Archives de catégorie : Littérature

Rencontre-dédicace avec Benjamin Pelletier, écrivain et formateur en management interculturel

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Nous avons le plaisir de recevoir Benjamin Pelletier pour une rencontre dans notre librairie consacrée à la présentation de son livre Toujours plus à l’est, paru en mars 2016 aux éditions Philippe Picquier.

Présentation du livre :

Toujours plus à l’est raconte un séjour d’une année en Corée du Sud.

Une exploration littéraire de la société coréenne entre ville et montagne, rencontres et paysages, réalité et imaginaire. L’écriture, tour à tour précise ou contemplative, ponctuée d’humour, respire au fil des découvertes. Peu à peu ce promeneur curieux de tout est entraîné vers un vagabondage intérieur. En allant toujours plus à l’est, c’est lui-même qu’il a trouvé.

Voici le parcours coréen que vous allez accomplir aux côtés du narrateur:

Découvrez plus autour de ce livre sur le blog de Benjamin Pelletier

A propos de l’auteur

Benjamin Pelletier est né en 1975. Après des études de philosophie à Toulouse, il est parti travailler en Arabie Saoudite et en Corée du Sud. Installé à Paris, il se spécialise dans la formation interculturelle tout en se consacrant à l’écriture. Il a ainsi travaillé pour de grands groupes en France et à l’international au Moyen Orient et en Extrême Orient. Il intervient en entreprises, écoles (Centrale, École de Guerre Économique, Ponts) et associations professionnelles.

Rendez-vous :
Samedi 23 avril 2016 à 17h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

« Ecrits de la maison des rats », de Lao She

9782809711691-ecrits-maison-rats-lao-sheSi vous l’avez raté en grand format, la sortie en format poche de Ecrits de la maison des rats vous permettra de redécouvrir le célèbre écrivain chinois moderne, Lao She (老舍). Ce recueil propose une sélection d’ « écrits au fil de la plume » (随笔) parus dans des revues et journaux littéraires entre 1934 et 1959, traduits par Claude Payen et publiés en 2010 par les éditions Philippe Picquier.

Rédigés à la 1ère personne à la manière d’un journal, ces réflexions très personnelles nous amènent à songer à nos propres choix de vie, tout en nous plongeant dans le quotidien d’un intellectuel chinois au début du XXe siècle.

Quelques extraits pour attiser votre curiosité :

 » Quand j’habitais à Pékin ou Qingdao, je ne me suis jamais demandé où j’aimerais vivre. En effet, quand on habite au paradis, on ne rêve pas d’un autre paradis. Pendant la guerre de résistance anti-japonaise, j’ai vécu six ans à Chongqing et dans ses environs. Au cours de ce séjour, rendu pénible par la canicule, le brouillard et les déplorables conditions de logement, j’ai rêvé, imaginant l’endroit où j’aimerais vivre quand nous aurions gagné la guerre. » (p. 9)

« Pour devenir poètes, il faut être possédé. On ne peut être poète qu’en risquant sa vie pour le salut de la vérité, de la beauté et du bonheur. Si tu ne vois que ce qui est devant ton nez et possèdes un coeur de petite souris, alors restes-en là. Veux-tu toujours jeter la pierre au poète, ou veux-tu devenir poète ? » (p. 122)

« Etant un vrai Chinois, je n’aime ni le café, ni le cacao, ni la limonade, ni la bière. Je n’aime que le thé. Quand j’ai devant mois un petit bol de thé de qualité, je peux considérer le monde avec sérénité. » (p. 59)

Sommaire :
Dur, dur d’écrire son autobiographie
Un rêve d’habitation
Ma famille idéale
Une petite renaissance, un chapitre de l’autobiographie
Ma mère
Maître Zongyue
Nostalgie de Pékin
Écrits de la maison des rats
La lecture
La littérature et la menuiserie
Etre débordé
Seules les immortels peuvent passer le concours
Une grande sagesse d’un air idiot
Quand on a des enfants
Les poètes
Deux notes d’été

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Rencontre-dédicace avec le poète Bai Hua en présence de sa traductrice Chantal Chen-Andro

Nous avons le plaisir de recevoir Bai Hua 柏桦 pour une rencontre-dédicace dans notre librairie à l’occasion de la parution de son recueil de poèmes bilingue français/chinois Sous les Qing 在清朝 en janvier 2016 aux éditions Caractères.

Cet échange se fera en présence de la traductrice Chantal Chen-Andro et permettra de découvrir l’univers et la sensibilité du poète. Quelques lectures de poèmes seront proposées en chinois et en français. bai hua Bai Hua est né en 1956 à Chongqing. Après avoir été diplômé en 1982 du département d’anglais de l’Institut des Langues étrangères de Canton, il entre en 1986 en classe de doctorants à l’université du Sichuan pour y faire des recherches sur les grands courants de pensée dans les littératures occidentales du XIXe et XXe siècles. Il abandonne les études l’année suivante et enseigne l’anglais à Nankin.

L’auteur est considéré comme une figure centrale du mouvement de poésie post-obscure (post-« Misty ») dans les années 1980. Son premier recueil de poèmes, Expression 《表达》 (1988), a rencontré un succès critique immédiat.

En 1992, il démissionne de son poste et s’installe à Chengdu pour se consacrer à l’écriture. Il a commencé à écrire de la poésie en 1978, après une lecture de Baudelaire (« Le balcon »). Il a été très influencé par Liang Zongdai. Il est venu en France en 1997 dans le cadre de la « Biennale internationale des Poètes en Val-de-Marne ». Il fait partie de ceux que la critique chinoise appelle « Poètes de la troisième génération ». Selon lui, « un bon poème doit pour un tiers faire preuve de créativité et pour le reste s’appuyer sur la tradition ».

Bai Hua est récipiendaire du grand prix poétique Rou Gang et du Prix de poésie Anne Kao.

