Ici comme ailleurs, de LEE Seung-U

Un roman sur la perte d’identité et la fragilité du lien social.

Le protagoniste Yu se retrouve muté dans une petite ville, Sori, par son entreprise. Il doit quitter Séoul, sa femme et son quotidien pour prendre le relais de son prédécesseur, un certain Pak, dans les bureaux que la maison mère avaient ouvert à Sori il y a quelques années. A première vue, il s’agit d’une banale mutation, dans les faits, Yu commence un voyage cauchemardesque où rien ne se passe comme prévu. L’hostilité ambiante et grandissante de la ville et de ses habitants, l’impression d’être pris dans un immense engrenage malveillant, l’absurdité de sa situation, tout fait de cette mutation un cauchemar. Le lecteur plonge dans les pensées de Yu, et l’auteur décrypte les défauts de son personnages, comme cette lâche façon de se fabriquer en hâte des raisons pour accepter les coups du sort et justifier après coup sa passivité. 

« Sous le double patronage de Kafka et de Camus, Lee Seung-U ofre le roman d’une initiation à l’envers, entre enlisement et noyade, où il s’agit de désapprendre tout de soi et des autres. » (quatrième de couverture).

Ici comme ailleurs, Lee Seung-U, traduit par Choi Mikyung et Jean-Noël Juttet, folio, 6,60euros.

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