Archives pour la catégorie Littérature

Rencontre-dédicace avec le peintre et écrivain chinois RAO Pingru(饶平如) pour la présentation de son livre « Notre histoire : Pingru et Meitang» (我俩的故事:平如美棠)

Nous avons le plaisir de recevoir dans notre librairie RAO Pingru饶平如, peintre et écrivain chinois, qui viendra nous présenter son livre Notre histoire : Pingru et Meitang我俩的故事:平如美棠, à paraître le 19 janvier 2017 aux éditions du Seuil.

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Présentation du livre

En 2008, à la mort de sa femme Meitang, Rao Pingru entreprend de conjurer le deuil par l’encre et l’aquarelle en retraçant, in memoriam et en dessin, le destin de sa famille. Dans son appartement shanghaïen, le vieil homme se souvient du sel des jours qu’il a partagés avec Meitang et de leur vie rythmée par les battements d’une Chine en ébullition.

De sa petite enfance à son mariage avec celle qui porte aux lèvres « une touche d’écarlate », de son engagement militaire lors de la guerre contre le Japon à son internement dans un camp de rééducation où il resta vingt ans, de l’établissement de sa famille à Shanghai à la maladie de son épouse, Rao Pingru restitue dans cette histoire les jours de fête comme les jours difficiles et livre une œuvre qui ne ressemble à aucune autre, une vie dessinée à l’échelle de la Chine.

À chaque page d’un récit à la fois tendre, grave et poétique, la petite et la grande histoire, la voix unique de Rao Pingru et la marche des évolutions politiques du pays se rejoignent, donnant à lire un témoignage fort sur la vie des héros ordinaires de la Chine du siècle passé ainsi qu’une magnifique histoire d’amour.

Tour à tour soldat, comptable et éditeur, RAO Pingru est devenu peintre et écrivain à l’orée de ses quatre-vingt-dix ans. Sa sagesse, son style simple et vif, son talent d’illustrateur en font un auteur inclassable.

Traduit du chinois par François Dubois

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Rendez-vous :
Mercredi 25 janvier 2017 à 18h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

Rencontre-dédicace avec le chercheur Pascal Bourdeaux autour de son ouvrage « Histoire de Lục Vân Tiên : Manuscrit enluminé & Commentaires au manuscrit »

Portrait BourdeauxNous avons le plaisir de recevoir Pascal Bourdeaux, maître de conférence, dans notre librairie pour une rencontre consacrée à la présentation du livre dont il est éditeur : Histoire de Lục Vân Tiên : Manuscrit enluminé & Commentaires au manuscrit, paru en avril 2016 à l’Ecole Française d’Extrême-Orient.

Présentation du livre :

Publication commentée d’un manuscrit enluminé inédit du poème Lục Vân Tiên redécouvert à la bibliothèque de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres dans lequel Nguyễn Đình Chiểu (1822-1888) expose les vertus et les beautés du confucianisme et de la culture populaire du Sud du Viêt Nam.

Relevant à la fois de l’érudition classique et de la littérature orale du milieu du XIXe siècle, le poème Lục Vân Tiên de Nguyễn Đình Chiểu a intégré de longue date le panthéon des gloires littéraires nationales en ayant su insuffler au classicisme de la culture lettrée vietnamienne des caractéristiques méridionales. Œuvre traduite en français dès 1864, c’est la publication d’Abel des Michels en 1883 qui incita un officier de marine français, Eugène Gibert, en mission à Huê entre 1895 et 1897, à faire réaliser ce manuscrit enluminé par un lettré de cour du nom de Lê Đức Trạch. De retour en France, son commanditaire l’offrit en 1899 à la bibliothèque de l’Institut de France où il a été redécouvert en 2011. Il s’agit de l’unique version illustrée (139 planches polychromes) d’un poème vietnamien intégral connue à ce jour.

La beauté et la valeur littéraires et historiques de ce document unique justifient l’édition d’un fac-similé complété de commentaires au manuscrit. Le volume I, volontairement épuré, présente les planches enluminées en vis-à-vis desquelles paraît l’extrait du poème en version trilingue (français, quốc ngữ, anglais). Le volume II consigne l’ensemble des commentaires (avant-propos, introduction à l’histoire du manuscrit, annotations du poème, transcription inédite de la version du poème enluminé en vietnamien romanisé).

Le Lục Vân Tiên est une œuvre littéraire vietnamienne. Le manuscrit, engendré par le contact franco-vietnamien est une œuvre d’art qui l’est tout autant. La redécouverte récente de ce joyau de la culture populaire du Viêt Nam exigeait sa diffusion auprès des spécialistes et des passionnés d’histoire, de littérature, de philologie et d’art. Ce souhait est en partie réalisé grâce à la publication de cette Histoire de Lục Vân Tiên.

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Coup de coeur du librairie :
Un magnifique ouvrage en deux volumes présentant le manuscrit illustré du poème vietnamien Lục Vân Tiên réalisé à la fin du XIXe siècle sur commande d’un général français, Eugène Gibert, qui l’a ensuite offert à l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres.
Le premier volume présente de très belle reproductions en couleurs du manuscrit, dans lequel le poème est écrit en caractères sino-vietnamiens. La transcription en vietnamien romanisé ainsi que la traduction en français et en anglais sont en vis-à-vis, ce qui permet de lire le poème tout en contemplant les illustrations en vignettes tirées de la vie quotidienne des Vietnamiens du Sud de la fin du XIXe siècle.

Le second volume contient un grand nombre de commentaires et d’annotations, en français, vietnamien et anglais, qui permettent de mieux comprendre le contexte de la réalisation de ce manuscrit, l’oeuvre littéraire de l’auteur et la culture populaire vietnamienne de l’époque.