Très reconnu en Chine, il vit actuellement à Chengdu, au Sichuan, où il est professeur à l’Université Jiaotong.

Vous trouverez en approfondissement sur le lien ci-dessous, un article en anglais de la musicienne, poète et traductrice, Fiona Sze-Lorrain.

http://www.cerisepress.com/03/08/affections-and-disaffections-beyond-the-lyric-poems-by-bai-hua

 

Rendez-vous :
Mardi 22 mars 2016 à 18h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

La librairie Le Phénix au Salon du Livre de Paris 2016

salon-livre-paris-logoComme chaque année, notre librairie tiendra le stand des Editions Philippe Picquier au Salon du Livre de Paris, qui aura lieu du 17 au 20 mars 2016.

Cette année, Livre Paris, le Salon du livre de Paris, mettra à l’honneur la Corée du Sud pour la première fois. A cette occasion, nous aurons le plaisir de recevoir 6 auteurs coréens dont Hwang Sok-Yong, Kim Young-ha, et Kim Jin-kyeong, auteurs phares de la littérature sud-coréenne.

Nous accueillerons à nouveau cette année pour deux séances de dédicace, Florent Chavouet qui a obtenu le prix Fauve Polar 2015 au Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, pour son roman graphique Petites coupures à Shioguni.

Rendez-vous :
Stand R14 – Editions Philippe Picquier
Informations pratiques

Dédicaces sur le stand :                                                             U9782809711684

Benjamin Pelletier
Samedi de 14h à 15h
auteur de Toujours plus à l’est (2016)

U9782809711660Hwang Sok-yong
Jeudi et samedi de 16h à 17h
auteur de Toutes les choses de notre vie (2016), Princesse Bari (2015).

Kim Young-ha                                                                                                             U9782809711097
Dimanche 17h à 18h
auteur de Ma mémoire assassine (2015), J’entends ta voix (2015), Qu’est devenu l’homme coincé dans l’ascenseur ? (2015), Quiz show (2015), L’empire des lumières (2011), La mort à demi-mots (2002).

Kim Ae-ran                                                                                                                         ma vie palpitante
Vendredi de 11h à 12h
auteur de Ma vie palpitante (2014).

Kim Jin-kyeong                                                                                                      La sorciere et le jardin sercret
Jeudi de 14h à 15h et dimanche de 10h30 à 11h30
auteur de La sorcière et le jardin secret (2016), La guerre des   ombres (2013),              Les dernières aventures de l’Ecole des Chats (2011),                                                           Les nouvelles aventures de l’Ecole des Chats (2009)

Kim Jae-hong                                                                                       nuages
Jeudi de 14h à 15h et dimanche de 10h30 à 11h30
Illustrateur de La sorcière et le jardin secret (2016),                                                       des albums de jeunesse Nuages (2014), Dans les bois (2007).

Eun Hee-kyung                                                                                                secret
Dimanche de 13h30 à 14h30
auteure de Secret (2014)

Florent Chavouet                                                                                              fauvepolar
Vendredi à partir de 17h et dimanche de 14h30 à 17h
auteur de Petites coupures à Shioguni (2014),                                                            Tokyo sanpo : Promenades à Tokyo (2009) et Manabéshima (2010)

Delphine Roux                                                                                                                    kokoro
Vendredi de 13h30 à 14h30
auteurs de Kokoro (2015)

 

      

« Toujours plus à l’est » : récit d’un voyage initiatique au pays du « matin calme »

Beaucoup plus qu’un récit de voyage ou un carnet de bord, Toujours plus à l’est nous fait part d’un voyage initiatique.

Toujours plus à l'est, Benjamin Pelletier

Toujours plus à l’est, Benjamin Pelletier

Benjamin Pelletier nous plonge dans une Corée pittoresque tout en donnant des informations historiques et en développant une certaine philosophie de la vie. Au fil du récit, certains objets, des aliments (comme le ginseng), ou des paysages sont sources de réflexions philosophiques intéressantes et poussées.

L’écriture de Benjamin Pelletier est très agréable. L’auteur mêle une touche d’humour au récit qui délecte le lecteur, certains passages sont d’ailleurs mémorables ! Nous ne pouvons nous empêcher de vous faire découvrir ici un extrait qui étaie nos propos :

(L’auteur vient d’arriver à Séoul et fait la connaissance d’un Français qui lui cède son appartement) « Tristan me fait l’effet d’un gardien de phare qui attend la relève avec impatience pour s’enfuir au plus vite. Il me tourne autour, il guette, il a dans le coin de l’œil une avidité de vampire. Il se lance enfin, plantant ses crocs dans mon innocence, prêt à inoculer le venin dans son ressentiment : Méfie-toi, méfie-toi, Séoul, ville infernale, les Coréens, fais gaffe, tu verras, les types qui rotent au restaurant, les vieilles qui pètent, les gamins qui se moquent de ton nez, les rues qui ne portent pas de nom, les trucs qui pourrissent sur les toits,les culs-de-jatte du métro, les insupportables sonneries de portables, des écrans géants partout, une consommation effrénée, un monde américanisé, y pensent qu’au fric, et puis les vieux qui te doublent quand tu fais la queue, […] Voilà, c’est ça, la Corée. Qu’est ce que tu viens foutre ici ? »

L’auteur ne prend pas en compte cette diatribe d’un Français qui n’a peut-être pas essayé de comprendre ce pays, et nous fait découvrir une tout autre Corée, à laquelle il s’attache, émerveillé et intrigué par toutes les nouveautés et le dépaysement total auxquels il se retrouve confronté. Toutes ses réflexions peuvent d’ailleurs être utiles pour ceux qui préparent un voyage touristique ou pour ceux qui voudraient découvrir le pays du « matin calme » d’une façon originale !

Nous vous conseillons donc vivement ce livre, abordant des thèmes sérieux et parfois plus légers dans un style travaillé.

