Archives pour la catégorie Pensée chinoise et religions

« Comprendre la Chine en BD », tome 2

« Après plus de 400 ans d’unité sous la dynastie Han, la Chine entra dans une période de division qui allait durer près de quatre siècles. Ce fut la période la plus complexe de toute l’histoire de Chine, une ère de chaos, de guerres civiles et d’invasion. [...]« 

Comprendre la Chine en BD, Jing LIU

Comprendre la Chine en BD, tome 2, Jing LIU

La série Comprendre la Chine en BD de LIU Jing présente de manière ludique l’histoire de la Chine impériale, de l’empereur jaune à la chute du dernier empereur des Qing en 1912, sous forme de bande dessinée en noir et blanc. Ce second tome est consacré à la période de 220 à 907, des Trois Royaumes à la dynastie Tang.

Son auteur, Liu Jing, a souhaité vulgariser l’histoire de son pays afin qu’elle soit mieux comprise par le plus grand nombre. Après son succès aux Etats-Unis, Comprendre la Chine en BD [Understanding China Through Comics, Moli publisher, 2011-2014] est disponible en français grâce aux éditions Kotoji (collection Asian District), dans une traduction de Baptiste Gaussen. Une bonne façon de réviser ses connaissances sur l’histoire de l’Empire du Milieu !

La série est constituée des volumes suivants :
Tome 1 : De l’empereur jaune à la dynastie Han (2697 av. JC – 220 ap. JC)
Tome 2 : De la période des Trois Royaumes jusqu’à la dynastie Tang (220 – 907)
Tome 3 : Des Cinq Dynasties et Dix Royaumes jusqu’à la dynastie Yuan (907 – 1368)
Tome 4 : Les dynasties Ming et Qing (1368 – 1912)

Actuellement, seuls les tomes 1 et 2 sont parus en France.

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Comprendre la Chine en BD, tome 2, Liu Jing, extrait, librairie Le Phénix

Comprendre la Chine en BD, tome 2, Liu Jing, extrait, librairie Le Phénix

Rencontre-dédicace avec Gérard Guasch, médecin et spécialiste du Tao autour de son nouvel ouvrage

gerardguasch72dpiNous avons le plaisir de recevoir Gérard Guasch pour une rencontre dans notre librairie  à l’occasion de la parution de son livre Le tao du bonheur, à paraître le 27 avril 2016 aux Presses du Châtelet.

Présentation du livre :

« Le bonheur est en tout, il faut savoir l’extraire. » – Confucius

Le bonheur est au cœur de toutes les grandes philosophies, de toutes les grandes sagesses. Opposé au mal-heur, il est désiré, recherché, exalté. Mais est-ce un état solide, durable ou bien fugace et volatil ? Est-il difficile ou aisé de l’atteindre ? Qu’en est-il dans l’école du Tao ? Elle nous propose aussi une voie que l’auteur nous invite ici à découvrir.

Toutes les écoles, toutes les philosophies ont leur tao, leur voie. L’auteur, mettant en regard la tradition taoïste (Laozi, Zhuangzi, Liezi…) et la philosophie occidentale, nous invitant à découvrir les ingrédients essentiels du bonheur.

Chaque chapitre se termine par une question au lecteur, qui est ainsi amené à clarifier ses aspirations. Pour suivre peut-être une voie qui peut orienter et illuminer une vie…

À présent, à nous de le découvrir et, chemin faisant, de voir ce qu’elle nous dit du bonheur et de la vie…

A propos de l’auteur :

Médecin, psychosomaticien et analyste, Gérard Guasch est l’auteur de nombreux ouvrages dont Quand le corps parle (Sully, 2007), Aide-toi, ton corps t’aidera ; Ces petits riens qui changent la vie (av. Anne-Marie Filliozat, Albin Michel, 2006 et 2013) et Vivre l’énergie du Tao. Tradition et pratiques (Presses du Châtelet, 2010).