 

Rendez-vous :
Samedi 29 octobre 2016 à 17h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

« Il était une fois l’inspecteur Chen » de Qiu Xiaolong

il-était-une-fois-l-inspecteur-chen-9782867468414Les éditions Liana Levi publient en cette rentrée 2016 un nouveau roman du célèbre auteur de polars vivant aux Etats-Unis, Qiu Xiaolong, intitulé Il était une fois l’inspecteur Chen.

Après Dragon bleu, tigre blanc dans lequel l’inspecteur se trouve au cœur de luttes d’intérêts dans les hautes sphères shanghaïennes, ce nouveau roman raconte comment Chen Cao, jeune diplômé en littérature anglo-saxonne, se retrouve affecté à un poste de police de Shanghai comme traducteur, et va mener de fil en aiguille sa première enquête, pour devenir plus tard le fameux inspecteur Chen.

On retrouve dans ce roman l’amour de l’auteur pour la gastronomie chinoise, il nous emmène également dans la Cité de la Poussière Rouge où il a grandi, à la recherche d’histoires de voisinage, dans lesquelles se mêlent les blessures du passé.

Au delà d’un roman policier, cet ouvrage nous permet de mieux comprendre l’histoire et la personnalité de l’inspecteur Chen. C’est un retour en arrière et un retour sur soi pour l’auteur autant que le personnage. D’ailleurs, le roman est accompagné d’un fascicule où Qiu Xiaolong présente son parcours et répond à un certain nombre d’interrogations de ses lecteur (« Comment avez-vous crée le personnage de Chen Cao ? », « Est-ce difficile d’écrire depuis l’exil ? », « Quelle place tient la poésie dans votre parcours intellectuel ? », etc.),  suivi de 28 poèmes de l’inspecteur avec le contexte de leur écriture…

Plus d’informations sur notre site

A lire également : le billet de Bertrand Mialaret consacré à cet ouvrage sur son site My Chinese Books.

Rencontre-dédicace à l’occasion de la parution du premier hors-série « Taiwan » de la revue Jentayu

La librairie Le Phénix et les éditions Jentayu ont le plaisir de vous inviter le vendredi 14 octobre à 18 h à la présentation du premier numéro hors-série « Taiwan » de la revue Jentayu.

Mesdames Catherine Charmant et Deng Xinnan, traductrices ayant participé au recueil et déjà traduit, à quatre mains, divers auteurs taïwanais, dont Chu Tien-wen et Liu Ka-shiang,Jérôme Bouchaud, fondateur des Editions Jentayu et Mme Tsai Hsiao-Ying, directrice du Centre culturel de Taïwan à Paris seront présents pour ce lancement.

Déroulement de la soirée :

- présentation des Editions Jentayu et du hors-série “Taïwan” par Jérôme Bouchaud
- mot du CCTP par Tsai Hsiao-Ying
- présentation des traductrices et lecture d’un court extrait de la nouvelle traduite par leurs soins : “Communication sans frontières” de Chen Yu-chin – Une échange avec le public
- Une séance de dédicaces avec les deux traductrices et les autres traducteurs éventuellement présents pour le recueil “Taïwan » ainsi que des autres numéros de Jentayu.

Présentation de la revue :

Les Editions Jentayu ont le plaisir de vous annoncer la parution prochaine du premier numéro hors-série de la revue Jentayu, un numéro entièrement dédié à la littérature de Taïwan. Réalisé avec le soutien du Centre culturel de Taïwan à Paris et du ministère de la Culture de Taïwan, ce recueil richement illustré de 252 pages contient en tout 13 nouvelles et essais et 6 poèmes de 19 auteurs taïwanais contemporains, pour certains déjà connus des lecteurs francophones mais pour la plupart encore inédits en français.

Le sommaire complet de ce Jentayu spécial Taïwan est à découvrir sur le site des éditions Jentayu ainsi que sur Lettres de Taïwan.

Date de parution : le 5 octobre 2016

 

Rendez-vous :
Vendredi 14 octobre 2016 à 18h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

Rencontre-dédicace avec Géraut Bournet, illustrateur, autour de son essai graphique « Franckushima »

AuteurNous avons le plaisir de recevoir dans notre librairie Géraud Bournet qui viendra nous présenter son livre Franckushima : Essai graphique sur la catastrophe de Fukushima et le risque nucléaire en France, paru le 23 avril 2016 au Lutopiquant Editions.

Suite à la catastrophe de Fukushima survenue en mars 2011, l’auteur a souhaité réaliser avec l’aide de ses collaborateurs, un ouvrage qui soit attractif tout en proposant une vision globale et complète du sujet. Cette démarche originale a nécessité un travail considérable de                                                                    documentation et de recherches sur le terrain.

Présentation de l’auteur

Illustrateur indépendant de formation scientifique, retrouvez le travail de l’auteur sur son site : http://lutopiquant.fr/

Présentation du livre

FranckushimaComment appréhender l’univers de la radioactivité dont le propre est d’être invisible, inodore, sans goût ni saveur ? Cinq ans après le début de la catastrophe de Fukushima, la liquidation du désastre a en grande partie permis sa banalisation et son oubli généralisé. À travers une démarche documentaire et graphique, Franckushima, « caisse de résonance sur les catastrophes nucléaires», propose de revenir sur les enjeux de la catastrophe pour mieux nous préparer à celle qui nous guette en France.

 

Quatrième de couverture :

- Qu’est-ce qui se passe en ce moment a Fukushima ?
- Hum… Le plus gros problème en ce moment, c’est que tout le monde commence a oublier ce qui s’est passé…

« Avec son travail, très sérieux sur le fond et attractif sur la forme avec les nombreuses illustrations, Géraud Bournet produit un outil d’information et de compréhension des enjeux du nucléaire utile à tous. Franckushima apporte un éclairage inédit sur les conséquences humaines de la catastrophe de Fukushima, et nous amène à nous interroger sur notre modèle énergétique nucléaire en France. Un essai à mettre entre toutes les mains ! »

Consulter le communiqué de presse pour avoir plus d’informations sur cet album.