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Rencontre sur Mo Yan avec les spécialistes de littérature chinoise Yinde Zhang, Shuang Xu, Noël Dutrait et Chantal Chen Andro

Nous avons le plaisir de recevoir Yinde Zhang, Shuang Xu, Noël Dutrait et Chantal Chen Andro, les traducteurs et spécialistes de Mo Yan, pour une rencontre dans notre librairie à l’occasion de la parution de leur livre Mo Yan, au croisement du local et de l’universel et de la traduction du livre de Mo Yan Le clan des chiqueurs de paille en février 2016 aux éditions du Seuil.

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Présentation des livres 

Mo Yan, au croisement du local et de l’universel 

Le volume réunit les actes issus des deux volets consécutifs et complémentaires de cette manifestation scientifique, organisée par trois équipes de recherche spécialisées (universités Paris 7-Diderot, Paris 3-Sorbonne Nouvelle et Aix-Marseille). Au-delà de son succès, l’oeuvre de Mo Yan appelle des réflexions universitaires, en raison de sa profonde originalité, à la confluence du local et de l’universel.
Le royaume littéraire fondé sur son pays natal de Gaomi, irréductible à une portion de l’espace, constitue un moyen privilégié d’interroger les dynamiques de l’Histoire et de la mémoire. La superposition de différentes strates temporelles, mythiques, légendaires et historiques, transfigurée par un discours narratif carnavalesque, montre l’ambivalence d’un lieu aussi incontournable qu’inappropriable.
Ce processus de déterritorialisation déjoue la vérité de l’identité pour s’ouvrir à un nouveau mode d’appartenance. C’est ce caractère de l’Ouvert que le colloque s’est proposé de débattre, en réunissant sinologues, comparatistes, traducteurs français et internationaux, (Chine, des Etats-Unis, d’Italie, des Pays-bas, de Suède…) dans la résonance du célèbre aphorisme formulé par Miguel Torga : » L’universel, c’est le local moins les murs ».


Le clan des chiqueurs de paille

Le clan, issu des marais du canton Nord-est de Gaomi, a pour ancêtre mythique une pouliche et pour caractéristique son attachement à un chaume à mâcher, rouge, aux vertus formidables mais qui le désigne comme le clan des « brouteurs », « mangeurs de paille » en butte à l’incompréhension, voire à l’hostilité. Le pays subit à intervalles réguliers l’invasion de nuages de sauterelles qui dévorent le chaume, détruisant – mais jusqu’où puisque le narrateur est encore là pour le dire ? – le clan mythique.
Les rêves du narrateur et de ses comparses s’enchaînent, entrecroisant les périodes, les histoires, les légendes et les souvenirs, les personnes et les dieux. Ils brouillent les pistes et entretiennent le doute, chacun fonctionnant comme une entité indépendante. Le suspense est ménagé jusqu’au dernier récit. Après Le Clan du Sorgho rouge, Mo Yan laisse libre cours à une imagination débridée, à une expression multiforme, nouvelle, extrême de son art.
Ainsi l’exprime le narrateur : « Un jour je finirai par écrire et faire jouer une pièce de théâtre digne de ce nom et où s’enchaînent, dans leur étroite imbrication, rêve et réalité, science et féerie, Dieu et diables, amour et prostitution, noblesse et bassesse, beauté féminine et excréments, passé et présent, trophées et préservatifs. Ils constitueront un monde total ». Par ces amalgames délibérés, confondant le supérieur et l’inférieur, le spirituel et le matériel, le sublime et l’obscène, l’oeuvre carnavalesque de Mo Yan affirme la révocation de toute autorité.

 

Rendez-vous :
Samedi 12 mars 2016 à 17h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

L’inspecteur Singh enquête à… Singapour

Singh, Singh… Singapour

Vous avez envie de lire un polar dépaysant, eh bien, en voici un !
Avec L’inspecteur Singh enquête à Singapour, Shamini Flint signe un roman policier réussi, à l’intrigue bien ficelée et surtout très bien documenté sur Singapour, avec un savant dosage de personnages bien étudiés, du suspense et de l’humour.
Son enquêteur, l’inspecteur Singh, bourru et anticonformiste dans ses tenues et son attitude, a le don d’irriter sa hiérarchie mais attire très vite la sympathie des lecteurs de par son caractère, son goût pour la bonne chère, ses relations avec sa femme et sa belle-famille et sa ténacité à résoudre les crimes. En le suivant au fil de son enquête au demeurant fort bien menée, avec moult rebondissements, on découvre la société singapourienne, les différentes nationalités qui s’y côtoient sans se mélanger, les préjugés des uns et des autres, les clichés et le conservatisme ambiant en matière de mariage, de mixité ethnique, d’homosexualité, etc.
Le milieu professionnel d’un cabinet d’avocats, des affaires et de la politique est également très bien décrit, ce qui n’est pas étonnant puisque l’auteure a travaillé en tant qu’avocate.
Si vous avez aimé ce roman, ne vous arrêtez pas en si bon chemin et suivez l’inspecteur Singh dans ses autres aventures à Pékin et Phnom Penh !

« Une vie avec Alexandra David-Néel »

« Une vie avec Alexandra David-Néel » de Fred Campoy et Mathieu Blanchot nous emporte en BD dans la vie d’une grande aventurière du XIXe siècle.

Une vie avec Alexandra David-Néel, de Fred Campoy et Mathieu Blanchot

Une vie avec Alexandra David-Néel, de Fred Campoy et Mathieu Blanchot

C’est à travers Tortue, comme Alexandra David-Néel surnomme affectueusement son employée, que l’on découvre la vie de cette femme incroyable. Philosophe, féministe, bouddhiste, cantatrice, écrivain, reporter, c’est l’exploratrice la plus célèbre du XXe siècle. Marie-Madeleine Peyronnet nous laisse entrevoir le quotidien d’une femme au caractère irascible mais attachant, dans les dernières années de sa vie dans le sud de la France.

