Archives de catégorie : Société contemporaine

Rencontre avec Chen Guangcheng, auteur de « L’avocat aux pieds nus »

Nous avons le plaisir d’accueillir le célèbre avocat Chen Guangcheng à l’occasion de la parution de son témoignage poignant, L’avocat aux pieds nus, à paraître le 27 août aux éditions Globe dans une traduction de l’anglais réalisée par Lucie DelplanqueL’auteur sera accompagné par Marie Holzman qui assurera la traduction de la rencontre.

Résumé du livre :

couvertureAveugle, illettré jusqu’à l’âge de 20 ans, Chen Guangcheng est la figure emblématique du mouvement de promotion du droit en Chine.
Depuis 2005, il dénonce les abus des cadres de sa région, et mène une véritable croisade contre les excès de la politique de l’enfant unique, ses avortements et ses stérilisations forcées. Devenu aveugle suite à une maladie infantile, Chen a appris le droit sur le tas. Il est un « avocat aux pieds nus ». Un avocat sans diplôme assoiffé de connaissance et épris de justice dont les compétences et la force sont au service des laissés-pour-compte de la nouvelle économie chinoise.
Après quatre ans de prison, il a vécu en résidence surveillée sous la menace constante de représailles physiques. En avril 2012, le corps meurtri de multiples fractures, Chen Guangcheng a déjoué la surveillance de ses gardiens et s’est échappé de sa résidence surveillée. Après un bras de fer politique entre la Chine et les États-Unis, il a quitté la Chine de façon spectaculaire.
Tout à la fois récit d’aventures et mémoires poignants, L’Avocat aux pieds nus se lit comme un thriller haletant au cœur de l’injustice et des inégalités de la Chine contemporaine et de son économie de marché.

Rendez-vous
Lundi 31 août 2015 à 19h30
INSCRIPTION OBLIGATOIRE sur notre site

Attention, la rencontre commencera exceptionnellement à 19h30.

Attention, rencontre annulée !! Wang Jingsheng, auteur de « La mobilité culturelle à l’ère de la mondialisation »

auteur3-recadréNous avions initialement prévu d’accueillir avec Wang Jingsheng 王京生 lors d’une rencontre, en collaboration avec les éditions Riveneuve, à l’occasion de la sortie de livre La mobilité culturelle à l’ère de la mondialisation [文化是流动的]. Cependant, en raison d’un empêchement de dernière minute, Mr Wang Jingsheng ne pourra malheureusement pas être présent dans notre librairie le vendredi 10 avril. Nous nous excusons sincèrement pour la gêne occasionnée par cette annulation de dernière minute, totalement indépendante de notre volonté.

Vous pourrez tout de même consulter dès aujourd’hui l’essai de cet auteur dans notre librairie ou le commander sur notre site.

couverture-mobilite-culturelleRésumé de l’ouvrage

Dans La mobilité culturelle à l’heure de la mondialisation, Wang Jinsheng poursuit une réflexion universelle, chinoise et locale sur la production de la culture et ses évolutions dans les changements civilisationnels et techniques contemporains.
C’est l’homme, ce sont les mouvements humains, les influences et les croisements, qui créent la culture et font sa richesse, bien plus que l’accumulation et la sédimentation du patrimoine. La culture est vivante, fluide. Universelle, tant les thèses de l’auteur, les penseurs convoqués et les exemples cités concernent l’ensemble de la planète, loin des identités refermées. Chinoise, car en s’intéressant avant tout au mouvement, aux dynamiques que créent les rapports, il s’inscrit typiquement dans les cadres conceptuels de la pensée de cette grande puissance. Locale, car cette mobilité de la culture est aussi celle de Shenzhen, mégapole nouvelle au patrimoine restreint.
Une réflexion contemporaine plurielle pour placer la culture au cœur de tout développement économique et humain.
Né en 1955, Wang Jingsheng est professeur à l’Institut des Sciences humaines du Campus de Shenzhen de l’Université de Beida et chercheur au Centre de recherche sur l’enseignement des classiques chinois de l’Ecole normale de Pékin. Médaille Confucius de l’UNESCO en 2013 et Prix du développement durable de la culture humaine de la Global Sustainable Development Foundation en 2014, il est l’auteur de nombreux ouvrages.

