façon, comme je l’entends
J’empêcherai que l’Etat le contrôle ou que les ancêtres s’en mêlent
J’empêcherai qu’une idéologie y porte la main brutalement
(…)
(extrait du poème Déclaration de la fleur, p. 105)

Vous pouvez écouter l’émission sur le site de France Culture.

Cliquez ici pour commander le livre sur le site de la librairie.

A voir également :

Dans l’entretien, Bruno Doucey évoque le film Poetry de Lee Changdong :

Résumé :

Dans une petite ville de la province du Gyeonggi traversée par le fleuve Han, Mija vit avec son petit-fils, qui est collégien. C’est une femme excentrique, pleine de curiosité, qui aime soigner son apparence et arbore des chapeaux à motifs floraux et des tenues aux couleurs vives. Le hasard l’amène à suivre des cours de poésie à la maison de la culture de son quartier et, pour la première fois de sa vie, à écrire un poème. Elle cherche la beauté dans son environnement habituel, auquel elle n’a prêté aucune attention particulière jusque-là. Elle a l’impression de découvrir enfin des choses qu’elle a toujours vues, et cela la stimule. Cependant, survient un évènement inattendu qui lui fait réaliser que la vie n’est pas aussi belle qu’elle le pensait. Ce film a reçu le prix du scénario du 63ème Festival de Cannes.

Vers la librairie.