J’ai d’abord été surprise par la colorisation inhabituelle. Le noir et blanc d’ordinaire réservé aux flashbacks est ici un sépia qui présente l’époque de la narration. A l’inverse, ce sont les couleurs lumineuses qui nous font découvrir les aventures passées de l’exploratrice. Un choix surprenant mais adéquat pour apprécier l’intensité de sa vie dans les superbes Himalayas.

Les aventures d’Alexandra David-Néel sont présentées dans des planches courtes, comme des souvenirs qui reviennent en mémoire, par petites touches. Il s’agit, en effet, d’apprendre à la connaître comme l’a fait Marie-Madeleine Peyronnet en entrant à son service. Si j’aurais aimé plus de récits de ses explorations, j’ai toutefois beaucoup apprécié de découvrir « l’après » de 40 ans de découvertes, dont on ne peut ressortir inchangé. Que reste-t-il d’un tel voyage physique et spirituel une fois rentré ? Les connaissances, les souvenirs. J’ai ainsi découvert comment Alexandra David-Néel a couché tout cela sur le papier à l’aide de son assistante.

Et je meurs maintenant d’envie de découvrir les œuvres d’Alexandra David-Néel !

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Coffret de sept nouvelles chinoises contemporaines « Tranchant de lune et autres nouvelles »

tranchant-lune-ming-booksLes éditions Ming Books publient en cette fin janvier un coffret petit format regroupant sept nouvelles d’auteurs chinois contemporains qui ont été traduites en français dans le cadre du Concours International de Traduction de Chine en 2013.

Une belle occasion de lire ou relire des auteurs qui nous sont déjà familiers en traduction française, comme Mo Yan 莫言, Liu Zhenyun 刘震云 ou Li Er 李洱, mais aussi de découvrir des auteurs contemporains peu ou non encore traduits mais qui bénéficient d’un large lectorat en Chine : Deng Yiguang 邓一光, Jin Renshun 金仁顺, Liu Qingbang 刘庆邦 et Wang Xiangfu 王祥夫.

Grâce à ces récits très agréables à lire, vous découvrirez une galerie de portraits de gens du peuple, entre la ville et la campagne, dans la Chine des années 1980 aux années 2000. La plupart de ces nouvelles sont très réalistes et dépeignent les conditions de vie d’une partie de la population chinoise, mais certaines comme Tranchant de Lune nous plongent dans des légendes à la limite du fantastique…

Voici une courte présentation des nouvelles par l’éditeur :

– Tranchant de lune, de Mo Yan, traduite par François Dubois
Titre original 《月光斩》, parue en 2004 dans la revue Littérature du peuple [人民文学]

Caractéristique de l’écriture de Mo Yan, à la frontière du fantastique et du réalisme rural, Tranchant de Lune s’ouvre sur le meurtre d’un homme décapité, sans trace de sang et nous entraîne dans la légende de la fabrication de la mystérieuse lame.
Né en 1955, dans une famille paysanne du nord-est de la Chine, Mo Yan est l’auteur, entre autres, de Beaux seins, belles fesses, Grenouilles, Le Clan du sorgho rouge. Couronné par le prix Nobel de littérature en 2012, son oeuvre traite essentiellement du milieu rural, dans un style allégorique et métaphorique. Plusieurs de ses romans ont été portés à l’écran.

– Les épreuves, de Liu Zhenyun, traduite par Grégoire Läubli et Zhong Zhengfeng
Titre original 《塔铺》, parue en 1987 dans la revue Littérature du peuple [人民文学]

Les épreuves présente le quotidien, les motivations, les angoisses et les secrets d’une bande d’étudiants qui, dans un lycée misérable de zone rurale, tentent courageusement de rattraper leurs études interrompues par la Révolution culturelle pour réussir le gaokao, concours d’entrée à l’université, qui vient d’être rétabli.
Liu Zhenyun, né en 1958, fait partie du « cercle du Henan ». Lauréat du dernier prestigieux prix Mao Dun, il a écrit de nombreux romans et nouvelles, donc plusieurs ont été publiés en français. Son écriture aborder avec humour et empathie l’impact des transformations sociales et de l’urbanisation de la Chine sur les petites gens.

– Sanglots étouffés, de Li Er, traduite par Véronique Riffaud et Huang Xianfu
Titre original 《喑哑的声音》, parue pour la première fois en 1998 dans la revue Zhongshan.

Sanglots étouffés relate l’étonnante rencontre sentimentale entre un intellectuel de retour dans sa ville d’origine où il vient donner une conférence, et une mystérieuse présentatrice de radio.
Né en 1966 dans la province du Henan, Li Er est le plus jeune membre et l’une des figures majeures du « cercle du Henan », caractérisé par une écriture innovante sur le monde paysan. Par son style expérimental, où se mêlent humour, imagination et jeu sur le texte, il est souvent considéré comme le plus « intellectuel » des écrivains chinois.

– La lettre, de Liu Qingbang, traduite par Coraline Jortay
Titre original 《信》, parue en 2000 dans la revue Littérature de Pékin [北京文学]

La lettre traite du comportement d’un couple face à la disparition d’une correspondance que l’épouse conservait depuis des années. Ce texte est représentatif de la délicatesse du style de l’auteur et de ses récits souvent cruels aux personnages simples.
Originaire du Henan, où il est né en 1951, Liu Qingbang a été agriculteur, mineur et journaliste avant de devenir écrivain. L’univers de la mine demeure au coeur de son oeuvre, souvent primée (notamment par l’obtention du célèbre prix Lao She) et traduite, y compris en français. Il est aussi connu pour son roman Le puits, adapté au cinéma avec le film Blind Shaft, Ours d’argent à Berlin en 2003.