 

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Rendez-vous :
Samedi 8 octobre 2016 à 17h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

 

Adaptation en manga du roman de Sôseki « Je suis un chat »

je-suis-un-chat-9782809711905Les éditions Philippe Picquier nous proposent en cette fin d’été la traduction en français de l’adaptation du célèbre roman de Natsume Sôseki Je suis un chat par le dessinateur Tirol Cobato, que l’éditeur nous présente en ces mots :

« Qui se cache sous le pseudonyme de Cobato Tirol ? Un mangaka qui aurait déjà une carrière sous un autre nom, l’assistant d’un dessinateur plus connu ? Même son éditeur japonais affirme ne pas le savoir. En tout cas, il, ou peut-être elle, a déjà publié un autre manga sous ce nom, Le secret de la fraise. Et ce n’est manifestement pas un débutant… »

Une occasion de revenir sur cet excellent titre de l’auteur japonais…

Avec beaucoup d’humour et une pointe de sarcasme, l’auteur dépeint la société japonaise au début du vingtième siècle à travers les yeux d’un chat ayant pour maître un professeur d’anglais à l’estomac fragile (double de l’auteur, vous l’aurez compris). Les observations dudit chat doué de perspicacité, font de ce roman une incontournable entrée en matière pour qui veut étudier d’un peu plus près la société japonaise de cette époque transitoire, et plus simplement, la nature humaine. L’auteur n’y a de cesse de tourner en dérision aussi bien l’entourage du professeur que le professeur lui-même. Les personnages aiment s’écouter parler et rivalisent dans l’art de la digression.

Le roman est ici très bien restitué dans son contenu et son esprit. Il était d’ailleurs d’abord paru en feuilletons dans une revue de 1905 à 1906, lui conférant son aspect final, parfois peut-être un peu décousu, de chroniques.

A destination d’un lectorat jeune ou adulte, ce manga saura à la fois initier les néophytes à l’œuvre de l’écrivain de renom comme amuser les connaisseurs, mais aussi permettre de pénétrer la société et la culture japonaise de l’intérieur.

Le roman d’origine est également disponible en français et en chinois dans nos rayons :

          

4ème numéro de la revue Jentayu : Cartes et Territoires

jentayu-cartes-et-territoires-9782954989273Les éditions Jentayu publient deux fois par an la revue Jentayu qui nous présentent des textes littéraires d’écrivains des différents pays d’Asie, de la Chine au Japon, en passant par des régions aux littératures moins connues en France, à savoir la Thaïlande, les Philippines, la Malaisie, le Laos, le Bangladesh, le Tibet, la Mongolie, l’île de Taïwan, etc.

Ce quatrième numéro est consacré à la notion d’espace, de territoire et de frontière.

« Toute frontière imaginée par l’homme est le fruit d’un arbitraire. En d’autres termes, elle n’est qu’une construction intellectuelle, une illusion, un mirage constamment pris en défaut par des facteurs sur lesquels l’homme, malgré ses prétentions de grand ordonnateur, n’a pas d’emprise. Une frontière pourra être presque tangible un jour, réduite à néant le lendemain, avant de se voir redessinée par d’autres, ailleurs. [...] » (éditorial de la revue)

« Comprendre la Chine en BD », tome 2

« Après plus de 400 ans d’unité sous la dynastie Han, la Chine entra dans une période de division qui allait durer près de quatre siècles. Ce fut la période la plus complexe de toute l’histoire de Chine, une ère de chaos, de guerres civiles et d’invasion. [...]« 

Comprendre la Chine en BD, Jing LIU

Comprendre la Chine en BD, tome 2, Jing LIU

La série Comprendre la Chine en BD de LIU Jing présente de manière ludique l’histoire de la Chine impériale, de l’empereur jaune à la chute du dernier empereur des Qing en 1912, sous forme de bande dessinée en noir et blanc. Ce second tome est consacré à la période de 220 à 907, des Trois Royaumes à la dynastie Tang.

Son auteur, Liu Jing, a souhaité vulgariser l’histoire de son pays afin qu’elle soit mieux comprise par le plus grand nombre. Après son succès aux Etats-Unis, Comprendre la Chine en BD [Understanding China Through Comics, Moli publisher, 2011-2014] est disponible en français grâce aux éditions Kotoji (collection Asian District), dans une traduction de Baptiste Gaussen. Une bonne façon de réviser ses connaissances sur l’histoire de l’Empire du Milieu !

La série est constituée des volumes suivants :
Tome 1 : De l’empereur jaune à la dynastie Han (2697 av. JC – 220 ap. JC)
Tome 2 : De la période des Trois Royaumes jusqu’à la dynastie Tang (220 – 907)
Tome 3 : Des Cinq Dynasties et Dix Royaumes jusqu’à la dynastie Yuan (907 – 1368)
Tome 4 : Les dynasties Ming et Qing (1368 – 1912)

Actuellement, seuls les tomes 1 et 2 sont parus en France.

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Comprendre la Chine en BD, tome 2, Liu Jing, extrait, librairie Le Phénix

Comprendre la Chine en BD, tome 2, Liu Jing, extrait, librairie Le Phénix

Rencontre-dédicace avec la chercheuse Minju Song et le journaliste Anthony Dufour pour la parution de leur ouvrage « Portraits de Séoul »

Nous avons le plaisir de recevoir les auteurs Minju Song et Anthony Dufour à l’occasion d’une rencontre dans notre librairie pour présenter leur livre Portraits de Séoul, paru en avril 2016 au Hikari éditions. 