Le tao du bonheur

Rendez-vous :
Vendredi 29 avril 2016 à 18h
Au 1er étage de notre librairie
Entrée libre Inscription sur notre site

Conférence de Cyrille Javary, pour « Sagesse de Confucius : Valeurs, propositions et aphorismes pour vivre éveillé »

Cyrille JAVARYDans le cadre du projet du Nouvel An chinois organisé par l’association Chinatown Marais, nous avons le plaisir de recevoir l’écrivain et conférencier, Cyrille Javary, pour une rencontre-dédicace à la mairie du 3ème arrondissement à l’occasion de la parution en janvier de son livre Sagesse de Confucius : Valeurs, propositions et aphorismes pour vivre éveillé aux éditions Eyrolles.

Nous retrouvons dans ce nouvel ouvrage consacré à Confucius les efforts de pédagogie et de « passeur de culture » de Cyrille Javary.

Très clair et structuré, ce livre rappelle le contexte historique de l’époque de Confucius, brosse de manière très vivante le portrait du maître et de son entourage, puis des différentes représentations de Confucius.

Cyrille Javary présente ensuite la doctrine confucéenne, son établissement en tant que doctrine d’état et les évolutions de la pensée confucéenne à travers les siècles. Il passe également en revue ce qui est souvent reproché à Confucius et à sa pensée.
Enfin, la dernière partie permet de voir comment l’enseignement de Confucius peut aider pour gouverner un état, mais aussi pour gouverner ses rapports avec les autres (l’humanisme, la simplicité, l’amitié, rectifier les noms) et comment mieux se gouverner soi-même.

Résumé du livre : 

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Pédagogique et pratique, instruit et léger, ce guide complet présente l’histoire et l’actualité du message de Confucius, invitation à la joie profondément moderne, dans un processus de constante amélioration personnelle.

Cet ouvrage commence par situer Confucius dans l’histoire de la Chine. Il décrit ensuite l’évolution de Confucius et la postérité de sa pensée. Enfin, il présente l’enseignement de Confucius sur les questions politiques, sociales et personnelles. Un cahier de 16 cartes détachables en fin d’ouvrage est consacré aux disciples de Confucius.

Rendez-vous à la mairie du 3ème arrondissement

Mercredi 10 février 2016 à 18h
Entrée libre, inscription sur notre site
ou Commander le livre

Conférence sur le bouddhisme chinois au Centre Sèvres

L’institut Ricci organise samedi 7 novembre une présentation autour du livre de Christian Cochini 50 Grands maîtres du bouddhisme chinois paru en mars 2015 aux éditions Bayard. La discussion sera menée par les sinologues Benoît Vermander, préfacier de l’ouvrage et Daniela Campo.

Notre librairie s’associe à cet événement et tiendra une table de vente à cette occasion.

Résumé de l’ouvrage :
couv-50-grands-maitres-bouddhisme-chinoisQui sont ces maîtres de vie et de sagesse, moines et moniales, qui ont écrit la formidable aventure culturelle et spirituelle de l’introduction et de la diffusion du bouddhisme en Chine ? Voici cinquante biographies des principaux artisans de ce succès et de cette saga, choisis dans l’ensemble de l’histoire bimillénaire du bouddhisme en Chine depuis la dynastie des Han orientaux (25 – 220) jusqu’à l’époque moderne. On croise des maîtres illustres, certains à la réputation universelle, comme Xuanzang, Boddhidharma, Huineng, Taixu, parmi d’autres qui nous sont déjà connus. Certains moines étrangers, au risque de leur vie, ont réalisé des efforts considérables pour que cette religion venue de l’Inde s’intègre à l’univers culturel chinois, et rende l’enseignement du Bouddha réellement accessible aux Chinois et à leur sensibilité. Toutes ces vies exemplaires nous font participer à cet étonnant processus de transformation dont l’influence politique, culturelle et spirituelle aura été considérable, jusque dans la Chine moderne et contemporaine.

Rendez-vous
Samedi 7 novembre 2015 à 10h30Au Centre Sèvres
Plus d’informations et invitation

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Rencontre avec François Jullien, auteur de « De l’être au vivre : Lexique euro-chinois de la pensée », le jeudi 4 juin 2015

jullienNous sommes heureux d’accueillir François Jullien, à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage consacré aux concepts de la pensée en Chine et en occident, paru chez Gallimard sous le titre : De l’Être au Vivre : Lexique euro-chinois de la pensée.