– Le village des pins, de Jin Renshun, traduite par Morgane Gonseth
Titre original 《松树镇》, parue en 2008 dans la revue Printemps en art et littérature [文学与艺术] et le magazine Sélection de romans et nouvelles

Le village des Pins est un conte cruel sur la confrontation entre le monde dur et rugueux de la mine et celui de jeunes réalisateurs qui y débarquent pour tourner un film, et qui ne voient leur environnement que comme un décor et les mineurs comme des acteurs potentiels.
Coréenne d’origine, Jin Renshun vit aujourd’hui en Chine dans la province de Jilin. Elle est l’auteur de romans, nouvelles et essais mais écrit également des scénarios pour le cinéma (Green Tea notamment). La sensation d’être étranger, de venir ailleurs, est souvent présente chez ses personnages.

– Là-haut, de Wang Xiangfu, traduite par Coraline Jortay
Titre original 《上边》, parue en 2002 dans la revue La Cité des Fleurs [花城].

Là-haut traite de l’amour inconditionnel d’une mère vivant dans un hameau dépeuplé des montagnes pour son fils qui rentre occasionnellement de « Là-bas », la ville voisine. Un récit délicat, d’une grande finesse psychologique.
D’abord connu en tant que peintre, Wang Xiangfu est devenu un auteur majeur de romans (dont plusieurs traduits ou adaptés au cinéma ou à la télévision), nouvelles et essais, pour lesquels il a remporté de nombreuses distinctions, dont le prestigieux prix Lu Xun. Il est également chroniqueur dans plusieurs titres de presse (Pékin-Soir ou Le quotidien d’art et de littérature).

– Deux compagnons, de Deng Yiguang, traduite par Li Jia et Meng Yan
Titre original 《浪形成双》, parue pour la première fois en 1997 dans la revue Zhongshan

Atypique dans l’oeuvre de Deng Yiguang, souvent centrée sur le monde ouvrier et des travailleurs migrants, Deux compagnons est aussi l’une des nouvelles les plus connues de son auteur. Nous y suivons le parcours poignant de deux loups, dans un récit qui célèbre la beauté et la fragilité de la nature.
D’origine mongole, Deng Yiguang vit aujourd’hui dans la nouvelle ville de Shenzhen. Auteur très prolifique, il a écrit neuf romans et plus de quatre-vingt nouvelles et romans courts dont l’un a remporté le prix Lu Xun. Plusieurs de ses textes ont été traduits en anglais, en russe ou en japonais.

Rencontre avec Thierry Daullé pour la présentation de son roman historique « Les trois sceaux de l’année du singe »

daulléNous avons le plaisir de recevoir Thierry Daullé pour la présentation de son roman Les trois sceaux de l’année du singe paru en octobre 2015 aux éditions du Panthéon.

Professeur de chinois à l’École supérieure d’Agronomie de Montpellier, Thierry Daullé enseigne également la Civilisation chinoise à l’Université Paul- Valéry de Montpellier.

les trois sceauxL’auteur relève ici un défi de taille : écrire un roman se déroulant en Chine, sur plus de 20 siècles,  avec pour fil conducteur une société secrète, le Sanmimeng, créée au IIIème siècle avant JC, dont les membres doivent garantir à tout prix la protection du pouvoir impérial chinois.  Les 500 pages de cette véritable épopée vous plongeront dans l’ambiance de la Chine impériale de Qin Shihuangdi à Cixi. L’auteur a su mêler la petite et la grand histoire avec des personnages fictifs et bien réels, et nous tient en haleine grâce à des descriptions très précises et documentées (organisation de l’Etat, vie matérielle, relations entre les gens, techniques, architecture), des intrigues et même des histoires d’amour !  Les sinophiles apprécieront les notes sur l’histoire et la culture très détaillées, les chengyu et autres proverbes en caractères chinois et en pinyin et les fans d’histoire trouveront leur compte dans cet ouvrage, écrit à la manière d’un roman classique chinois.

Résumé

« Les trois Initiés ont donc, à la face du Ciel, un triple rôle à jouer, reprend Sun Song avec passion. Tout d’abord, détenir et protéger le témoin sacré du Mandat céleste, garant du pouvoir suprême. Ensuite, remettre ce sceau au souverain qui accède au pouvoir impérial et le convaincre de l’inestimable valeur de ce témoin. Enfin, dans la continuité de l’empire, assurer la transmission et la remise de l’objet sacré au successeur, au moment du changement d’Auguste souverain, ce qui arrivera nécessairement, car malgré ses rêves, ses recherches et ses efforts, nul empereur ne pourra prétendre être immortel. »

Rendez-vous
Vendredi 29 janvier 2016 à 18h
Entrée libre – Inscription sur notre site

Pékin underground

pékin-pirate-9782848764948Dans ce roman contemporain de Xu Zechen (né en 1978), nous suivons le parcours de Dunhuang, un jeune faussaire sortant de prison, dans un Pékin gris de poussière, et qui va rencontrer d’autres personnages, vivant un peu au jour le jour, de ventes à la sauvette, de magouilles, dans la crainte des contrôles de police et à la merci des propriétaires trop gourmands qui louent de véritables taudis !

Les personnages sont très pragmatiques, sensibles et attachants. Ils veulent sortir de leur précarité et aspirent qui à la stabilité, à fonder une famille, qui à faire fructifier son commerce, et pour ça, tous les moyens sont bons. Le héros, Dunhuang, s’intéresse au cinéma, aurait pu faire des études supérieures, mais n’en a pas eu les moyens. Son sens de l’honneur lui dicte de réunir la caution pour faire sortir de prison son ami Baoding et de trouver l’amie de celui-ci, Qibao, mais quand il réussit à la retrouver, les choses vont se compliquer.

Xu Zechen réussit là de beaux portraits doux-amers de jeunes précaires qui se battent avec vaillance contre tous les obstacles qu’on peut rencontrer dans les grandes villes, mais qui vivent aussi intensément, des amitiés et des histoires d’amour.