Rencontre initialement prévue le :
Vendredi 10 avril 2015 à 18h
ANNULÉE

Voir les autres rencontres prévues sur notre site

Rencontre avec Jordan Pouille, auteur de « Le tigre et le moucheron : Sur les traces de Chinois indociles », le jeudi 7 mai 2015

auteurNous avons le plaisir d’accueillir Jordan Pouille, correspondant en Chine entre 2008 et 2014, lauréat de la bourse JL Lagardère et finaliste du dernier prix Albert Londres, pour la présentation de Le tigre et le moucheron : Sur les traces de Chinois indociles, paru en novembre 2014 aux éditions Les Arènes.

Dans cet ouvrage, Jordan Pouille nous raconte le parcours de Chinois oa-couvubliés ou victimes de la modernisation de la Chine, mais qui se battent pour survivre, trouver une place dans la société, même si elle doit être marginale. Un prêtre catholique souterrain en cavale, un paysan contraint de repêcher les cadavres sur le Fleuve Jaune, la chef téméraire d’un « village du cancer », les gardiens d’un cimetière secret de gardes rouges à Chongqing, ces jeunes ouvriers qui découvrent l’amour dans l’univers quasi-carcéral des méga-usines de Shenzhen… sont quatre des onze récits proposés aux lecteurs. L’auteur décrit de façon précise et avec une écriture agréable l’histoire et la vie au jour le jour de ces « Chinois indociles », rencontrés aux côtés de son épouse et interprète chinoise, au terme de longs périples en train.

Les cartes et photographies égrainées au fil des pages nous permettent de mieux situer ces parcours à la fois ordinaires et extraordinaires de la Chine d’aujourd’hui.

Rendez-vous
Attention : Rencontre reportée
au jeudi 7 mai 2015 à 18h
Entrée libre
Plus d’informations et inscription sur notre site

Conférence sur les traditions du nouvel an chinois par Wang Jing, vendredi 20 février 2015

auteurPour la troisième année consécutive, nous avons le plaisir de recevoir Wang Jing, docteur en sociologie et anthropologie, spécialiste du nouvel an chinois, pour une conférence autour des traditions culinaires du nouvel an chinois.

Présentation de la conférence

Comme le repas de Noël en France, le réveillon du nouvel an chinois est l’occasion pour tous les membres de la famille de se retrouver. Chaque année à l’approche de la fête, des centaines de millions de Chinois rentrent chez eux pour partager ce repas. Les ancêtres et les absents sont aussi de la fête.

Dîner le plus copieux de l’année, nous y trouvons le poisson, la viande et toutes les sortes de plats, mais il est très difficile d’en faire une liste car les habitudes alimentaires différent d’une région à l’autre. Pour les Pékinois, les raviolis farcis à la viande ou aux crevettes sont indispensables. Ils sont remplacés par les nian gao (年糕, le « gâteau de l’année ») au sud de la Chine. En revanche, les rouleaux de printemps frits, les gâteaux de riz gluant aux huit trésors (huit sortes de fruits secs) sont très populaires dans le sud de la Chine, mais absents à Pékin.

« Rien n’est plus confortable que de faire une sieste,
rien n’est plus délicieux que les raviolis ».

La préparation des raviolis est assez particulière et spectaculaire. Nous mettons à l’intérieur la farce xian’er 馅儿, mélange de viande et de légumes, dans un morceau de pâte ; nous fermons la pâte, comme un sachet qui ressemble à un lingot d’or (yuan bao 元宝). A ce propos, la prononciation de « xian’er 馅儿 » ressemble à celle de « qian’er 钱儿 ». Il y a des régions où l’on pratique l’interprétation des mots de la cuisine pour signifier les vœux. La prononciation « cai », est celle du mot qui signifie  »légumes 菜 » mais  »fortune 财 », donc  »beaucoup de légumes » égale  »beaucoup de fortune ».

La conférence expliquera le lien entre les pratiques culinaires traditionnelles et la culture chinoise. Elle s’attachera surtout à expliquer la signification que les Chinois donnent aux ingrédients, à la préparation, à la séquence des plats et à leurs noms. Plus que jamais, le soir du nouvel an, la cuisine est un langage que nous déchiffrerons ensemble.

Jing WANG

A cette occasion, nous vous proposons à cette occasion une bibliographie d’ouvrages autour du nouvel an chinois, de la cuisine chinoise, des fêtes traditionnelles ainsi que des coutumes autour du nouvel an et des rites religieux en Chine.

sélectionnouvelanRendez-vous
Vendredi 20 février 2015 à 18h
Entrée libre
Pour nous aider à organiser, merci de vous inscrire sur notre site

« Les évaporés du Japon », de Léa Mauger et Stéphane Remael

a-couv« Un homme digne de ce nom ne fuit jamais. Fuir, c’est bon pour un robinet. » disait Boris Vian.