Présentation du livre :

Auteurs

Séoul, capitale high-tech de l’Orient extrême, est une star récente du tourisme mondial. Peu de visiteurs tentaient leur chance dans cette jungle urbaine à l’énergie insensée, ouverte au reste du monde à la fin des années 1980 avec la démocratisation et les jeux olympiques. Séoul, c’est un choc, un décor violent et radical, où les lumières, les émotions, les sons, dépassent toujours les doses maximales prescrites. Hollywood en a fait son nouveau terrain de jeu. Les voyageurs occidentaux une conquête. Mais le choc visuel peut tourner court. Séoul semble n’avoir ni queue ni tête. On s’épuise le long de rivages insensés qui ignorent la différence entre mer et rivière. On se perd entre des tours qu’on a l’impression de revoir partout.

Comprendre comment cette drôle de ville organise la frénésie de ses habitants demande du temps, des rencontres, du partage. C’est justement le projet de Portraits de Séoul. Avec ce guide d’un nouveau genre, décodez la cité, une mosaïque composée d’une douzaine de portraits d’habitants qui donnent à voir la diversité et permettent de comprendre la ville, son cœur, ses émotions, son rythme et ses secrets. Avec Portraits de Séoul, voici les clés de la ville.

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Rendez-vous :
Samedi 11 juin 2016 à 17h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

Histoire de Lục Vân Tiên

L’Histoire de Lục Vân Tiên est un magnifique ouvrage en deux volumes présentant le manuscrit illustré du poème vietnamien Lục Vân Tiên réalisé à la fin du XIXe siècle sur commande d’un général français, Eugène Gibert, qui l’a ensuite offert à l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres.

Histoire de Lục Vân Tiên, Manuscrit enluminé, Commentaires au manuscrit

Histoire de Lục Vân Tiên, Manuscrit enluminé, Commentaires au manuscrit

Le premier volume présente de très belle reproductions en couleurs du manuscrit, dans lequel le poème est écrit en caractères sino-vietnamiens. La transcription en vietnamien romanisé ainsi que la traduction en français et en anglais sont en vis-à-vis, ce qui permet de lire le poème tout en contemplant les illustrations en vignettes tirées de la vie quotidienne des Vietnamiens du Sud de la fin du XIXe siècle.

Le second volume contient un grand nombre de commentaires et d’annotations, en français, vietnamien et anglais, qui permettent de mieux comprendre le contexte de la réalisation de ce manuscrit, l’oeuvre littéraire de l’auteur et la culture populaire vietnamienne de l’époque.

Description de l’Ecole Française d’Extrême-Orient

Publication commentée d’un manuscrit enluminé inédit du poème Lục Vân Tiên redécouvert à la bibliothèque de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, dans lequel Nguyễn Đình Chiểu (1822-1888) expose les vertus et les beautés du confucianisme et de la culture populaires du Sud du Viêt Nam.

Relevant à la fois de l’érudition classique et de la littérature orale du milieu du XIXe siècle, le poème Lục Vân Tiên de Nguyễn Đình Chiểu a intégré de longue date le panthéon des gloires littéraires nationales en ayant su insuffler au classicisme de la culture lettrée vietnamienne des caractéristiques méridionales. Œuvre traduite en français dès 1864, c’est la publication d’Abel des Michels en 1883 qui incita un officier de marine français, Eugène Gibert, en mission à Huê entre 1895 et 1897, à faire réaliser ce manuscrit enluminé par un lettré de cour du nom de Lê Đức Trạch. De retour en France, son commanditaire l’offrit en 1899 à la bibliothèque de l’Institut de France où il a été redécouvert en 2011. Il s’agit de l’unique version illustrée (139 planches polychromes) d’un poème vietnamien intégral connue à ce jour.

La beauté et la valeur littéraires et historiques de ce document unique justifient l’édition d’un fac-similé complété de commentaires au manuscrit. Le volume I, volontairement épuré, présente les planches enluminées en vis-à-vis desquelles paraît l’extrait du poème en version trilingue (français, quốc ngữ, anglais). Le volume II consigne l’ensemble des commentaires (avant-propos, introduction à l’histoire du manuscrit, annotations du poème, transcription inédite de la version du poème enluminé en vietnamien romanisé).

Le Lục Vân Tiên est une œuvre littéraire vietnamienne. Le manuscrit, engendré par le contact franco-vietnamien est une œuvre d’art qui l’est tout autant. La redécouverte récente de ce joyau de la culture populaire du Viêt Nam exigeait sa diffusion auprès des spécialistes et des passionnés d’histoire, de littérature, de philologie et d’art. Ce souhait est en partie réalisé grâce à la publication de cette Histoire de Lục Vân Tiên.

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Call-Boy

Après le grand succès de Ikebukuro West Gate Park, Call-Boy est la nouvelle traduction d’un roman de Ira Ishida.

Call-Boy, Ira Ishida, librairie le phénix

Call-Boy, Ira Ishida

Dans un style simple à la discrète élégance, l’auteur nous fait suivre dans ce nouveau roman le parcours initiatique d’un jeune homme de vingt ans, Ryô. Celui-ci, intelligent mais que tout ennuie (que ce soit les cours à l’université ou les relations humaines), semble voué à se morfondre, jusqu’à sa rencontre avec Madame Midoh qui lui propose de travailler à son service en tant qu’escort-boy.

En découvrant l’univers des désirs féminins et en se mettant progressivement à l’écoute d’autrui, Ryô va finir par sortir de sa torpeur et se découvrir lui-même.

Les scènes d’amour sont décrites de manière explicite, parfois presque clinique mais sans voyeurisme ; toujours avec tendresse et dénuées de tout jugement. Sont ainsi dévoilés sous le regard bienveillant du protagoniste, les désirs et fantasmes de femmes mais aussi d’hommes de 20 à 70 ans et plus. Ce sont aussi et surtout les histoires d’êtres humains qui se cherchent et tentent de composer avec leurs fêlures. Ishida Ira dépeint avec talent et lucidité la construction d’une jeune personne dans une société en mal de repères.