Comme introduction, voici un extrait de la préface rédigée par l’auteur :

couv[..] je ne crois pas qu’on puisse, d’Occident, commencer par « présenter » la pensée chinoise, directement ou frontalement : qu’on puisse la résumer ou en dresser un tableau, quelque digest commode, ou même d’emblée en faire l’histoire. Car on reste alors fatalement dépendant des choix implicites de sa langue et de sa pensée, sans s’en douter, et l’on ne retrouvera toujours, à l’arrivée, qu’un fac-similé, plus ou moins dévié, de ce qu’on avait déjà pensé. Un dérangement n’a pas eu lieu, on n’a pas quitté. On n’a pas quitté « l’Europe aux anciens parapets ». La seule stratégie que je vois donc pour sortir de cette aporie est d’organiser par à par le vis-à-vis, latéralement je l’ai dit, par pas de côté successifs, par décalages et dérangements qui s’enchaînent, en dé- et re-catégorisant, maille après maille, d’un concept au suivant, ceux-ci formant progressivement lexique, autrement dit chemin faisant.

Rendez-vous
Jeudi 4 juin 2015 à 18h
Entrée libre
Plus d’informations et inscription sur notre site

Rencontre avec Liao Yiwu 廖亦武, auteur de « Dieu est rouge » 《上帝是红色的》, le jeudi 12 février 2015

auteurNous avons le plaisir d’accueillir Liao Yiwu 廖亦武, à l’occasion de la parution de Dieu est rouge, un nouveau livre consacré au christianisme en Chine à paraître le 11 février aux éditions Books. Ce nouveau manifeste de Liao Yiwu a été traduit par Hervé Dénès et Li Ru, agrémenté d’une préface de Marie Holzman et Jean-François Bouthors.

Ce livre est paru à Taïwan en 2011 sous le titre Shangdi shi hongse de 上帝是紅色的. Nous avions déjà reçu Liao Yiwu en janvier 2013, à l’occasion de la parution de Dans l’empire des ténèbres, témoignage très fort de ses années de prison en Chine.

Résumé
a-couvLiao Yiwu a été élevé dans l’idée que la religion incarnait le mal. Dans son pays, la Chine communiste, les croyants sont au mieux considérés comme des illuminés, au pire comme des espions impérialistes. Cependant, à force d’être persécuté, Liao Yiwu s’est découvert un lien fort avec les chrétiens chinois, admirant leur engagement pour la liberté d’expression et leur quête de sens dans une société en pleine mutation idéologique. Il s’est donné pour mission de sauvegarder la mémoire des histoires enfouies de ces croyants courageux dont le gouvernement totalitaire n’a pas réussi à briser la foi.
Avec truculence et tendresse, l’écrivain dissident fait parler celles et ceux qu’il est allé rencontrer en ville ou dans les campagnes les plus reculées, jouant parfois à cache-cache avec la police.
À travers ces destins inouïs, se dévoile tout un pan méconnu de l’histoire de la Chine. L’incroyable fidélité, la modestie, la douceur des chrétiens chinois leur vaut aujourd’hui l’admiration d’une grande partie de la population… et fait trembler le régime, qui ne sait comment s’y prendre avec ces insoumis aussi indomptables que pacifiques, prêts à payer le prix du sang.
a-couv2Vieille nonne centenaire ; tibétain catholique ; jeune converti branché ; vénérable doyen protestant descendant d’une lignée de pasteurs d’avant la révolution chinoise ; musicien de rue handicapé ; médecin aux pieds nus… Autant de portraits hauts en couleurs, de récits fascinants, dans lesquels Liao, en agnostique qui ne méprise pas la mystique, s’affirme à la fois comme l’un des écrivains chinois les plus originaux et comme un témoin essentiel pour les générations à venir.
Liao Yiwu est né en 1958. Son père a été condamné lors de la Révolution culturelle en 1966. Marqué par la lecture de Keats et de Baudelaire, l’œuvre de Ginsberg et les chansons de Bob Dylan, il est devenu dans les années 1980 l’un des poètes majeurs de l’avant-garde chinoise. La tragédie du 4 juin 1989 l’a fait basculer dans la dissidence. Libéré en 1994 après quatre ans de prison, il a vécu comme un marginal, poète, musicien, chanteur et écrivain. Ses livres sont interdits en Chine, même s’il est l’un des écrivains chinois les plus lus clandestinement. Son premier ouvrage publié à l’étranger a été L’Empire des bas fonds (Bleu de Chine, 2003). Menacé d’un nouvel emprisonnement, Liao Yiwu s’est enfui en 2011. Il vit aujourd’hui en Allemagne et a reçu en 2012 le prix pour la Paix des libraires allemands. En 2013 la publication en France, de Dans l’empire des ténèbres, le récit de son séjour dans les prisons chinoises pour avoir rendu hommage aux victimes du massacre de la place Tian’anmen (1989) a été un véritable événement.
Depuis vingt ans, son œuvre est la plus puissante et la plus bouleversante description de la Chine vue du côté des humbles et des victimes d’un régime dont il ne cesse de dénoncer la perversion et la folie. Un immense talent littéraire, associé à une grande profondeur spirituelle, un humour ravageur et une juste colère.