Au Japon, la mentalité est toute autre. Il relève de la dignité d’un Homme de fuir la honte et le déshonneur entraînés par un échec et de savoir disparaître au bon moment. Après une enquête menée du nord au sud de l’archipel, Stéphane Remael et Léna Mauger expliquent le phénomène souvent méconnu et incompris des évaporés japonais. Ils mettent en évidence un dysfonctionnement sociétal grave lié à ces traditions d’évaporation, d’hara-kiris et de samouraïs, et soulignent le manque d’institutions mises en place pour venir en aide aux personnes désespérées.

Dans ce livre, certains de ces reclus de la société ont accepté de témoigner et de partager avec nous leurs histoires, toutes plus impressionnantes les unes que les autres.

Coup de coeur proposé par Marguerite
stagiaire à la Librairie Le Phénix

Pour en savoir plus, écoutez la critique sur France Culture de Yves Martin, libraire aux Buveurs d’encre à Paris.

Références
Les évaporés du Japon : Enquête sur le phénomène des disparitions volontaires
, de Léa Mauger et Stéphane Remael, éditions Les Arènes, 2014, 253 p., 20.90€

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Rencontre avec Liao Yiwu 廖亦武, auteur de « Dieu est rouge » 《上帝是红色的》, le jeudi 12 février 2015

auteurNous avons le plaisir d’accueillir Liao Yiwu 廖亦武, à l’occasion de la parution de Dieu est rouge, un nouveau livre consacré au christianisme en Chine à paraître le 11 février aux éditions Books. Ce nouveau manifeste de Liao Yiwu a été traduit par Hervé Dénès et Li Ru, agrémenté d’une préface de Marie Holzman et Jean-François Bouthors.

Ce livre est paru à Taïwan en 2011 sous le titre Shangdi shi hongse de 上帝是紅色的. Nous avions déjà reçu Liao Yiwu en janvier 2013, à l’occasion de la parution de Dans l’empire des ténèbres, témoignage très fort de ses années de prison en Chine.

Résumé
a-couvLiao Yiwu a été élevé dans l’idée que la religion incarnait le mal. Dans son pays, la Chine communiste, les croyants sont au mieux considérés comme des illuminés, au pire comme des espions impérialistes. Cependant, à force d’être persécuté, Liao Yiwu s’est découvert un lien fort avec les chrétiens chinois, admirant leur engagement pour la liberté d’expression et leur quête de sens dans une société en pleine mutation idéologique. Il s’est donné pour mission de sauvegarder la mémoire des histoires enfouies de ces croyants courageux dont le gouvernement totalitaire n’a pas réussi à briser la foi.
Avec truculence et tendresse, l’écrivain dissident fait parler celles et ceux qu’il est allé rencontrer en ville ou dans les campagnes les plus reculées, jouant parfois à cache-cache avec la police.
À travers ces destins inouïs, se dévoile tout un pan méconnu de l’histoire de la Chine. L’incroyable fidélité, la modestie, la douceur des chrétiens chinois leur vaut aujourd’hui l’admiration d’une grande partie de la population… et fait trembler le régime, qui ne sait comment s’y prendre avec ces insoumis aussi indomptables que pacifiques, prêts à payer le prix du sang.
a-couv2Vieille nonne centenaire ; tibétain catholique ; jeune converti branché ; vénérable doyen protestant descendant d’une lignée de pasteurs d’avant la révolution chinoise ; musicien de rue handicapé ; médecin aux pieds nus… Autant de portraits hauts en couleurs, de récits fascinants, dans lesquels Liao, en agnostique qui ne méprise pas la mystique, s’affirme à la fois comme l’un des écrivains chinois les plus originaux et comme un témoin essentiel pour les générations à venir.
Liao Yiwu est né en 1958. Son père a été condamné lors de la Révolution culturelle en 1966. Marqué par la lecture de Keats et de Baudelaire, l’œuvre de Ginsberg et les chansons de Bob Dylan, il est devenu dans les années 1980 l’un des poètes majeurs de l’avant-garde chinoise. La tragédie du 4 juin 1989 l’a fait basculer dans la dissidence. Libéré en 1994 après quatre ans de prison, il a vécu comme un marginal, poète, musicien, chanteur et écrivain. Ses livres sont interdits en Chine, même s’il est l’un des écrivains chinois les plus lus clandestinement. Son premier ouvrage publié à l’étranger a été L’Empire des bas fonds (Bleu de Chine, 2003). Menacé d’un nouvel emprisonnement, Liao Yiwu s’est enfui en 2011. Il vit aujourd’hui en Allemagne et a reçu en 2012 le prix pour la Paix des libraires allemands. En 2013 la publication en France, de Dans l’empire des ténèbres, le récit de son séjour dans les prisons chinoises pour avoir rendu hommage aux victimes du massacre de la place Tian’anmen (1989) a été un véritable événement.
Depuis vingt ans, son œuvre est la plus puissante et la plus bouleversante description de la Chine vue du côté des humbles et des victimes d’un régime dont il ne cesse de dénoncer la perversion et la folie. Un immense talent littéraire, associé à une grande profondeur spirituelle, un humour ravageur et une juste colère.