Au-delà de son sujet sensible, celui du commerce des corps et des amours tarifées, ce roman apparaît comme une invitation à s’ouvrir, à aller à la rencontre de l’autre à travers les valeurs de l’écoute et du respect.

A découvrir dans la traduction limpide de Rémi Buquet.

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Rencontre-dédicace avec la romancière japonaise Ruriko Kishida

Nous avons le plaisir de recevoir la romancière Ruriko Kishida pour la présentation de son livre Requiem à huis clos, paru le 05 avril 2016 aux éditions d’Est en Ouest.

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Née en 1961 à Kyoto, Ruriko KISHIDA est la fille d’un chercheur. Expatriée à Paris à l’âge de 13 ans, elle est diplômée de la faculté des sciences de Paris VII. Requiem à huis clos est son premier roman et se distingue tout de suite en remportant le prix Ayukawa Tetsuya, qui lui vaudra sa publication.

Le prix Ayukawa Tetsuya                                                                  Grand romancier policier, Tetsuya Ayukawa (1919-2002) était aussi un critique littéraire et a remporté le prix Naoki en 1950. En hommage au talent de cet auteur, et pour développer l’image du roman policier, son éditeur, Tokyo Sogensha, a créé le prix Ayukawa Tetsuya en 1990. Il récompense chaque année l’auteur d’un premier roman policier original, avec pour prix la publication de l’ouvrage gagnant.

Présentation du livre :

Version japonaise du mystère de la chambre close

À Kyoto, lors de l’exposition de Reiko, artiste peintre, une jeune femme est frappée d’effroi devant un tableau. Des éléments présents dans l’oeuvre suggèrent que l’artiste sait ce qui est arrivé au mari de cette jeune femme, Takao, disparu cinq ans plus tôt sans laisser de trace. Peu après, sur le lieu même de la disparition de Takao, un corps est découvert. Un meurtre à huis clos qui rappelle étrangement les circonstances de cette disparition : personne n’a pu ni entrer ni sortir, toutes les issues étant verrouillées de l’intérieur. Asami, camarade d’université de Reiko, mène l’enquête et ramène au jour un passé enfoui. Sans se décourager, elle n’aura de cesse de rechercher la vérité dissimulée dans le mystérieux tableau.

Sur une trame qui fait monter l’angoisse, se tisse une intrigue pleine de suspens, qui a remporté le prix Ayukawa Tetsuya en 2004.

Le récit, avec Kyoto pour toile de fond, entretient un rapport direct avec Paris (l’artiste peintre s’y rend souvent). L’enquête est menée par une héroïne typique de la trentenaire japonaise célibataire. Ce roman illustre de nombreux traits caractéristiques de la société japonaise, et constitue ainsi à la fois une bonne introduction à la culture japonaise pour les lecteurs de polars venus d’autres horizons et un véritable plaisir pour les japanophiles qui leur permettra de savourer la littérature japonaise qu’ils aiment à travers un genre – le roman policier – très populaire en France. Le tout en maintenant une tension permanente pour aboutir à une fin surprenante et inattendue.

Le mot de l’éditeur :

Un roman qui vous fera vivre le Japon moderne, dans sa ville la plus traditionnelle, à travers une intrigue sans issue possible, cheminant dans l’atroce réalité de l’esprit humain et de la folie. Des personnages qui nous touchent par leurs défauts et leur sensibilité à fleur de pinceau. Un polar de qualité, ayant fait ses preuves au Japon, qui vous fera découvrir la littérature contemporaine japonaise en compagnie d’une auteure aguerrie de « romans mystérieux », qui a eu un coup de cœur pour la France.

Requiem a huis clos

Rendez-vous :
Vendredi 20 mai 2016 à 18h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

« La concession française » : intrigue dans le Shanghai des années 30

Quelle agréable surprise que La concession française, roman noir se déroulant dans le milieu cosmopolite des concessions de Shanghai ! Son univers est vraiment très différent des romans écrits ces 30 dernières années en Chine, et cela est révélateur des changements qui s’opèrent peu à peu dans les milieux littéraires.

La concession française, Xiao Bai 小白

La concession française, Xiao Bai 小白

Sous le nom de plume de Xiao Bai, l’auteur, né en 1968, s’est inspiré de rapports d’enquête de police sur un groupe de terroristes et de trafic d’armes puis a laissé parler son imagination pour nous concocter un roman puissant, extrêmement bien documenté à tout point de vue : le port de Shanghai, la Concession française avec ses habitants, leur mentalité et leurs habitudes, les relations entre les différents services de polices, les différents intérêts en jeu à Shanghai (communistes, nationalistes, puissances étrangères), etc.

Les lecteurs découvriront un romancier chinois contemporain qui écrit sans censure des scènes très réalistes, et décrit avec sensualité les moments d’intimité de ses protagonistes.

Emmanuelle Péchenart nous offre là une très belle traduction de La concession française, premier roman de Xiao Bai publié en français, qui nous plonge dans la moiteur de l’été shanghaïen, dans les complots et les histoires d’amour compliquées.

Résumé

Shanghai, 1931. Un immense chaudron bouillonnant des intérêts contradictoires qui se partagent la ville. Et, entraîné malgré lui au cœur des événements les plus dangereux, Xue, un jeune photographe franco-chinois, qui se met au service de la police de la Concession française, un peu par peur, un peu par intérêt. Sa maîtresse russe, Teresa, trafiquante d’armes au passé trouble, navigue entre mafieux et organisations clandestines qu’elle approvisionne au gré de leurs besoins.
C’est alors que Xue croise la route d’une beauté enrôlée par un groupuscule révolutionnaire… Ce roman noir très précisément documenté et intensément jubilatoire baigne dans les brumes poisseuses montant du fleuve Huangpu. Les hommes y arborent la fausse nonchalance des héros de Raymond Chandler, les femmes y sont fatales ou terriblement émouvantes, l’action est sujette à de brusques accélérations comme dans un vieux film en noir et blanc qui s’emballe.
Nous, lecteurs, sommes aux premières loges, victimes consentantes des illusions, mensonges, retournements de situation incessants, ballottés des terroristes rouges aux hommes de main de la Bande noire, portés par une langue sensuelle et évocatrice, et par le plaisir communicatif de l’auteur à déployer une retorse et complexe scène historique pour mieux jouer de la magie du romanesque.