Pékin pirate, de Xu Zechen, traduit du chinois par Hélène Arthus, Editions Philippe Rey, 2016, 202 pages.

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Et voila qu'a nouveau le lotus refleurit_chansons populaires chinoises_IIe-XVIIIe siecleEt voilà qu’à nouveau le lotus refleurit : Chansons populaires chinoises IIe-XVIIIe siècle 

Voici une sélection des chansons populaires chinoises traduites en français par Georges Margoulières et dont les plus anciennes datent du deuxième au sixième siècles. La plupart sont anonymes, les autres ont été écrites par des lettrés sur le modèle des chansons populaires. Ce sont des chansons joyeuses ou nostalgiques qui sont souvent des chants d’amours dont les personnages principaux sont la femme, le voyageur, le soldat ou l’exilé. Elles sont regroupées par thèmes en trois chapitres : les scènes de la vie quotidienne, les chansons d’amour, et les chansons sur le voyage, la séparation et la guerre.

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Ces chansons sont accompagnées d’une riche iconographie alternant images populaires et œuvres plus classiques qui sont souvent en relation avec les thèmes évoqués par les textes, et vous imprègnent dans l’atmosphère vivante et colorée de la Chine ancienne.

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Les trois tomes de « Une vie chinoise » de Li Kunwu réunis dans une intégrale !

Intégrale-Li- KunwuUne vie chinoiseLa bande dessinée autobiographique de Li Kunwu, Une vie chinoise fait son retour dans un volume intégral de 744 pages regroupant les trois tomes de la série, avec en bonus un chapitre inédit de 44 pages !

Une bonne occasion de (re)découvrir cette saga, écrite en collaboration avec P. Otié, qui nous a séduits tant par son graphisme que par les textes qui mêlent la petite et la grande histoire de la Chine du XXe siècle. En effet, les trois parties qui composent ce récit autobiographique traversent soixante ans de l’histoire contemporaine chinoise, chacune correspondant à des grandes étapes historiques de la Chine communiste : Le temps du pèreLe temps du Parti et Le temps de l’argent.

Vous trouverez sur notre site tous les volumes en français et en chinois :

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« Le garde, le poète et le prisonnier », enquête sur fond historique et hommage à la poésie

Le garde, le poète et le prisonnier, roman de l’auteur coréen LEE Jung-Myung, possède tous les aspects qui font d’un livre une lecture forte et inoubliable. 

Le garde, le poète et le prisonnier, LEE Jung-myung - 이정명, librairie Le Phénix

Le garde, le poète et le prisonnier, LEE Jung-myung – 이정명

L’aspect historique tout d’abord. Lee Jung-Myung entraîne son lecteur en 1944 dans un pénitencier situé à Fukuoka, au Japon. Y sont incarcérés opposants politiques et résistants parmi lesquels de nombreux Coréens. Ces derniers se voient réservés une unité spéciale et un traitement des plus rigoureux et l’on saisit mieux la complexité des relations entre Coréens et Japonais de cette époque.

L’aspect littéraire ensuite : une belle écriture qui rend hommage à la poésie. Une censure stricte règne sur le pénitencier et de nombreux romans y sont interdits. Pourtant l’amour de la poésie règne étrangement parmi les protagonistes de ce roman et les poèmes retrouvés mystérieusement serviront de fil d’Ariane pour conduire le héros dans son enquête.

Le suspense est le troisième aspect qui rend ce livre passionnant. Le roman s’ouvre sur un meurtre d’une cruauté choquante : un gardien qui avait la réputation d’être violent envers les prisonniers a sauvagement été assassiné. C’est le jeune Watanabe qui sera chargé de l’enquête et c’est lui que le lecteur suit dans la révélation de secrets et de machinations qui dépassent le cadre de la prison…

L’aspect humain enfin, nous mène à travers les relations animant gardiens et prisonniers, dans ce lieu terrifiant où la violence tolérée ne détruit pas pour autant l’authenticité des relations humaines, surtout lorsqu’elles sont illuminées par la poésie.

Résumé

Pénitencier de Fukuoka, Japon, 1944. Dans ce sombre lieu dont peu sortent vivants, le gardien Sugiyama, réputé pour sa cruauté bestiale, vient d’être assassiné. Le jeune conscrit Watanabe est chargé de l’enquête, mais un détenu coréen, communiste et résistant, s’accuse du crime. Pourtant, Watanabe ne le croit pas et décide de poursuivre ses investigations, malgré les ordres contraires de sa hiérarchie. Il découvre l’étrange relation qui s’était nouée entre la brute Sugiyama et le poète Yun Dong-ju. Alors que les bombes pleuvent sur Fukuoka, Watanabe mettra tout en oeuvre pour protéger Yun Dong-ju et affronter un complot qui dépasse largement l’enceinte de la prison…

Inspiré par la vie du poète Yun Dong-ju, adulé en Corée, Le garde, le poète et le prisonnier est à la fois un huis clos fascinant et un plaidoyer passionné pour le pouvoir de rédemption de la littérature.

A propos de l’auteur :

Lee Jung-myung est l’un des romanciers les plus populaires de Corée, auteur des best-sellers Deep Rooted Tree (meilleur livre de l’année en 2006) et Painter of the Wind, tous deux adaptés pour la télévision. Le Garde, le Poète et le Prisonnier est son premier roman traduit en français.

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Rencontre-dédicace de Marcelino Truong, pour « Give Peace a chance : Londres 1963-1975 »

auteur-Marcelino Truong-1215Nous avons le plaisir de recevoir l’auteur et illustrateur Marcelino Truong pour une rencontre-dédicace dans notre librairie à l’occasion de la parution en novembre de Give peace a chance, suite de sa bande dessinée autobiographique Une si jolie petite guerre, également aux éditions Denoël.

give-peace-a-chance-truong-9782207117941Si vous avez aimé Une si jolie petite guerre, vous ne serez pas déçu par ce deuxième tome consacré à la période 1963-1975 où vous suivrez l’auteur et sa famille dorénavant installés à Londres mais qui suivent toujours de près les événements tragiques ayant secoué le Vietnam jusqu’à la fin de la guerre en 1975. 