Rendez-vous
Jeudi 12 février 2015 à 18h
Entrée libre – Inscription sur notre site

« Le sage et le peuple : Le renouveau confucéen en Chine », de Sébastien Billoud et Joël Thoraval

a-couvPour mieux comprendre la place du confucianisme dans la vie quotidienne et les pratiques religieuses des Chinois.

Cet ouvrage coécrit par deux sinologues, Sébastien Billioud et Joël Thoraval, et publié par CNRS éditions, propose une approche originale du renouveau du confucianisme dans la société chinoise. Ils ont en effet choisi de l’aborder d’un point de vue sociologique et anthropologique, et présentent aujourd’hui le résultat d’une longue étude de terrain entamée au début des années 2000.

L’ouvrage est divisé en trois parties, analysant le projet éducatif autour du renouveau du confucianisme, sa dimension religieuse, ainsi que les liens qui existent localement entre rites et politique, avec l’exemple de la commune de Qufu, lieu de naissance de Confucius. Il met l’accent sur les initiatives au niveau local qui font preuve d’une grande créativité et d’une capacité d’adaptation dans leur entreprise d’encrer de nouveau la tradition confucianiste dans la vie des « gens du peuple », malgré la longue coupure qu’il y a eu au cours du XXe siècle.

Afin de découvrir cet ouvrage, nous vous proposons d’assister à la conférence organisée à l’Institut Ricci le vendredi 5 décembre à 18h, à laquelle notre librairie participera.

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Dossier : Les Chinois en France

Nos conseils de lecture à ceux qui souhaitent mieux connaître l’histoire et la situation actuelle de la communauté chinoise en France et à Paris en particulier.

Nous vous proposons d’abord La Chine à Paris : Enquête au cœur d’un monde méconnu, ouvrage collectif dirigé par Richard Beraha qui regroupe plusieurs analyses sociologiques de la communauté wenzhou à Paris mais aussi des témoignages personnels de migrants. Il met en évidence la cohésion sociale et le lien avec la famille restée au pays. Ce livre a été publié en chinois (simplifié) par les éditions Pacifica sous le titre 巴黎温州人 (Bali Wenzhouren).

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Investissements chinois en France, mythes et réalités est une étude passionnante de Camille Yihua Chen sur les différents secteurs économiques dans lesquels les Chinois prennent de plus en plus de poids en France. Elle peut être complétée par l’ouvrage de Laurence Lemaire, Le vin, le rouge et la Chine, qui analyse en particulier l’arrivée des Chinois dans le vignoble bordelais.

     

Pour une remise en perspective de la diaspora chinoise en France par rapport à l’ensemble des Chinois d’outre-mer (huaren 华人), vous pouvez vous reporter à La Chine et sa nouvelle diaspora de Carine Pina-Cuerassimoff.

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Rencontre avec Renaud De Spens, auteur du « Dictionnaire impertinent de la Chine »

auteurNous avons le plaisir d’accueillir Renaud de Spens pour la présentation de la nouvelle édition revue et augmentée de son Dictionnaire impertinent de la Chine, paru le 5 novembre dernier chez Books éditions.

Installé à Pékin depuis 2006, Renaud de Spens est spécialiste de l’analyse d’Internet et des réseaux sociaux sociaux chinois. Il a fait paraître aux éditions Books une nouvelle version augmentée du Dictionnaire impertinent de la Chine (co-écrit avec Jean-Jacques Augier) qui vous ouvre l’accès aux coulisses de la société chinoise et vous apprend bien des choses sur des thèmes aussi variés que l’actualité, la politique, la culture, les moeurs, etc.couv

Présenté comme un dictionnaire, l’ouvrage vous propose plusieurs entrées qui se recoupent et s’interpellent tout en vous invitant à déjouer la « censure » que Renaud De Spens décortique et analyse.