Titre original : zujie 租界 également disponible dans notre librairie.

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Rencontre-dédicace avec Benjamin Pelletier, écrivain et formateur en management interculturel

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Nous avons le plaisir de recevoir Benjamin Pelletier pour une rencontre dans notre librairie consacrée à la présentation de son livre Toujours plus à l’est, paru en mars 2016 aux éditions Philippe Picquier.

Présentation du livre :

Toujours plus à l’est raconte un séjour d’une année en Corée du Sud.

Une exploration littéraire de la société coréenne entre ville et montagne, rencontres et paysages, réalité et imaginaire. L’écriture, tour à tour précise ou contemplative, ponctuée d’humour, respire au fil des découvertes. Peu à peu ce promeneur curieux de tout est entraîné vers un vagabondage intérieur. En allant toujours plus à l’est, c’est lui-même qu’il a trouvé.

Voici le parcours coréen que vous allez accomplir aux côtés du narrateur:

Découvrez plus autour de ce livre sur le blog de Benjamin Pelletier

A propos de l’auteur

Benjamin Pelletier est né en 1975. Après des études de philosophie à Toulouse, il est parti travailler en Arabie Saoudite et en Corée du Sud. Installé à Paris, il se spécialise dans la formation interculturelle tout en se consacrant à l’écriture. Il a ainsi travaillé pour de grands groupes en France et à l’international au Moyen Orient et en Extrême Orient. Il intervient en entreprises, écoles (Centrale, École de Guerre Économique, Ponts) et associations professionnelles.

Rendez-vous :
Samedi 23 avril 2016 à 17h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

« Ecrits de la maison des rats », de Lao She

9782809711691-ecrits-maison-rats-lao-sheSi vous l’avez raté en grand format, la sortie en format poche de Ecrits de la maison des rats vous permettra de redécouvrir le célèbre écrivain chinois moderne, Lao She (老舍). Ce recueil propose une sélection d’ « écrits au fil de la plume » (随笔) parus dans des revues et journaux littéraires entre 1934 et 1959, traduits par Claude Payen et publiés en 2010 par les éditions Philippe Picquier.

Rédigés à la 1ère personne à la manière d’un journal, ces réflexions très personnelles nous amènent à songer à nos propres choix de vie, tout en nous plongeant dans le quotidien d’un intellectuel chinois au début du XXe siècle.

Quelques extraits pour attiser votre curiosité :

 » Quand j’habitais à Pékin ou Qingdao, je ne me suis jamais demandé où j’aimerais vivre. En effet, quand on habite au paradis, on ne rêve pas d’un autre paradis. Pendant la guerre de résistance anti-japonaise, j’ai vécu six ans à Chongqing et dans ses environs. Au cours de ce séjour, rendu pénible par la canicule, le brouillard et les déplorables conditions de logement, j’ai rêvé, imaginant l’endroit où j’aimerais vivre quand nous aurions gagné la guerre. » (p. 9)

« Pour devenir poètes, il faut être possédé. On ne peut être poète qu’en risquant sa vie pour le salut de la vérité, de la beauté et du bonheur. Si tu ne vois que ce qui est devant ton nez et possèdes un coeur de petite souris, alors restes-en là. Veux-tu toujours jeter la pierre au poète, ou veux-tu devenir poète ? » (p. 122)

« Etant un vrai Chinois, je n’aime ni le café, ni le cacao, ni la limonade, ni la bière. Je n’aime que le thé. Quand j’ai devant mois un petit bol de thé de qualité, je peux considérer le monde avec sérénité. » (p. 59)

Sommaire :
Dur, dur d’écrire son autobiographie
Un rêve d’habitation
Ma famille idéale
Une petite renaissance, un chapitre de l’autobiographie
Ma mère
Maître Zongyue
Nostalgie de Pékin
Écrits de la maison des rats
La lecture
La littérature et la menuiserie
Etre débordé
Seules les immortels peuvent passer le concours
Une grande sagesse d’un air idiot
Quand on a des enfants
Les poètes
Deux notes d’été

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Rencontre-dédicace avec le poète Bai Hua en présence de sa traductrice Chantal Chen-Andro

Nous avons le plaisir de recevoir Bai Hua 柏桦 pour une rencontre-dédicace dans notre librairie à l’occasion de la parution de son recueil de poèmes bilingue français/chinois Sous les Qing 在清朝 en janvier 2016 aux éditions Caractères.

Cet échange se fera en présence de la traductrice Chantal Chen-Andro et permettra de découvrir l’univers et la sensibilité du poète. Quelques lectures de poèmes seront proposées en chinois et en français. bai hua Bai Hua est né en 1956 à Chongqing. Après avoir été diplômé en 1982 du département d’anglais de l’Institut des Langues étrangères de Canton, il entre en 1986 en classe de doctorants à l’université du Sichuan pour y faire des recherches sur les grands courants de pensée dans les littératures occidentales du XIXe et XXe siècles. Il abandonne les études l’année suivante et enseigne l’anglais à Nankin.

L’auteur est considéré comme une figure centrale du mouvement de poésie post-obscure (post- »Misty ») dans les années 1980. Son premier recueil de poèmes, Expression 《表达》 (1988), a rencontré un succès critique immédiat.