Rendez-vous
Jeudi 12 février 2015 à 18h
Entrée libre – Inscription sur notre site

« Le sage et le peuple : Le renouveau confucéen en Chine », de Sébastien Billoud et Joël Thoraval

a-couvPour mieux comprendre la place du confucianisme dans la vie quotidienne et les pratiques religieuses des Chinois.

Cet ouvrage coécrit par deux sinologues, Sébastien Billioud et Joël Thoraval, et publié par CNRS éditions, propose une approche originale du renouveau du confucianisme dans la société chinoise. Ils ont en effet choisi de l’aborder d’un point de vue sociologique et anthropologique, et présentent aujourd’hui le résultat d’une longue étude de terrain entamée au début des années 2000.

L’ouvrage est divisé en trois parties, analysant le projet éducatif autour du renouveau du confucianisme, sa dimension religieuse, ainsi que les liens qui existent localement entre rites et politique, avec l’exemple de la commune de Qufu, lieu de naissance de Confucius. Il met l’accent sur les initiatives au niveau local qui font preuve d’une grande créativité et d’une capacité d’adaptation dans leur entreprise d’encrer de nouveau la tradition confucianiste dans la vie des « gens du peuple », malgré la longue coupure qu’il y a eu au cours du XXe siècle.

Afin de découvrir cet ouvrage, nous vous proposons d’assister à la conférence organisée à l’Institut Ricci le vendredi 5 décembre à 18h, à laquelle notre librairie participera.

Commander sur notre site

Rencontre avec Léon Vandermeersch, auteur de « Les deux raisons de la pensée chinoise : Divination et idéographie »

Nous avons le plaisir de recevoir Léon Vandermeersch le vendredi 21 juin à la librairie pour une présentation de son livre Les deux raisons de la pensée chinoise. Sous-titré « Divination et idéographie », cet essai soutient une thèse passionnante selon laquelle l’idéographie chinoise a été inventée au XIIIe siècle de notre ère pour noter des divinations, non des discours. La notation de ces divinations a donné lieu à une langue graphique restée relativement indépendante de la langue parlée et ce n’est qu’au VIIIe siècle de notre ère qu’une « écriture » de la langue parlée a été extraite de cette langue graphique….

Résumé
Selon Léon Vandermeersch, l’idéographie chinoise a été inventée, au XIIIe siècle avant notre ère, pour noter non des discours, mais des divinations. Ce système de notation d’équations divinatoires s’est transformé au cours d’un demi-millénaire en une langue graphique restée relativement indépendante de la langue parlée. Ce n’est qu’au VIIIe siècle de notre ère qu’une écriture (idéographique) de la langue parlée a été extraite de cette langue graphique.
A l’appui de cette thèse, l’auteur étudie l’invention chinoise des équations divinatoires, étude jamais entreprise auparavant, la divination pratiquée au néolithique chinois ayant été abondamment décrite, mais sans être autrement étudiée. Cette étude met aussi en évidence la pénétration d’un rationalisme divinatoire au plus profond de la culture chinoise historique, marquée de « raison manticologique » au lieu de la raison théologique.
Léon Vandermeersch laisse ouverte la question de savoir si, après une dramatique occidentalisation à marche forcée à partir des guerres de l’Opium, la Chine d’aujourd’hui pourrait redécouvrir la fécondité de sa propre culture, pas encore remise d’avoir subi, après le mépris des modernistes de l’entre-deux-guerres, un complet écrasement sous le totalitarisme maoïste.