Avec une écriture franche et non dénuée d’humour, Renaud de Spens entraîne son lecteur de l’autre côté de la Grande Cybermuraille, passe en revue les affaires qui ont fait scandale ces dernières années, s’attarde sur des objets et pratiques qui en disent long sur la société chinoise…

Le Dictionnaire impertinent de la Chine est lauréat du Prix des Députés 2013. Cette nouvelle édition a été mise à jour et augmentée pour intégrer les actualités récentes.

Rendez-vous
Mardi 2 décembre 2014 à 18h
Entrée libre
Plus d’information et inscription sur notre site

Rencontre avec Véronique Michel, auteur de « La communication à la chinoise », en présence de l’humoriste Patrick Veisselier

auteurcouvertureNous recevons Véronique Michel, auteur de La Chine branchée, pour une présentation de son nouveau titre : La Communication à la chinoise. Ce petit livre ludique vous initiera à quelques unes des caractéristiques de la langue chinoise : les caractères, les représentations, les sources de la langue chinoise et ses détournements. Véronique Michel consacre également une grande partie de son livre à la symbolique et aux fêtes traditionnelles, leur origine et leur déroulement.

afficheNous sommes heureux de vous annoncer la présence de l’humoriste Patrick Veisselier (à partir de 18h45), qui a aimablement accepté de se joindre à nous pour cette soirée consacrée à la communication à la chinoise !
Pour ceux qui l’ignorent, Patrick Veisselier est l’auteur d’un one man show librement inspiré des deux ouvrages de Véronique Michel. Intitulée « Patrick le Chinois », cette pièce remplit le pari d’être entièrement en chinois (ou presque) et de décortiquer les nouveaux codes de communication « à la chinoise ».
couvertureMais nous laissons à Patrick Veisselier le soin de vous présenter son spectacle lors de sa venue au Phénix.

Pour en apprendre plus, téléchargez le dossier de presse et rendez-vous sur le site du théâtre pour réserver !

Rendez-vous
Vendredi 14 mars 2014 à 18h
Plus d’informations et inscription sur notre site
Entrée libre, dans la limite des places disponibles

En complément, voici l’interview de Patrick Veisselier par Cédric Beau :

Le dictionnaire amoureux de la Chine

Le Dictionnaire amoureux de la Chine de José Frèches vient tout juste de paraître et tombe à point nommé pour les cadeaux de dernière minute.

Nouveau venu dans la collection des Dictionnaire amoureux édités par Plon, le Dictionnaire amoureux de la Chine est, comme le veut l’exercice, classé par ordre alphabétique. Il passe en revue de nombreux thèmes associés à la Chine : notions issues de la philosophie chinoise, personnages célèbres, personnes historiques, lieux, coutumes et pratiques, etc. Si le nombre d’entrées n’est pas exhaustif, le propos est quant à lui bien étoffé (le livre fait plus de 1000 pages) et se déploie agréablement. Chaque thème est prétexte à une découverte plus générale de la Chine, à une plongée dans l’Histoire à travers personnages marquants, œuvres caractéristiques et coutumes traditionnelles

Ce livre le confirme : on ne consulte pas les dictionnaires amoureux, on s’y promène… Ils sont moins des ouvrages de référence que des chemins de découverte et le dictionnaire amoureux de la Chine ne fait pas exception : il s’agit là d’un livre à savourer avec lenteur, où l’on se perd avec plaisir.

Un cadeau idéal pour quiconque s’intéresse à la Chine…

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Rencontre avec Chloé Froissart, auteur de « La Chine et ses migrants »

Paru aux presses universitaires de Rennes et préfacé par Jean-Philippe Béja, La Chine et ses migrants analyse de manière approfondie l’un des plus grands défis auquel doit faire face la régime chinois aujourd’hui : l’exode rural massif. Chloé Froissart expose comment les réformes économiques de la Chine ont amené à la création d’une nouvelle catégorie sociale, les migrants, et comment cette réalité oblige à repenser et redéfinir la citoyenneté chinoise.

Cette étude passionnante est issue de la thèse de doctorat de Chloé Froissart, thèse qui a obtenu le Premier prix de thèse de l’association française d’études chinoises et le prix Richelieu en science politique de la Chancellerie des Universités de Paris.