En 1992, il démissionne de son poste et s’installe à Chengdu pour se consacrer à l’écriture. Il a commencé à écrire de la poésie en 1978, après une lecture de Baudelaire (« Le balcon »). Il a été très influencé par Liang Zongdai. Il est venu en France en 1997 dans le cadre de la « Biennale internationale des Poètes en Val-de-Marne ». Il fait partie de ceux que la critique chinoise appelle « Poètes de la troisième génération ». Selon lui, « un bon poème doit pour un tiers faire preuve de créativité et pour le reste s’appuyer sur la tradition ».

Bai Hua est récipiendaire du grand prix poétique Rou Gang et du Prix de poésie Anne Kao.

Très reconnu en Chine, il vit actuellement à Chengdu, au Sichuan, où il est professeur à l’Université Jiaotong.

Vous trouverez en approfondissement sur le lien ci-dessous, un article en anglais de la musicienne, poète et traductrice, Fiona Sze-Lorrain.

http://www.cerisepress.com/03/08/affections-and-disaffections-beyond-the-lyric-poems-by-bai-hua

 

Rendez-vous :
Mardi 22 mars 2016 à 18h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

La librairie Le Phénix au Salon du Livre de Paris 2016

salon-livre-paris-logoComme chaque année, notre librairie tiendra le stand des Editions Philippe Picquier au Salon du Livre de Paris, qui aura lieu du 17 au 20 mars 2016.

Cette année, Livre Paris, le Salon du livre de Paris, mettra à l’honneur la Corée du Sud pour la première fois. A cette occasion, nous aurons le plaisir de recevoir 6 auteurs coréens dont Hwang Sok-Yong, Kim Young-ha, et Kim Jin-kyeong, auteurs phares de la littérature sud-coréenne.

Nous accueillerons à nouveau cette année pour deux séances de dédicace, Florent Chavouet qui a obtenu le prix Fauve Polar 2015 au Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, pour son roman graphique Petites coupures à Shioguni.

Rendez-vous :
Stand R14 – Editions Philippe Picquier
Informations pratiques

Dédicaces sur le stand :                                                             U9782809711684

Benjamin Pelletier
Samedi de 14h à 15h
auteur de Toujours plus à l’est (2016)

U9782809711660Hwang Sok-yong
Jeudi et samedi de 16h à 17h
auteur de Toutes les choses de notre vie (2016), Princesse Bari (2015).

Kim Young-ha                                                                                                             U9782809711097
Dimanche 17h à 18h
auteur de Ma mémoire assassine (2015), J’entends ta voix (2015), Qu’est devenu l’homme coincé dans l’ascenseur ? (2015), Quiz show (2015), L’empire des lumières (2011), La mort à demi-mots (2002).

Kim Ae-ran                                                                                                                         ma vie palpitante
Vendredi de 11h à 12h
auteur de Ma vie palpitante (2014).

Kim Jin-kyeong                                                                                                      La sorciere et le jardin sercret
Jeudi de 14h à 15h et dimanche de 10h30 à 11h30
auteur de La sorcière et le jardin secret (2016), La guerre des   ombres (2013),              Les dernières aventures de l’Ecole des Chats (2011),                                                           Les nouvelles aventures de l’Ecole des Chats (2009)

Kim Jae-hong                                                                                       nuages
Jeudi de 14h à 15h et dimanche de 10h30 à 11h30
Illustrateur de La sorcière et le jardin secret (2016),                                                       des albums de jeunesse Nuages (2014), Dans les bois (2007).

Eun Hee-kyung                                                                                                secret
Dimanche de 13h30 à 14h30
auteure de Secret (2014)

Florent Chavouet                                                                                              fauvepolar
Vendredi à partir de 17h et dimanche de 14h30 à 17h
auteur de Petites coupures à Shioguni (2014),                                                            Tokyo sanpo : Promenades à Tokyo (2009) et Manabéshima (2010)

Delphine Roux                                                                                                                    kokoro
Vendredi de 13h30 à 14h30
auteurs de Kokoro (2015)

 

      

« Toujours plus à l’est » : récit d’un voyage initiatique au pays du « matin calme »

Beaucoup plus qu’un récit de voyage ou un carnet de bord, Toujours plus à l’est nous fait part d’un voyage initiatique.

Toujours plus à l'est, Benjamin Pelletier

Toujours plus à l’est, Benjamin Pelletier

Benjamin Pelletier nous plonge dans une Corée pittoresque tout en donnant des informations historiques et en développant une certaine philosophie de la vie. Au fil du récit, certains objets, des aliments (comme le ginseng), ou des paysages sont sources de réflexions philosophiques intéressantes et poussées.

L’écriture de Benjamin Pelletier est très agréable. L’auteur mêle une touche d’humour au récit qui délecte le lecteur, certains passages sont d’ailleurs mémorables ! Nous ne pouvons nous empêcher de vous faire découvrir ici un extrait qui étaie nos propos :

(L’auteur vient d’arriver à Séoul et fait la connaissance d’un Français qui lui cède son appartement) « Tristan me fait l’effet d’un gardien de phare qui attend la relève avec impatience pour s’enfuir au plus vite. Il me tourne autour, il guette, il a dans le coin de l’œil une avidité de vampire. Il se lance enfin, plantant ses crocs dans mon innocence, prêt à inoculer le venin dans son ressentiment : Méfie-toi, méfie-toi, Séoul, ville infernale, les Coréens, fais gaffe, tu verras, les types qui rotent au restaurant, les vieilles qui pètent, les gamins qui se moquent de ton nez, les rues qui ne portent pas de nom, les trucs qui pourrissent sur les toits,les culs-de-jatte du métro, les insupportables sonneries de portables, des écrans géants partout, une consommation effrénée, un monde américanisé, y pensent qu’au fric, et puis les vieux qui te doublent quand tu fais la queue, [...] Voilà, c’est ça, la Corée. Qu’est ce que tu viens foutre ici ? »

L’auteur ne prend pas en compte cette diatribe d’un Français qui n’a peut-être pas essayé de comprendre ce pays, et nous fait découvrir une tout autre Corée, à laquelle il s’attache, émerveillé et intrigué par toutes les nouveautés et le dépaysement total auxquels il se retrouve confronté. Toutes ses réflexions peuvent d’ailleurs être utiles pour ceux qui préparent un voyage touristique ou pour ceux qui voudraient découvrir le pays du « matin calme » d’une façon originale !