Rendez-vous
Vendredi 21 juin 2013 à 18h
Entrée libre – Informations pratiques sur notre site

Rencontre avec Catherine Despeux, auteur de « Pratiques des femmes taoïstes, médiation et alchimie intérieure »

Nous sommes heureux d’accueillir à la librairie Le Phénix Catherine Despeux pour une présentation de son dernier livre Pratiques des femmes taoïstes, médiation et alchimie intérieure aux éditions Deux Océans.

Catherine Despeux présente les pratiques taoïstes de culture de soi pour la femme à travers un choix de traductions de textes, précédé d’explications permettant de mieux en comprendre le sens, étant donné que, dans l’alchimie, l’usage de métaphores et d’un symbolisme complexe nécessite un décryptage du sens pas toujours facile.. Pourtant, derrière ces mots et ces processus complexes, la réalité est très simple : il s’agit de l’exercice de la méditation, assise, couchée ou debout, afin d’apaiser l’esprit et de calmer les pensées, ce qui, selon toutes les sources, constitue la base de la Voie et traverse évidemment toutes les étapes de l’ascèse.

Ces écrits ne traitent pas uniquement des techniques d’alchimie intérieure réservées aux femmes, puisque, des trois étapes classiques de l’alchimie intérieure, seule la première comporte des indications différentes selon que l’adepte est un homme ou une femme. Par ailleurs, ils exposent en plus des méthodes elles-mêmes des conceptions relatives à l’éthique féminine, à la vie de la femme dans la société ou dans la communauté religieuse, notamment les règles à observer ; on y retrouve une certaine permanence de l’image et du rôle de la femme dans le taoïsme.

Rendez-vous
Vendredi 26 avril 2013 à 18h
Entrée libre – Inscription sur notre site

Rencontre avec Constance Hélène Halfon-Michel autour de « L’islam de Chine : Un islam en situation minoritaire » d’Elisabeth Allès

Décédée le 1er janvier 2012, Elisabeth Allès a laissé derrière elle un manuscrit pratiquement achevé et intitulé L’islam de Chine, Un islam en situation minoritaire. Fruit de ses recherches à l’EHESS, cet ouvrage voit aujourd’hui le jour grâce au travail de Constance Hélène Halfon-Michel et Emmanuel Terray.

Constance Hélène Halfon-Michel sera présente à la librairie le Phénix le mardi 2 avril à 18h pour présenter Islam de Chine et son travail de compilation.

Résumé
Elisabeth Allès nous ayant quittés en janvier 2012, laissant derrière elle un manuscrit pratiquement achevé. Constance-Hélène Halfon-Michel et Emmanuel Terray se sont chargés de relire, réviser et de mettre en forme son manuscrit, avec l’aide de ses enfants, de Viviane Alleton, de Leila Chérif-Chebbi, de Nicolas Cocaud, d’Hervé Michel, de Jacqueline Nivard et de François Pouillon.
Dans L’islam de Chine, Élisabeth Allès met en lumière l’extrême diversité des « situations minoritaires » dans lesquelles se trouvent placés les musulmans de Chine : Hui de la plaine centrale, vivant paisiblement leur religion au sein d un environnement massivement han ; Hui du Zhejiang à la recherche de leurs racines ; musulmans de Canton et de Hong Kong, aussi bien Hui que migrants ouighours ou indo-pakistanais ; Ouighours turcophones du Xinjiang confrontés à la colonisation han. Quand les Dounganes et les Ouighours traversent les frontières vers les trois nouvelles républiques de l ancienne URSS, où sont leurs familles, que ce soit pour y résider, pour y faire des affaires ou pour passer de l une à l autre de ces républiques, nous les suivons louvoyant au milieu des contraintes politiques, du nationalisme, de la méfiance envers leur imposant voisin chinois, de la défiance de ces pays les uns envers les autres. Dans chaque cas, les communautés concernées inventent des stratégies de survie qui se transforment selon les circonstances et qui vont de la résistance ou de la fuite à l adaptation et à la coexistence pacifique. Elles sont donc, non pas objets passifs, mais acteurs de leur propre destin.