Résumé
Les réformes économiques ont imposé au Parti communiste le plus vaste exode rural de l’histoire mondiale, qui représente l’un des défis majeurs auquel doit faire face le régime chinois. Tout en contraignant le Parti à affirmer la primauté du droit, la réintroduction du marché a donné naissance à une nouvelle catégorie sociale: les travailleurs migrants, qui apparaissent comme des citoyens de seconde classe dans les villes de leur propre pays.

Ce livre montre comment l’évolution de la place des travailleurs migrants dans la société et la manière dont elle est négociée redéfinissent les contours de la citoyenneté chinoise, sans toutefois remettre en cause les principes qui fondent la domination du Parti. En combinant une analyse des politiques publiques à une approche de sociologie politique qui s’intéresse à la résistance de la société, elle met à jour les dynamiques et les tensions qui sous-tendent la transformation du régime chinois.
Fondée sur cinq années d’études de terrain, ce livre offre un éclairage inédit sur la manière dont le Parti a su s’adapter depuis le lancement des réformes pour trouver sa propre voie vers la modernité.

Rendez-vous
Vendredi 22 novembre 2013 à 18h
Entrée libre – Inscription sur notre site

Rencontre avec Stéphanie Balme, auteur de « La Tentation de la Chine : Nouvelles idées recues sur un pays en mutation »

C’est la rentrée ! Nos rencontres auteurs reprennent au mois de septembre et s’ouvrent sur un grand nom de la sinologie : Stéphanie Balme. Paru cette année chez le Cavalier Bleu, La Tentation de la Chine fait le point sur la situation actuelle de la Chine en partant de nos « idées reçues », comme le veut la collection.

Stéphanie Balme sera présente à la librairie le Phénix le vendredi 6 septembre à 18h. Nous vous espérons nombreux pour discuter des problématiques actuelles de la Chine et ouvrir avec nous un nouveau cycle de rencontres pour l’année scolaire 2013-2014 !

Résumé
Longtemps considérée comme la chasse gardée des sinologues, l’analyse de la Chine est désormais nourrie d’approches plus diversifiées. Pourtant, la Chine reste tour à tour présentée comme la civilisation la plus ancienne, la plus grande menace pour l’Europe ou la plus belle opportunité pour l’affirmation de sa puissance contre les États-Unis, un miracle ou une grande illusion économique, la plus grande société civile en formation ou le plus imposant des régimes dictatoriaux du monde.
Et, alors que les échanges tant culturels que commerciaux ne cessent de croître entre le reste du monde et la Chine, cette vision exotique est partout perceptible, occultant les mutations impressionnantes qu’a connu cet Empire prétendument « immobile » depuis quelques décennies. Rien qu’au cours de ces 5 dernières années : la Chine a célébré le 10e anniversaire de la rétrocession de Hong Kong. Pékin a accueilli les Jeux Olympiques en 2008. Le premier satellite lunaire, étape clé pour l’envoi d’une mission habitée sur la lune, a été lancé. Un athlète chinois est devenu champion du monde du 110 m haies. Et Miss Chine est devenue Miss Monde… Autant d’incitations à tenter de comprendre les transformations nées des interactions entre les sociétés capitalistes anciennes et ces pays émergents comme la Chine, les effets sociaux induits et les conséquences culturelles et politiques de la globalisation sur le monde chinois.

Rendez-vous
Vendredi 6 septembre 2013 à 18h
Entrée libre – Inscription sur notre site

Rencontre avec Nathalie Nguyen, auteur de « La mémoire est un autre pays : Femmes de la diaspora vietnamienne »

Les éditions Riveneuve et la librairie le Phénix vous invitent à une nouvelle soirée consacrée au Vietnam. Nous quittons cette fois la littérature contemporaine pour une étude sur la diaspora vietnamienne féminine. A travers les histoires et témoignages de 42 Vietnamiennes exilées. Trente ans après la fin de la guerre qui les poussa ou poussa leur famille à s’exiler, ses femmes reviennent sur leur passé, leurs parcours, leurs souffrances et donnent voix à une diaspora qui a du affronter de nombreux traumatismes  pour reconstruire une nouvelle vie dans un autre pays.

En présence des deux traducteurs Patricia Fogarty et Alain Guillemin.