Nous vous conseillons donc vivement ce livre, abordant des thèmes sérieux et parfois plus légers dans un style travaillé.

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Rencontre sur Mo Yan avec les spécialistes de littérature chinoise Yinde Zhang, Shuang Xu, Noël Dutrait et Chantal Chen Andro

Nous avons le plaisir de recevoir Yinde Zhang, Shuang Xu, Noël Dutrait et Chantal Chen Andro, les traducteurs et spécialistes de Mo Yan, pour une rencontre dans notre librairie à l’occasion de la parution de leur livre Mo Yan, au croisement du local et de l’universel et de la traduction du livre de Mo Yan Le clan des chiqueurs de paille en février 2016 aux éditions du Seuil.

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Présentation des livres 

Mo Yan, au croisement du local et de l’universel 

Le volume réunit les actes issus des deux volets consécutifs et complémentaires de cette manifestation scientifique, organisée par trois équipes de recherche spécialisées (universités Paris 7-Diderot, Paris 3-Sorbonne Nouvelle et Aix-Marseille). Au-delà de son succès, l’oeuvre de Mo Yan appelle des réflexions universitaires, en raison de sa profonde originalité, à la confluence du local et de l’universel.
Le royaume littéraire fondé sur son pays natal de Gaomi, irréductible à une portion de l’espace, constitue un moyen privilégié d’interroger les dynamiques de l’Histoire et de la mémoire. La superposition de différentes strates temporelles, mythiques, légendaires et historiques, transfigurée par un discours narratif carnavalesque, montre l’ambivalence d’un lieu aussi incontournable qu’inappropriable.
Ce processus de déterritorialisation déjoue la vérité de l’identité pour s’ouvrir à un nouveau mode d’appartenance. C’est ce caractère de l’Ouvert que le colloque s’est proposé de débattre, en réunissant sinologues, comparatistes, traducteurs français et internationaux, (Chine, des Etats-Unis, d’Italie, des Pays-bas, de Suède…) dans la résonance du célèbre aphorisme formulé par Miguel Torga : » L’universel, c’est le local moins les murs ».


Le clan des chiqueurs de paille

Le clan, issu des marais du canton Nord-est de Gaomi, a pour ancêtre mythique une pouliche et pour caractéristique son attachement à un chaume à mâcher, rouge, aux vertus formidables mais qui le désigne comme le clan des « brouteurs », « mangeurs de paille » en butte à l’incompréhension, voire à l’hostilité. Le pays subit à intervalles réguliers l’invasion de nuages de sauterelles qui dévorent le chaume, détruisant – mais jusqu’où puisque le narrateur est encore là pour le dire ? – le clan mythique.
Les rêves du narrateur et de ses comparses s’enchaînent, entrecroisant les périodes, les histoires, les légendes et les souvenirs, les personnes et les dieux. Ils brouillent les pistes et entretiennent le doute, chacun fonctionnant comme une entité indépendante. Le suspense est ménagé jusqu’au dernier récit. Après Le Clan du Sorgho rouge, Mo Yan laisse libre cours à une imagination débridée, à une expression multiforme, nouvelle, extrême de son art.
Ainsi l’exprime le narrateur : « Un jour je finirai par écrire et faire jouer une pièce de théâtre digne de ce nom et où s’enchaînent, dans leur étroite imbrication, rêve et réalité, science et féerie, Dieu et diables, amour et prostitution, noblesse et bassesse, beauté féminine et excréments, passé et présent, trophées et préservatifs. Ils constitueront un monde total ». Par ces amalgames délibérés, confondant le supérieur et l’inférieur, le spirituel et le matériel, le sublime et l’obscène, l’oeuvre carnavalesque de Mo Yan affirme la révocation de toute autorité.

 

Rendez-vous :
Samedi 12 mars 2016 à 17h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

L’inspecteur Singh enquête à… Singapour

Singh, Singh… Singapour

Vous avez envie de lire un polar dépaysant, eh bien, en voici un !
Avec L’inspecteur Singh enquête à Singapour, Shamini Flint signe un roman policier réussi, à l’intrigue bien ficelée et surtout très bien documenté sur Singapour, avec un savant dosage de personnages bien étudiés, du suspense et de l’humour.
Son enquêteur, l’inspecteur Singh, bourru et anticonformiste dans ses tenues et son attitude, a le don d’irriter sa hiérarchie mais attire très vite la sympathie des lecteurs de par son caractère, son goût pour la bonne chère, ses relations avec sa femme et sa belle-famille et sa ténacité à résoudre les crimes. En le suivant au fil de son enquête au demeurant fort bien menée, avec moult rebondissements, on découvre la société singapourienne, les différentes nationalités qui s’y côtoient sans se mélanger, les préjugés des uns et des autres, les clichés et le conservatisme ambiant en matière de mariage, de mixité ethnique, d’homosexualité, etc.
Le milieu professionnel d’un cabinet d’avocats, des affaires et de la politique est également très bien décrit, ce qui n’est pas étonnant puisque l’auteure a travaillé en tant qu’avocate.
Si vous avez aimé ce roman, ne vous arrêtez pas en si bon chemin et suivez l’inspecteur Singh dans ses autres aventures à Pékin et Phnom Penh !