Marcelino nous fait ainsi revivre la guerre du Vietnam dans toute sa complexité, avec de nombreux passages documentaires habilement insérés dans une narration chronologique qui fait la part belle à la vie de cette famille franco-vietnamienne en proie aux questionnements identitaires.

On retrouve bien sûr le style de l’illustrateur qui nous avait séduit dans le premier tome ainsi que dans les illustrations que nous avons exposées à plusieurs reprises dans notre librairie. C’est donc une bande dessinée à ne pas rater, qui ferait un excellent cadeau avec en plus une dédicace de Marcelino !

Rendez-vous
Vendredi 18 décembre 2015 à 18h
Entrée libre, inscription sur notre site
ou Commander le livre

La quête d’identité de la deuxième génération des Chinois réfugiés du Cambodge

Frédéric-chau-je-reviens-de-si-loin-9782848764764Les éditions Philippe Rey publient en cette rentrée le témoignage intéressant du comédien Frédéric Chau qui revient sur l’histoire de sa famille, d’origine teochow ayant fuit le Cambodge, et sur les difficultés d’intégration d’un jeune issu d’une minorité visible…

C’est une fois connu du grand public que Frédéric a été amené à s’interroger plus en détails sur ses origines, en particulier sur l’histoire de ses parents, issus de la communauté chinoise du Cambodge, qui ont émigré en France pour fuir le massacre des Khmers Rouges dans les années 1970. Il nous raconte leur installation en France avec le statut de réfugiés politiques, après avoir tout perdu à Phnom Penh. Ils souhaitaient que leur fils s’intègre du mieux possible dans ce nouvel environnement, ont essayé de l’envoyer dans les meilleurs établissements scolaires mais souffraient de ne pouvoir l’aider dans ses études. Frédéric a mis du temps à se forger une identité après avoir longtemps essayé d’ « être comme les autres » malgré la stigmatisation des minorités visibles… mais c’est peut-être cela qui l’a mené à devenir comédien !

Ce livre nous plonge au cœur d’une communauté méconnue pourtant installée à Paris depuis des dizaines d’années. Il aborde les difficultés économiques de la première génération puis la quête d’identité et les efforts d’intégration de la deuxième génération. Un témoignage éclairant à replacer dans la « Grande Histoire » et qui apporte un point de vue sociologique sur le parcours des jeunes français issus de l’immigration.

Voir ce livre sur notre site

Pour les amateurs de « lianhuanhua » 连环画 et de littérature classique !

coffret-rêve-pavillon-rouge-intérieur-oct15Le quatrième et dernier coffret d’adaptation en bande dessinée des grands romans classiques chinois par les éditions Fei vient enfin de paraître !

Après le succès éditorial des trois premiers coffrets, Au bord de l’eau, Les Trois Royaumes et Voyage vers l’Ouest, les éditions Fei publient en cette fin octobre 2015 son quatrième et dernier coffret de bande dessinée chinoise, lianhuanhua 连环画. C’est cette fois-ci le roman d’amour et de mœurs, Le rêve dans le pavillon rouge (Hong lou meng 红 楼梦), qui bénéficie dorénavant d’une version française de son adaptation en bande dessinée. Le coffret est composé de 16 fascicules illustrés en noir et blanc, de l’arbre généalogique de la famille Jia, ainsi qu’un livret de présentation des personnages contenant une préface de l’écrivain chinoise Chi Li 池莉.

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Alliant image et texte, ce format traditionnel de bande-dessinée est très populaire en Chine mais jusqu’alors très peu connu en France. Les éditions Fei offrent avec ce quatrième coffret un nouveau chef-d’œuvre éditorial et la possibilité de lire « à la chinoise » rêve-pavillon-rouge-pléiadeun grand roman en version illustrée. Ce coffret constitue une œuvre incontournable dans une bibliothèque de sinophile digne de ce nom ! Il ravira tous les amoureux de la Chine, tous ceux qui s’intéressent à sa culture classique, sa littérature et ceux qui sont curieux de lire, relire ou simplement découvrir ce roman, aussi disponible en traduction intégrale dans la Bibliothèque de la Pléiade des éditions Gallimard, dans une traduction de Li Tche-Hua et Jacqueline Alezaïs.

Ne ratez pas cet événement éditorial pour compléter votre bibliothèque ou offrir un coffret à vos proches… Rendez-vous sur notre site ou dans notre librairie !

Vous pouvez aussi venir écouter et poser vos questions aux traducteurs Si Mo et Nicolas Henry lors de la rencontre que nous organisons autour du coffret le 6 novembre prochain !

Rencontre avec Chi Ta-wei 紀大偉, auteur de « Membrane » 《膜》

chi-tawei-auteurNous avons le plaisir d’accueillir l’écrivain taïwanais Chi Ta-wei [紀大偉, Ji Dawei en pinyin], à l’occasion de la publication le 21 octobre de son roman Membrane. Après Une tablette aux ancêtres, de Stéphane Corcuff, les éditions L’Asiathèque nous emmènent de nouveau à Taïwan, mais cette fois-ci nous plongent dans un court roman de science-fiction paru en 1996 sous le titre Mo 《膜》 [Membrane], traduit du chinois par Gwennaël Gaffric. Une lecture originale qui vous fera réfléchir à de nombreux sujets qui restent très actuels : l’identité sexuelle, le rapport entre humains et machines, la destruction de l’environnement et l’adaptation de l’Homme pour survivre dans un monde presqu’entièrement artificiel…

Présentation du roman :

couv-membrane-chi taweiMomo, une jeune esthéticienne réputée mais solitaire et marginale, vit dans une ville sous-marine d’un monde futur à l’écologie bouleversée. Ayant contracté enfant un virus d’un genre nouveau, il semble qu’elle ait subi de multiples transplantations d’organes artificiels. Dans ce monde où les corps, les identités et les sexes se métamorphosent et se réinventent, les humains sont-ils encore maîtres de leur mémoire et de leur avenir ? Quel est le véritable passé de Momo ? Les prodigieuses membranes dont elle fait usage dans sa clinique auraient-elles une fonction insoupçonnée ?