Rendez-vous
Mardi 2 avril 2013 à 18h
Entrée libre – Plusd’informations sur notre site

Rencontre avec Rémi Mathieu, auteur de « L’éclat de la pivoine : Comment entendre la Chine »

Nous sommes heureux d’accueillir Rémi Mathieu, directeur de recherche au CNRS, pour nous présenter son dernier livre paru aux éditions J.C Lattès : L’Eclat de la pivoine. Sous-titré « Comment entendre la Chine », cet ouvrage rend accessibles les codes de la pensée chinoise tout en balayant les préjugés bien souvent responsables d’une « peur » de la Chine.

Résumé
Nul n’en peut douter : le XXIe siècle sera chinois. La pivoine, symbole du pays, est plus éclatante que jamais. Pourtant, nous n’entendons pas la Chine : parce que nous ne savons pas l’écouter, nous ne la comprenons pas. Lointaine, elle demeure une figure de l’énigme.
Dans cet essai d’une acuité remarquable, Rémi Mathieu nous invite à réviser nos jugements et notre «peur» de l’Empire du Milieu, en nous rendant accessibles les codes de la pensée chinoise.
Non, la Chine n’est pas une menace, pas plus qu’elle n’est une solution exotique à nos difficultés présentes. Son histoire et sa culture, fortement marquées par les philosophies confucianiste et taoïste, nous le disent. La Chine, contrairement à l’Occident judéo-chrétien, ne prétend pas imposer une vérité à l’ensemble du monde : elle s’intéresse davantage à la voie, aux moyens permettant d’obtenir un résultat. Non, le Chinois n’est pas «fourbe» ou «impassible» : il cultive seulement les valeurs cardinales que sont pour lui la civilité et l’humilité, et tente, dans une «société de la honte», de ne jamais perdre la face. Oui, la Chine change et s’ouvre au monde. Elle se vit maintenant dans notre quotidien, économiquement, politiquement, financièrement et culturellement. Mais à quel prix ?
Avec maîtrise et subtilité, L’Éclat de la pivoine éclaire les fondements de la civilisation chinoise, nous en fait pénétrer l’esprit et les nuances, et dissipe les malentendus. Au bout du compte, il s’agit peut-être enfin d’aimer la Chine.

Rendez-vous
Vendredi 7 décembre 2012 à 18h
au 1er étage de la librairie
Entrée libre – Plus d’informations et inscription

Rencontre avec Vincent Goossaert, auteur de « La Question religieuse en Chine »

Vincent Goossaert sera présent au Phénix le vendredi 23 novembre à partir de 18h pour présenter La Question religieuse en ChineCo-écrit avec David A. Palmer, ce livre était tout d’abord paru en anglais sous le titre The Religious Question in Modern China. La traduction française de cette étude du religieux en Chine aux XIXe et XXe siècle est parue aux éditions du CNRS.

Vincent Gossaert sera également présent au Centre Sèvres de l’institut Ricci le 6 décembre lors de la journée d’études « Sortie de la religion » – racines chrétiennes et modèles chinois.

Résumé
Confucianisme, bouddhisme, taoïsme, islam, évangélisme, catholicisme, Falun Gong… Les religions investissent une chine que l’on aurait pu croire sécularisée par des décennies de communisme. Cette vie religieuse foisonnante, loin d’être reléguée au folklore, aux marges ou aux lieux communs des anciens sages, est restée un fait social total.
Suivant cette thèse, Vincent Goossaert et David A. Palmer présentent une étude des transformations de ces religions prises dans l’histoire du siècle. En convoquant une analyse de l’idéologie d’Etat, des pratiques des temples et des églises, des relations internationales et des valeurs morales, ils nous invitent à comprendre les sources et les termes de la tension politique que constitue aujourd’hui la question religieuse en Chine.
Une perspective nouvelle sur la façon de penser l’articulation de la pratique religieuse avec la modernité de cette superpuissance et les problèmes qu’elle lui impose.

Rendez-vous
Vendredi 23 novembre 2012 à 18h
au 1er étage de notre librairie
Entrée libre – Plus d’informations et inscription