Résumé

Plus de deux millions de Vietnamiens quittèrent leur pays à la fin de la Guerre du Vietnam en 1975. Trente ans après, des femmes reviennent sur leur passé et sur leurs choix. Elles parlent de traumatisme et de perte, mais donnent aussi des aperçus passionnants de la vie au Sud Vietnam avant 1975, des bouleversements de l’après-guerre et de la force d’âme qui leur a permis de reconstruire leurs vies à l’Ouest. Recueillir leur récit est une gageure : elles sont nombreuses à avoir subi la censure, l’internement dans le Vietnam communiste, la violence des pirates ou la maltraitance dans le couple. Elles craignent pour leur famille restée au pays et ont encore plus de mal à se livrer que les hommes. Une fois qu’elles s’y décident pourtant, elles le font avec une franchise surprenante.
Au travers de l’histoire de 42 Vietnamiennes d’Australie, l’ouvrage aborde à la fois des thèmes universels et plus particuliers à cette population : les divergences dans les souvenirs familiaux, le sens de la patrie, le retour au pays, l’interaction entre culture d’origine et société d’accueil, les tensions entre générations, les non-dits.
Cette étude magistrale a été saluée par la critique anglo-saxone comme : «essentielle» (Choice), qui «comble un vide dans les recherches actuelles sur la mémoire, le traumatisme et la diaspora» (American Historical Review), qui «contribuera à remettre radicalement en cause notre bonne conscience» (Australian Book Review).
Ouvrage distingué comme Outstanding Academic Title, par Choice en 2010.

Rendez-vous
Mardi 28 mai 2013 à 18h
Entrée libre – Inscription sur notre site

Rencontre avec Catherine Despeux, auteur de « Pratiques des femmes taoïstes, médiation et alchimie intérieure »

Nous sommes heureux d’accueillir à la librairie Le Phénix Catherine Despeux pour une présentation de son dernier livre Pratiques des femmes taoïstes, médiation et alchimie intérieure aux éditions Deux Océans.

Catherine Despeux présente les pratiques taoïstes de culture de soi pour la femme à travers un choix de traductions de textes, précédé d’explications permettant de mieux en comprendre le sens, étant donné que, dans l’alchimie, l’usage de métaphores et d’un symbolisme complexe nécessite un décryptage du sens pas toujours facile.. Pourtant, derrière ces mots et ces processus complexes, la réalité est très simple : il s’agit de l’exercice de la méditation, assise, couchée ou debout, afin d’apaiser l’esprit et de calmer les pensées, ce qui, selon toutes les sources, constitue la base de la Voie et traverse évidemment toutes les étapes de l’ascèse.

Ces écrits ne traitent pas uniquement des techniques d’alchimie intérieure réservées aux femmes, puisque, des trois étapes classiques de l’alchimie intérieure, seule la première comporte des indications différentes selon que l’adepte est un homme ou une femme. Par ailleurs, ils exposent en plus des méthodes elles-mêmes des conceptions relatives à l’éthique féminine, à la vie de la femme dans la société ou dans la communauté religieuse, notamment les règles à observer ; on y retrouve une certaine permanence de l’image et du rôle de la femme dans le taoïsme.

Rendez-vous
Vendredi 26 avril 2013 à 18h
Entrée libre – Inscription sur notre site

Rencontre avec Constance Hélène Halfon-Michel autour de « L’islam de Chine : Un islam en situation minoritaire » d’Elisabeth Allès

Décédée le 1er janvier 2012, Elisabeth Allès a laissé derrière elle un manuscrit pratiquement achevé et intitulé L’islam de Chine, Un islam en situation minoritaire. Fruit de ses recherches à l’EHESS, cet ouvrage voit aujourd’hui le jour grâce au travail de Constance Hélène Halfon-Michel et Emmanuel Terray.

Constance Hélène Halfon-Michel sera présente à la librairie le Phénix le mardi 2 avril à 18h pour présenter Islam de Chine et son travail de compilation.