Membrane est considéré par la critique littéraire comme le texte fondateur de la « littérature queer » à Taiwan et du courant de la « science-fiction queer » en Asie. Pourtant, Membrane ne saurait être limité à un canon de la littérature homosexuelle. En effet, la richesse des thématiques abordées par Membrane est considérable : dans ce roman de science-fiction paru en 1996 et qui est tout à fait d’actualité aujourd’hui, Chi Ta-wei interroge la définition même de l’humain dans un monde dévasté par la crise écologique. En abordant la question du genre, du corps, du rapport entre humain et androïde, Chi Ta-wei propose une réflexion large et inédite sur l’identité, non seulement sexuelle, mais dans son sens biologique : qu’est-ce qui fait un « sujet humain » : un cerveau, un corps, une mémoire, un libre arbitre ?

Rendez-vous
Jeudi 5 novembre 2015 à 18h
Entrée libre
Plus d’informations et inscription sur notre site

Rencontre pour la parution du coffret « Rêve dans le pavillon rouge »

coffret-fei-rêve-pavillon-rougeNous avons le plaisir d’accueillir les traducteurs Si Mo et Nicolas Henry pour la présentation du dernier coffret des grands romans chinois adaptés en bande dessinée traditionnelle (lianhuanhua 连环画) par les éditions Fei. Ce quatrième volet est l’adaptation du roman classique chinois Le rêve dans le pavillon rouge [Hong lou meng 红楼梦] de Cao Xueqin dont la traduction intégrale en français est disponible dans la collection de la Pléiade chez Gallimard.

Rendez-vous
Vendredi 6 novembre 2015 à 18h
Entrée libre
Plus d’information et inscription

Ce coffret vient compléter la collection des trois autres coffrets de bande dessinée chinoise traditionnelle publiés les années précédentes : Au bord de l’eau, Les Trois Royaumes et Voyage vers l’Ouest.

Ce nouveau coffret à paraître très bientôt sera composé de 16 fascicules de bande dessinée en noir et blanc (10,3 x 14,2 cm) et d’un livret de présentation de l’oeuvre et des personnages, avec une préface de l’écrivain chinoise Chi Li.

En librairie le 23 octobre 2015, ce coffret sera au prix de 69€. N’hésitez pas à nous contacter pour en réserver un exemplaire chez nous dès maintenant afin de l’avoir dès sa parution !

Présentation du coffret par l’éditeur :

Écrit à la fin du XVIIIème, Rêve dans le pavillon Rouge (Hong Lou Meng) est le dernier et le plus tardif des quatre livres extraordinaires de la littérature chinoise.
Véritable institution en Chine, parangon du roman chinois et clé de voûte du romantisme, son influence est telle qu’il existe encore aujourd’hui une discipline universitaire entièrement consacrée à son étude. Le texte recèle des dimensions historiques, politiques et poétiques d’une rare densité.
Tricentenaire de l’auteur Cao Xueqin (1715-2015) un événement organisé par l’institut Cao Xueqin de Beijing en partenariat avec les éditions Fei et Gallimard.

Rencontre avec Li Yiyun, auteur de « Plus doux que la solitude »

auteurNous avons le plaisir d’accueillir l’écrivaine chinoise Li Yiyun, à l’occasion de la publication en français de son nouveau roman intitulé Plus doux que la solitude.

Après Un millier d’années de bonnes prières, recueil de nouvelles maintenant disponible en format poche, et le roman Un beau jour de printemps (2010), ce nouveau roman confirme le talent d’écrivain de Li Yiyun, auquel la traduction en français de Françoise Rose fait honneur (traduit de l’anglais)… Le site Chinese Books parlait déjà de cet auteur chinoise en termes élogieux en 2011, au moment de la parution de Un millier d’années de bonnes prières et d’un autre recueil de nouvelles en anglais, Gold boy, Emerald girl.

Résumé du roman :

Des révolutions étudiantes de la place Tian’anmen au déracinement dans lequel les États-Unis maintiennent leurs migrants aujourd’hui, l’histoire de trois amis au destin brisé par un mystérieux accident. Servie par un style à l’élégance distanciée, une oeuvre saisissante qui explore les tréfonds de la nature humaine, et notamment l’idée que même la plus innocente des personnes est capable du plus glacial des crimes…

couvertureCritiques dans la presse anglophone :

« Le sujet de Yiyun Li semble être l’isolement auquel nous réduit le monde contemporain. Au coeur de Plus doux que la solitude, flotte cette thématique universelle : Nous sommes, tous à notre façon, prisonniers du passé. » Telegraph

« Le récit froid et profond de Yiyun Li vous précipite dans les affres des héritages familiaux et des différences culturelles, d’une manière troublante mais incroyablement perspicace. » Kirkus review

« Il y a un quelque chose de particulier dans l’équilibre, la netteté, le calme apparent de la prose de Yiyun Li qui la rapproche d’un Tchekhov. Avec sa neutralité, elle est capable de nimber les vies complexes, agitées et colorées de ses personnages d’une brume cotonneuse. Pourtant, grâce à la juxtaposition entre tragédies politiques et tragédies intimes, on décèle sous l’apparente passivité le vibrant sarcasme à l’oeuvre dans Plus doux que la solitude. » New York Times Book Review

Rendez-vous
Lundi 21 septembre 2015 à 18h
Entrée libre, inscription sur notre site