Résumé
Elisabeth Allès nous ayant quittés en janvier 2012, laissant derrière elle un manuscrit pratiquement achevé. Constance-Hélène Halfon-Michel et Emmanuel Terray se sont chargés de relire, réviser et de mettre en forme son manuscrit, avec l’aide de ses enfants, de Viviane Alleton, de Leila Chérif-Chebbi, de Nicolas Cocaud, d’Hervé Michel, de Jacqueline Nivard et de François Pouillon.
Dans L’islam de Chine, Élisabeth Allès met en lumière l’extrême diversité des « situations minoritaires » dans lesquelles se trouvent placés les musulmans de Chine : Hui de la plaine centrale, vivant paisiblement leur religion au sein d un environnement massivement han ; Hui du Zhejiang à la recherche de leurs racines ; musulmans de Canton et de Hong Kong, aussi bien Hui que migrants ouighours ou indo-pakistanais ; Ouighours turcophones du Xinjiang confrontés à la colonisation han. Quand les Dounganes et les Ouighours traversent les frontières vers les trois nouvelles républiques de l ancienne URSS, où sont leurs familles, que ce soit pour y résider, pour y faire des affaires ou pour passer de l une à l autre de ces républiques, nous les suivons louvoyant au milieu des contraintes politiques, du nationalisme, de la méfiance envers leur imposant voisin chinois, de la défiance de ces pays les uns envers les autres. Dans chaque cas, les communautés concernées inventent des stratégies de survie qui se transforment selon les circonstances et qui vont de la résistance ou de la fuite à l adaptation et à la coexistence pacifique. Elles sont donc, non pas objets passifs, mais acteurs de leur propre destin.

Rendez-vous
Mardi 2 avril 2013 à 18h
Entrée libre – Plusd’informations sur notre site

Rencontre avec Catherine Capdeville-Zeng, auteur de « Le Théâtre dans l’espace du peuple »

Le Phénix reçoit Catherine Capdeville-Zeng vendredi 25 janvier à 18h pour une présentation de son livre Le Théâtre dans l’espace du peuple paru aux Indes savantes.

Résumé
Des théâtres pour le peuple et dans le peuple peuvent-il exister en Chine ? Loin des lieux officiels contrôlés par le Parti communiste, des théâtres vivants s’animent aujourd’hui sur les arrières scènes des grandes villes et sur celles des petites villes et des villages. Cette étude anthropologique du théâtre populaire dans la Chine contemporaine a été réalisée à partir d’enquêtes de terrain menées dans un village du Jiangxi organisant un théâtre rituel masqué pour le nouvel an, auprès d’une « troupe-flambeau  » indépendante du Sichuan et auprès de groupes d’amateurs de l’opéra de Pékin qui chantent pour leur plaisir. Le théâtre est appréhendé à partir de l’analyse des communautés qui le produisent. Cette perspective originale a l’avantage de se placer en amont des pièces, objets habituels des travaux sur le théâtre. L’étude montre comment le théâtre opère la mise au premier plan des statuts normalement secondaires dans la vie quotidienne, à partir d’un remaniement des relations duelles et complémentaires constitutives de la société – hommes/femmes,maître/serviteurs, parents lignagers/affins-qui oeuvrent aussi bien sur la scène qu’autour d’elle. En outre, l’analyse met au jour et déploie les façons dont le théâtre chinois organise des chaînes de relations entre trois types de protagonistes : le public des hommes, les acteurs et musiciens et les dieux.
Les dieux sont encore aujourd’hui bien présents dans les théâtres populaires, même dans la société urbaine où ils apparaissent sous une forme modernisée dans les salles des amateurs d’opéra de Pékin. A travers le médium du théâtre, cette étude propose en définitive une image actualisée de la société chinoise et des relations sociales complexes et attachantes qui y sont agies.

Rendez-vous
Vendredi 25 janvier 2013 à 18h
au 1er étage de la librairie
Entrée libre – Plus d’informations et inscription

Rencontre avec François Laplantine, auteur de « Une Autre Chine : Gens de Pékin, observateurs et passeurs des temps »

Nous recevons François Laplantine, professeur émérite en anthropologie à l’Université Lyon 2, le vendredi 30 novembre à 18h. Ayant étendu ses travaux de recherche au Japon et à la Chine depuis quelques années, François Laplantine a fait paraître aux éditions De l’Incidence un ouvrage consacré à la Chine : Une Autre Chine, Gens de Pékin, observateurs et passeurs des temps.

C’est principalement cet ouvrage qu’il nous présentera vendredi. Une Autre Chine entraîne le lecteur dans les rues de Pékin en empruntant le ton d’un récit de voyage. François Laplantine présente ensuite de nombreux auteurs chinois contemporains traduits en français et offre une « autre » vision de la Chine, loin des multiples discours qui prennent son économie et sa politique pour principal sujet. « Une autre Chine », c’est celle notamment des productions littéraires et cinématographiques contemporaines qui font la richesse de la culture chinoise d’aujourd’hui.

Nous vous invitons également à découvrir le dernier livre de François Laplantine intitulé Quand le moi devient autre et paru aux éditions du CNRS.

Rendez-vous
Vendredi 30 novembre 2012 à 18h
au 1er étage de notre librairie
Entrée libre – Plus d’informations et inscription